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Les oiseaux

Le proverbe « qui se ressemble s’assemble » est bien vrai. Dans la présente section, nous vous présentons un échantillon des 462 espèces d’oiseaux que l'on trouve au Canada.

Et où, au Canada, la plupart des oiseaux s'assemblent-ils? En Colombie-Britannique, où vous pouvez trouver 362 espèces, et en Ontario, où 318 espèces se manifestent régulièrement.

Bon nombre de ces espèces migrent pour trouver des aires de reproduction convenables, des températures plus favorables et de la nourriture en hiver. Certaines d’entre elles parcourent de longues distances; ainsi, à l’automne, un grand nombre de Bernaches du Canada partent de l’Arctique pour se rendre aux États-Unis, franchissant parfois plus de 1 000 kilomètres en une journée.

Parcourez la présente section et, si vous désirez obtenir encore plus d’information sur nos amis à plumes, consultez la rubrique Enjeux et thèmes.

  • L'Arlequin plongeur Thinkstock L'Arlequin plongeur L'Arlequin plongeur, clip vidéo Forêt pluviale (30 secondes) Forêt pluviale (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes)
    Arlequin plongeur

    L’Arlequin plongeur (Histrionicus histrionicus) est un petit canard de mer relativement peu commun. Il tire son nom d’un personnage de la comédie italienne qui porte un masque et dont le costume est bariolé. Le mâle, très coloré, est l’un des plus beaux canards de mer qui existe. Les mâles pèsent en moyenne 700 g et les femelles, moins de 600 g, soit la moitié de la taille moyenne d’un Canard colvert.
    De loin, l’Arlequin plongeur semble noir ou gris foncé, et on peut facilement le confondre avec d’autres canards de mer communs, comme les macreuses. Cependant, de plus près, le mâle adulte est particulièrement coloré et frappant. Il se caractérise par un plumage bleu ardoise, des flancs marron et des rayures blanches sur la tête et le corps. Il porte sur la tête des marques dont les plus distinctives sont une tache blanche en forme de croissant à la base du bec court et une tache auriculaire (c.-à-d. près de l’oreille) blanche. Son ventre est gris ardoise.

    Caneton

    Les femelles et les jeunes n’ont pas l’éclat des mâles. La femelle est d’un brun-gris uniforme, plus foncé sur la tête. Elle a une tache blanche qui s’étend entre l’oeil et le bec, et une autre bien en vue près de l’oreille. Son ventre est blanc et tacheté de brun. Les jeunes ressemblent beaucoup aux femelles adultes et portent les mêmes taches blanches sur la tête. Toutefois, leurs parties supérieures sont plus foncées que celles des femelles adultes et leur ventre est marqué de lignes plus fines qui donnent une apparence uniforme plus grise. Les jeunes mâles acquièrent quelques caractéristiques de l’oiseau adulte pendant leur premier hiver, mais le plumage adulte n’apparaît pas avant la deuxième ou la troisième année.

    Arlequin plongeur

    De loin, l’Arlequin plongeur peut se distinguer des autres canards de mer par plusieurs caractéristiques. Il a le corps plus petit et le bec plus court que les macreuses, et il lève et baisse souvent la tête, tout en hochant celle-ci, quand il nage. De plus, les oiseaux de cette espèce forment normalement des bandes moins nombreuses et résident plus près de la côte que les autres canards de mer. Les femelles et les jeunes ne portent pas de tache blanche sur les ailes comme le Petit Garrot et la Macreuse brune.

    Signes et sons

    L’Arlequin plongeur émet un cri semblable à celui d’une souris.

    Birds
  • L'Eider à duvet Marijke Mooy L'Eider à duvet S.O.S. Océan (webisode)

    L’Eider à duvet, (Somateria mollissima), le plus gros canard de l’hémisphère Nord, pèse en moyenne 1 800 g. Cependant, son poids peut varier entre 850 g et 3 025 g, selon sa race, son sexe et le moment de l’année. Il existe quatre races d’Eiders à duvet en Amérique du Nord; des différences subtiles dans la taille du corps et la structure du bec distinguent les races les unes des autres.

    Le plumage de l’Eider à duvet varie énormément, passant par plusieurs stades avant que l’oiseau n'atteigne l'âge adulte, vers l’âge de trois ans. Son plumage alterne alors chaque année entre deux couleurs par suite de la mue (le remplacement des vieilles plumes par des nouvelles). En outre, le plumage du mâle et celui de la femelle diffèrent.

    De l’âge de trois semaines à l’âge adulte, l’Eider à duvet mâle mue huit fois. En hiver, la couleur brun noirâtre du juvénile fait place, chez l’adulte,au brun olive et au blanc; pendant la saison de reproduction, l'Eider présente une juxtaposition saisissante de noir et de blanc, avec une petite tache vert émeraude pâle à l’arrière et sur les côtés de la tête. Les changements du plumage de la femelle sont moins spectaculaires : les juvéniles, de couleur brun noirâtre, deviennent brun rougeâtre à  jaunâtre. Les couleurs d’été de la femelle la camouflent bien dans la végétation et les pierres des îles du large sur lesquelles elle niche.

    L’Eider à duvet, qui peut vivre une vingtaine d’années, possède l’une des plus grandes longévités observées chez les canards de mer. Il se peut, cependant, que cette longévité soit beaucoup plus courte dans les cas des populations faisant l’objet d’une chasse importante.

    Signes et sons

    Les canetons émettent un certain nombre de sons, allant d’une note aigüe exprimant leur contentement, surtout lorsqu’ils se nourrissent dans l’eau, à un appel de détresse exprimé par un sifflement monosyllabique.

    S’il pressent un danger, l’Eider à duvet adulte émet une série de korr-korr-korr rauques. Pendant la parade nuptiale, le mâle produit un chant obsédant qui ressemble beaucoup au roucoulement des pigeons et qui peut se propager sur de grandes distances sur l’eau par temps calme.

    La femelle chante moins que le mâle. Elle produit une série de chants gutturaux pendant la parade nuptiale et pendant qu’elle se nourrit. Pour défendre ses canetons contre des prédateurs aviaires, comme le Goéland argenté, elle émet un clouck-clouck-clouck brusque.

    Birds
  • L'Hirondelle noire Thinkstock L'Hirondelle noire

    Au printemps et en été, l’Hirondelle noire Progne subis, aussi appelée Hirondelle pourprée, est un oiseau familier de plusieurs régions habitées de l’Amérique du Nord. D’une longueur moyenne qui varie entre 17 et 20 cm, c’est la plus grosse hirondelle du Canada. Avec son corps effilé, ses longues ailes et son bec évasé, elle ressemble aux autres membres de sa famille, mais sa queue est moins fourchue que chez certains d’entre eux. Le mâle arbore un plumage foncé qui paraît souvent noir, mais dont l’éclatante coloration bleu noir est clairement visible par temps ensoleillé. La femelle est d’une couleur plus claire, et sa gorge et son ventre sont gris pâle.

    Au moment où ils quittent le nid, les jeunes des deux sexes ressemblent aux femelles adultes et c’est seulement au cours de la deuxième saison de reproduction que les mâles immatures prennent la livrée foncée de l’adulte.

    Signes et sons

    Le chant de l’Hirondelle noire est constitué d’une série de notes claires, caractéristiques et glougloutantes. En vol, cette espèce fait alterner le vol plané et les battements d’ailes rapides. Comme les autres hirondelles, l’Hirondelle noire est une acrobate du ciel qui change souvent de direction en poursuivant des insectes ailés.

    Birds
  • Hirondelle rustique J.J. Cadiz L'Hirondelle rustique L'Hirondelle rustique (30 secondes) L'Hirondelle rustique (60 secondes)
    Hirondelle rustique (photo par J.J. Cadiz)

    L’Hirondelle rustique (Hirundo rustica) est un passereau de taille moyenne (environ la taille d’un Moineau domestique). Sa longueur est de 15 à 18 centimètres, son envergure est de 29 à 32 centimètres et son poids est de 15 à 20 grammes. Ce n’est pas par sa taille, mais bien par son aspect que l’Hirondelle rustique se distingue! Les plumes de son dos et de sa queue présentent une couleur caractéristique bleu acier assortie de reflets irisés, son ventre est brun pâle ou rouille, sa gorge et son front sont marron. Sa longue queue fourchue et ses ailes pointues rendent également l’identification facile. Ce sont ces ailes, cette queue et la forme aérodynamique du corps qui permettent le vol rapide et acrobatique qui caractérise l’espèce. Les mâles et les femelles se ressemblent, mais les femelles ont habituellement des couleurs moins vives et une queue moins longue. Lorsque les Hirondelles rustiques sont perchées, elles ont un aspect presque conique en raison de leur tête courte de forme aplatie, de leur cou très court et de leur corps long.

    Les Hirondelles rustiques vivent environ quatre ans en moyenne. On a cependant observé une Hirondelle rustique qui avait plus de huit ans en Amérique du Nord et une autre, en Europe, qui avait plus de seize ans. 

    Signes et sons

    Comme tous les Hirundinidés (la famille des hirondelles), l’Hirondelle rustique est diurne – elle est active pendant la journée, de l’aube au crépuscule. Elle est agile en vol et peut faire de véritables acrobaties. Elle peut passer au ras de la terre ou de l’eau puis s’élever à plus de 30 mètres. L’espèce détient peut-être le record de vitesse des Hirundinidés, car on a enregistré des vitesses de près de 75 kilomètres-heure. Lorsqu’elle ne vole pas, l’Hirondelle rustique peut être observée sur des clôtures, des câbles, des antennes de télévision ou des branches mortes.

    Les mâles comme les femelles chantent tant individuellement qu’en groupe. Leur répertoire comprend un ensemble très varié de gazouillements, de gazouillis et de pépiements. Lorsqu’ils se sentent menacés, ils émettent un cri fort, auquel d’autres hirondelles répondront en s’envolant du nid pour défendre le territoire.

    Birds
  • L'Épervier de Cooper Jean-Daniel Gagné L'Épervier brun, l'Épervier de Cooper et l'Autour des palombes La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes)

    Parmi les 19 espèces de rapaces du Canada, trois appartiennent au genre Accipiter. Les accipitrinés sont des oiseaux de taille petite ou moyenne au vol rapide présents dans toutes les parties du monde. Au Canada, on trouve l’Épervier brun, Accipiter striatus, l’Épervier de Cooper, Accipiter cooperii et l’Autour des palombes, Accipiter gentilis. L’Épervier brun se rencontre dans les trois Amériques, l’Épervier de Cooper, seulement en Amérique du Nord, et l’Autour des palombes, sur les cinq continents.

    Leur silhouette de vol permet de distinguer les accipitrinés des autres rapaces diurnes (voir diagramme). Comme les butéoninés (p. ex. la Buse à queue rousse, Buteo jamaicensis) et les busards (le Busard Saint-Martin, Circus cyaneus, est le seul busard au Canada), les accipitrinés ont des ailes arrondies, mais plus courtes cependant. Par contre, les ailes des faucons (au nombre desquels on compte la Crécerelle d’Amérique, Falco sparverius, que beaucoup de personnes connaissent bien) sont pointues.

    Silouettes de vol

    De façon générale, tous les accipitrinés ont une coloration semblable, une petite tête, une longue queue et des ailes courtes et arrondies. Chez toutes les espèces, la femelle atteint une plus grande taille que le mâle. Leur taille varie de celle du mâle de l’Épervier brun, plus petit qu’un goéland, à celle de la femelle de l’Autour des palombes, plus grosse qu’une corneille avec son corps de 55 à 66 cm de long. L’Épervier de Cooper est de taille intermédiaire; le mâle peut facilement être confondu avec la femelle de l’Épervier brun, et la femelle est presque aussi grosse que le mâle de l’Autour des palombes. Ces trois accipitrinés sont difficiles à identifier, mais certaines caractéristiques peuvent nous y aider : par exemple, le bout de la queue de l’Épervier brun est carré, celui de l’Épervier de Cooper, arrondi, et celui de l’Autour des palombes, presque carré.

    Chez les trois espèces, la couleur des jeunes oiseaux diffère extrêmement de celle des adultes. Les accipitrinés de l’année sont toujours bruns : sépia ou brun chocolat sur le dessus, et fauve ou brun jaunâtre à blanc crème sur le dessous.

    Les plumes du dos sont ornées d’une large bordure blanche ou presque blanche et de barres transversales brun foncé, donnant une apparence grossièrement barrée au dos de l’oiseau. La poitrine et les flancs pâles sont striés longitudinalement de brun foncé, et les ailes et la queue portent des barres transversales foncées. Les yeux varient de gris pâle à jaune grisâtre, et d’orange à jaune orangé.

  • La Bernache du Canada Lu Zhang La Bernache du Canada La Bernache du Canada, clip vidéo La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) Je sens qu'il y a un problème : Cohabiter avec les animaux sauvages au Canada urbain (webisode) Le secret des terres humides (webisode)

    Nombreuses sont les personnes qui reconnaissent la Bernache du Canada (Branta canadensis), grâce à sa tête noire, aux taches blanches de ses joues et à son long cou noir. Toutefois, il existe plusieurs races différentes, de sorte qu’elle peut être très différente d’une région à l’autre du Canada. Bien que les scientifiques ne soient pas tout à fait d’accord sur le nombre exact de races de Bernaches du Canada, la plupart d’entre eux croient qu’il en existe 11.

    Les différentes races de Bernaches du Canada vont de l’une des plus petites, la Bernache du Canada minima, qui peut peser aussi peu que 1,1 kg, à la plus grande des Bernaches, la Bernache du Canada géante, qui peut peser jusqu’à 8 kg. L’envergure des ailes se situe, selon la race, entre 90 cm et 2 m environ. La couleur des parties inférieures varie d’une teinte gris pâle perlé à noisette et même au brun noirâtre. Les diverses races se distinguent aussi par les proportions de leur corps, notamment par la longueur relative du cou, de la conformation et de la posture. En général, plus un oiseau est gros, plus son cou est long et son corps allongé.

    Les Bernaches du Canada nouvellement nées ont un duvet de couleur jaune tirant sur une teinte olive qui s’assombrit en une teinte gris terne au cours des premières semaines de leur vie. À mesure que les oiseaux grandissent, des plumes couvrent petit à petit le duvet, et lorsque les jeunes Bernaches sont prêtes à voler à la fin de l’été, il est difficile de les différencier de leurs parents. À partir de ce moment, les mâles et les femelles se ressemblent quel que soit le temps de l’année.

    Signes et sons

    Les bandes migratrices de Bernaches du Canada sont facilement reconnaissables à leurs formations en « V » irrégulières lorsqu’elles volent au printemps et à l’automne. On peut souvent les entendre également, puisqu’elles cacardent habituellement en un choeur soutenu. Leurs cris varient d’un ka-lunk profond pour les races de moyenne et de grande tailles à des voix aiguës et caqueteuses pour les races de plus petite taille. Les chercheurs ont établi que la Bernache du Canada possédait environ 13 cris différents, variant des bruyants cris de salutation et d’alarme aux faibles gloussements et aux murmures des Bernaches qui s’alimentent.

    Les oisons commencent à communiquer avec leurs parents alors même qu’ils sont encore dans leur oeuf. Leurs cris se limitent à des petites salutations, à des cris de détresse et à des trilles aigus indiquant leur contentement. Les oisons répondent de façons différentes à différents cris des adultes, ce qui indique que les adultes utilisent une variété de cris possédant une gamme de significations pour communiquer avec leurs petits.

  • La Chevêche des terriers William Kleinfelder La Chevêche des terriers La Chevêche des terriers (30 secondes) La Chevêche des terriers (60 secondes) Les prairies (30 secondes) Les prairies (60 secondes) Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes)

    Le nom de la Chevêche des terriers, Athene cunicularia, découle d’un comportement particulier : cet oiseau niche sous la terre. Toutefois, contrairement au message sous-entendu par le nom scientifique de l’oiseau qui veut dire « petit oiseau qui creuse », ce strigidé creuse rarement son propre terrier. Il construit plutôt son nid dans des terriers libérés par des petits mammifères comme des écureuils terrestres, des blaireaux et des chiens de prairie.

    La Chevêche des terriers adulte est plus petite qu'un pigeon. Elle pèse entre 125 et 185 g et mesure de 19 à 20 cm. Son corps est généralement brun, tacheté de petites mouchetures blanches et zébré à l’abdomen. Ce plumage couleur terre lui fournit un bon camouflage sur les terres herbeuses oů elle habite. Sa tête est de forme arrondie et ses yeux et son bec sont jaunes. Le mâle et la femelle se ressemblent, mais la couleur du mâle est un peu plus pâle.

    Bien qu’ils ressemblent beaucoup aux adultes, les oisillons ont des gorges de couleur rouille et des poitrines de couleur chamois non zébrées; ils acquièrent leur plumage semblable à celui des adultes à la fin de l’été.

    Signes et sons

    Pour décourager les prédateurs, la Chevêche des terriers peut émettre un son comme le sifflement que produit la queue du serpent à sonnettes. Les mâles répètent un roucoulement, un genre coo-coooo triste, surtout pour attirer les femelles. Autrement, les Chevêches des terriers émettent une variété de sons entre elles qui sont rarement entendus par les humains.

    Birds
  • La Grande Oie des neiges Michèle Amyot La Grande Oie des neiges La Grande Oie des neiges, clip vidéo Le secret des terres humides (webisode) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) La toundra (30 secondes) La toundra (60 secondes)

    À l’âge adulte, la Grande Oie des neiges (Chen caerulescens atlantica) est entièrement blanche, à l’exception des rémiges primaires noires que l’on voit au bout des ailes. Les pattes sont rosâtres, tout comme le bec. Ce dernier, étroit et assez haut, est pourvu de denticules qui permettent aux Grandes Oies des neiges de se nourrir des racines des plantes qui poussent sur les berges vaseuses. Ces denticules forment un arc noirâtre, appelé « sourire », de chaque côté du bec sur les mandibules supérieure et inférieure. Parce que les Oies fouillent continuellement dans la vase en quête de nourriture, leur tête prend souvent une couleur brun rouille à cause des traces de fer dans la boue.

    Les jeunes Oies ont le plumage gris avec des motifs gris blanc. Leurs pieds et leur bec sont d’un vert ardoise foncé. Au cours de leur premier hiver, les jeunes perdent petit à petit leurs plumes grises qui sont remplacées par des blanches. Au début de leur deuxième année, les juvéniles sont aussi blancs que leurs aînés.

    L’envergure des ailes d’une Grande Oie des neiges adulte peut être légèrement supérieure à 1,5 m. Les mâles adultes peu- vent peser jusqu’à 3,5 kg et les femelles, un peu moins. Les juvéniles, à leur premier automne, pèsent entre 1,5 et 3 kg.

    Signes et sons

    Le cri le plus fréquent de la Grande Oie des neiges — un whouk ou kowk ou kow-luk aigu et nasal qui ressemble à un aboiement de chien et que l’Oie répète à tout moment — a procuré à cet oiseau la réputation de sauvagine la plus bruyante. Les jeunes qui ne se sont pas encore reproduits sont plutôt silencieux.

  • La Grive de Bicknell Laura Erickson La Grive de Bicknell Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes)

    La Grive de Bicknell (Catharus bicknelli) a été découverte en 1881 par Eugene Bicknell dans les monts Catskill, dans l’État de New York, mais elle n’a été désignée espèce distincte qu’en 1995. Avant cette date, elle était considérée comme une sous-espèce de la Grive à joues grises (Catharus minimus) qui lui ressemble beaucoup. C’est un ornithologue canadien, Henri Ouellet, qui a finalement persuadé les autorités scientifiques que la Grive de Bicknell et la Grive à joues grises étaient deux espèces distinctes. Comme cette grive préfère des habitats difficiles à explorer par l’homme et qu’elle est plutôt rare, elle demeure l’une des espèces d’oiseaux les moins connues en Amérique du Nord.

    La Grive de Bicknell est un petit oiseau de la taille d’un moineau. Le mâle et la femelle sont presque identiques, le mâle étant un peu plus gros. Mesurant de 16 à 18 cm et pesant entre 25 et 30 g, la Grive de Bicknell est l’une des plus petites grives de la famille Catharus. Une teinte jaune pâle se dessine depuis la face de l’oiseau jusqu’à la moitié de la mandibule inférieure ou un peu plus loin. Lorsqu’observé d’une certaine distance, l’oiseau semble presque entièrement d’un brun olive terne. Cependant, de plus près, son plumage est plus attrayant, déployant un brun chaleureux sur le dos et une teinte marron sur les plumes supérieures de la queue. Son thorax, d’une saisissante couleur chamois, est parsemé de petites taches sombres, qui décorent aussi son menton, sa poitrine et ses flancs. Ses pattes sont d’un brun violacé, et ses pieds sont jaune pâle. Ses grands yeux ont évolué de façon à lui permettre de voir dans l’obscurité de son habitat dense.

    Il faut être prudent lorsqu’on identifie cet oiseau sur le terrain. En effet, il ressemble à plusieurs autres grives, surtout à la Grive à joues grises. Cette espèce apparentée est un peu plus grosse, a un dos plus uniformément gris olive, a moins de jaune pâle sur la mandibule inférieure et son chant est légèrement différent. Heureusement, les aires de répartition des deux espèces ne se chevauchent pas, sauf pendant la période de migration, ce qui rend leur différenciation plus facile.

    Les plumes sur le dessus de la queue de la Grive solitaire (Catharus guttatus) sont d’une couleur distinctement plus marron que celles de la Grive de Bicknell, et les taches sur sa poitrine tirent plus sur le noir. La Grive à dos olive (Catharus ustulatus) a un anneau chamois assez prononcé autour des yeux, et les plumes sur le dessus de sa queue n’ont aucune coloration marron. Pour sa part, la Grive fauve (Catharus fuscescens) est dotée, sur le dos et la queue, d’une riche teinte brun rougeâtre, et des taches brunâtres parsèment sa poitrine.

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  • La Grue blanche Thinkstock La Grue blanche La Grue blanche, clip vidéo Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)
    Oiseaux en vol

    De toutes les espèces d’oiseaux d’Amérique du Nord qui sont en voie de disparition, la Grue blanche est l’espèces la mieux connue. Elle doit cette notoriété à sa taille de même qu’à son allure particulière et photogénique, mais aussi au fait que Canadiens et Américains participent, depuis 1967, à un programme efficace visant à en éviter la disparition.

    Plus grand oiseau d’Amérique du Nord, la Grue blanche (Grus americana) a un long bec pointu et foncé, un long cou et de longues et fines pattes noires. Les grands mâles adultes mesurent environ 1,5 m de hauteur. L’envergure des ailes déployées, mesurée entre les extrémités noires des longues rémiges primaires, ou plumes servant au vol, atteint 2 m ou plus. Le bout noir des ailes est habituellement dissimulé lorsque l’animal est au repos. Cet imposant oiseau au plumage blanc de neige a des plumes noirâtres ressemblant à des poils sur le sommet de la tête et la face, une petite tache noire, derrière la tête, sous la couronne rouge cramoisi, et des yeux jaune vif. Les juvéniles ont les yeux brun foncé et un plumage cannelle et blanc; leurs ailes blanches sont pourvues, aux extrémités, de plumes noires, qu’ils conserveront à l’âge adulte.

    En vol, la Grue blanche se distingue des autres grands oiseaux blancs par son long cou pointé droit vers l’avant et ses pattes tout aussi étendues vers l’arrière. On la confond alors souvent avec des oiseaux comme le Pélican d’Amérique, le Cygne siffleur et la Petite Oie des neiges, qui sont tout blancs, ou presque, mais ne déploient pas de longues pattes à l’arrière (voir figure 1).

    Signes et sons

    Au début du printemps, durant la pariade, on entend parfois un couple de grues chanter un duo, à l’unisson. Tôt le matin, la grue nicheuse lance souvent un cri clair, retentissant à plusieurs kilomètres à la ronde et rappelant le son du clairon, par lequel elle signale à ses congénères son territoire de reproduction. Au nid, les adultes communiquent avec les petits fraîchement éclos au moyen de grognements étranges.

    Il existe actuellement 15 espèces de grues dans le monde. Les seules espèces sauvages en Amérique du Nord sont la Grue blanche et la Grue du Canada. Celle-ci, plus petite, a un plumage gris ardoise ou brun et vit en gros troupeaux; ses effectifs sont encore relativement importants.

  • La Gélinotte huppée Dave Hughes La Gélinotte huppée La Gélinotte huppée, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    Le nom scientifique de la Gélinotte huppée est Bonasa umbellus. En latin, Bonasa signifie « bon lorsque rôti », et umbellus veut dire « ombrelle ». Ce dernier terme rappelle le collier de plumes foncées et particulièrement voyantes du mâle. Lorsqu’il fait la cour à la femelle, le mâle relève ces plumes autour et au-dessus de sa tête pour former une sorte de parapluie. En agitant sa tête et ses plumes, en déployant sa queue et en se pavanant, le mâle révèle sa présence à la femelle et encourage ses avances.

    La Gélinotte huppée mâle a à peu près la taille d’une poule naine et pèse environ 500 g. Les femelles sont plus petites. À la différence de la poule, l’oiseau a une queue large et plate, qu’il tient habituellement baissée, mais qu’il peut relever et déployer en éventail.

    La couleur de son plumage tacheté et rayé varie du gris pâle à une riche teinte acajou, en passant par un roux sombre. Dans l’Est, la plupart des Gélinottes huppées sont de couleur grise, les autres étant rousses. Les formes grises se trouvent surtout dans le centre du continent, tandis que les Gélinottes de la côte Ouest sont presque toutes rousses.

    Les couleurs de la Gélinotte huppée varient selon son habitat : la Gélinotte foncée vit dans les forêts sombres comme l’on retrouve sur la côte; la grise, dans les buissons plus clairsemés. Ce mimétisme l’aide à se protéger contre ses prédateurs.

    À distance, le mâle est difficile à différencier de la femelle. Il est cependant plus gros qu’elle, sa collerette est plus imposante et sa queue, plus longue; en outre, la large bande foncée de sa queue est habituellement continue.

    On appelle communément la Gélinotte « perdrix », ce qui entraîne quelque confusion avec la Perdrix grise (appelée également Perdrix européenne ou Perdrix de Hongrie), qui a été introduite au Canada. La Gélinotte n’est qu’une lointaine parente de cette vraie perdrix qui fréquente les lieux découverts plutôt que les terrains boisés.

    Signes et sons

    Au printemps, le mâle émet un son poute poute poute poute prrrr semblable au vrombissement lointain d’un bateau à moteur. Les Autochtones l’appelaient « l’oiseau charpentier » parce qu’ils croyaient qu’il tambourinait en frappant ses ailes contre une bűche. En fait, le son provient de la friction de l’air et des ailes qui forment une coupe et battent rapidement. Il semble que ce manège serve à avertir les autres mâles de se tenir loin et à attirer les femelles lorsqu’elles sont prêtes à s’accoupler. Des coups de poing frappés sur le sol pourraient inciter le mâle à tambouriner.

  • La Mésange à tête noire Missy Dawn Mandel La Mésange à tête noire La Mésange à tête noire (30 secondes) La Mésange à tête noire (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) Je sens qu'il y a un problème : Cohabiter avec les animaux sauvages au Canada urbain (webisode) La faune hivernale (30 secondes) La faune hivernale (60 secondes)

    Du bec à la queue, la Mésange à tête noire (Poecile atricapilla) mesure de 12 à 15 cm seulement. Elle a le dos gris verdâtre, la poitrine blanche et les flancs de couleur chamois. Sa longue queue gris foncé ressemble à un manche. Une calotte noire, bien ajustée au-dessus de ses yeux pétillants, lui recouvre la tête depuis le bec en forme de cône jusqu’à la nuque, ou la partie postérieure du cou. L’espèce a les joues blanc pur et une tache triangulaire noire sur la gorge, ce qui complète ses marques les plus discernables. Parce que les mésanges habitent dans une si grande variété de climats et d’habitats, les oiseaux de populations différentes peuvent différer quelque peu quant à la taille et au plumage.

    Un certain nombre d’espèces de mésanges ressemblent à la Mésange à tête noire. La Mésange de Gambel (Poecile gambeli) se différencie de la Mésange à tête noire par sa rayure blanche au-dessus de l’śil. Au Canada, elle ne se trouve que dans les montagnes de la Colombie-Britannique et de l’Alberta. La Mésange de Gambel est étroitement apparentée à la Mésange à tête noire, et les deux espèces se reproduisent par hybridation ou par croisement à l’occasion.

    L’aire de répartition de la Mésange lapone (Poecile cincta) est très étendue en Asie et en Europe. En Amérique du Nord, cet oiseau gris brunâtre ne se trouve que dans un petit secteur du nord-ouest du Yukon et de l’est de l’Alaska, où il vit dans les forêts de saules et d’épinettes à la limite des arbres.

    La Mésange à tête brune (Poecile hudsonica) a une calotte brune, le dos brun grisâtre, la poitrine d’un blanc mat ou légèrement grisâtre et les flancs roux. Les joues sont souvent d’un blanc mat et la gorge est noire. Comme la Mésange à tête noire, on la trouve partout au Canada, mais elle habite dans la ceinture de forêts de conifères qui s’étend au nord jusqu’à la limite des arbres. Les Mésanges à tête brune et à tête noire partagent les limites de leurs aires de reproduction, mais elles ne s’hybrident pas.

    La Mésange à dos marron (Poecile rufescens) vit dans la forêt côtière et dans le sud de la Colombie-Britannique. Elle a la calotte brune, la gorge noir brunâtre, et les flancs et le dos marron.

    Signes et sons

    La Mésange produit au moins 15 cris différents pour communiquer avec ses compagnons de groupe et ses petits. Le plus connu est le tchik-a-di-di-di. À l’aide de ce cri, la femelle et le mâle cherchent souvent à chasser les envahisseurs et envoient de l’information à leurs partenaires, à leurs petits et aux membres de leur groupe, sur l’endroit où se trouvent de la nourriture et des prédateurs.


    Birds
  • La Petite Oie des neiges Lauren Nicholl La Petite Oie des neiges Les terres humides (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Le secret des terres humides (webisode) La toundra (30 secondes) La toundra (60 secondes)

    La Petite Oie des neiges, Chen caerulescencs caerulescens, existe sous deux formes de colorations différentes, la phase blanche et la phase bleue. Dans le premier cas, le plumage est presque complètement blanc, exception faite du bout des ailes qui est noir. L’oie de la phase bleue a la tête blanche, mais elle se distingue par un plumage bleuâtre à la partie inférieure du dos et sur les flancs, tandis que la couleur du corps varie de très pâle presque blanc à très foncé. Pendant les deux phases, elle a souvent la face teintée de roux, son plumage étant taché par les particules de fer présentes dans le sol où elle se nourrit.

    Les oisons de la phase blanche sont jaunes, tandis que ceux de la phase bleue sont presque noirs. À deux mois, les jeunes des deux phases ont le corps gris et le bout des ailes noir; cependant, ceux de la phase bleue sont généralement d’un gris plus foncé et présentent au menton et à la gorge des plumes claires qui peuvent être tachées comme celles des adultes. Le printemps suivant leur naissance, le plumage des jeunes est encore gris. En avril et en mai, les scapulaires (les plumes situées à proximité de l’endroit ou l’aile se rattache au corps), le cou et les tectrices secondaires (les plumes recouvrant la base des plumes de vol) affichent une couleur blanche, mais, dans l’ensemble, le reste est encore grisâtre.

    Au printemps, le bec des oiseaux immatures, de noir à gris foncé d’abord, est devenu gris-rose. Chez l’adulte, le bec est rose et il est plus étroit que le large bec noir de la Bernache du Canada. Sa forme est adaptée de façon à ce que les oies puissent consommer les racines nutritives des plantes marécageuses. La bordure dentelée du bec donne l’impression que l’oiseau sourit et est parfois appelée « rictus ».

    Les Petites Oies des neiges pèsent en moyenne de 2,2 à 2,7 kg, les mâles étant plus gros, et l’envergure de leurs ailes est d’environ 90 cm.

    On trouve deux autres sortes d’oies blanches en Amérique du Nord : la Grande Oie des neiges, Chen caerulescens atlantica, et l’Oie de Ross, Chen rossii. La Grande Oie des neiges est un peu plus grosse que la Petite Oie des neiges et elle niche plus au nord et plus à l’est qu’elle; la phase bleue de cette espèce est rarement observée. L’Oie de Ross est beaucoup plus petite que la Petite Oie des neiges et elle n’a pas de rictus sur les côtés du bec; la phase bleue de l’Oie de Ross est rare. Comme les populations et les territoires de ces oies se sont accrus au cours des 50 dernières années, l’hybridation entre les deux espèces est devenue assez fréquente. Les hybrides ont une taille intermédiaire entre celle de l’Oie de Ross et celle de la Petite Oie des neiges.

    Signes et sons

    Les Petites Oies des neiges émettent en choeur des whouk et des houk nasillards, puissants et retentissants.

  • La Pie-grièche migratrice Daniel Arndt La Pie-grièche migratrice Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes)

    La Pie-grièche migratrice (Lanius ludovicianus) est un oiseau de la taille d’un merle qui chasse comme un petit oiseau de proie, s’attaquant à des insectes et à de petits animaux, y compris de petits oiseaux. Il existe onze sous-espèces de Pies-grièches migratrices en Amérique du Nord, dont deux au Canada : la Pie-grièche migratrice des Prairies (L. l. excubitorides) et la Pie-grièche migratrice de l’Est (L. l. migrans).

    Toutes les sous-espèces se ressemblent beaucoup. Les Pies-grièches migratrices ont le dos gris, les ailes noir et blanc, la poitrine et le ventre blancs, la queue noire bordée latéralement de blanc. Sur le terrain, l’oiseau se distingue particulièrement par son « masque », une bande noire traversant les yeux et le front. Ces oiseaux ont un bec robuste et crochu, et une tête plutôt grosse comparativement à la taille de leur corps. La Pie-grièche migratrice adulte mesure environ 21 cm et pèse quelque 47,5 g.

    Une proche parente, la Pie-grièche grise, est très semblable à la Pie-grièche migratrice. Il y a cependant plusieurs différences qui les distinguent. La Pie-grièche grise, avec ses 25 cm, est plus grosse que la Pie-grièche migratrice. Le masque noir de la Pie-grièche grise ne s’étend habituellement pas jusqu’au-dessus du bec, comme celui de la Pie-grièche migratrice; les bandes brunâtres à peine visibles sur les parties inférieures de la Pie-grièche grise adulte subsistent. La première année, les jeunes Pies-grièches migratrices ressemblent beaucoup aux adultes, ce qui n’est pas le cas des jeunes Pies-grièches grises, qui ont une coloration brune. Enfin, le bec de cette dernière espèce est plus long que celui de la Pie-grièche migratrice, mesurant environ la moitié de la longueur d’avant en arrière de la tête.

    Signes et sons

    Pendant la pariade printanière, les Pies-grièches migratrices mâles et femelles émettent une gamme de sons. Leurs cris sont constitués d’une suite de notes non musicales. Elles émettent aussi une variété de sons stridents, plus élevés lorsque les oiseaux sont en état d’alerte, ou un tink répétitif qui ressemble au bruit que produisent deux pièces de métal frappées l’une contre l’autre.

  • La Sittelle à poitrine rousse Jacques Pelletier La Sittelle à poitrine rousse La Sittelle à poitrine rousse (30 secondes) La Sittelle à poitrine rousse (60 secondes) La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) La faune hivernale (30 secondes) La faune hivernale (60 secondes)

    Comme tous les autres membres de son espèce, la Sittelle à poitrine rousse (Sitta canadensis) a de courtes pattes, le corps aplati et une grosse tête; son bec, fort et long, est quelque peu retroussé. Elle se distingue des autres sittelles par une longue raie sourcilière blanche, qui tranche sur le noir du dessus de la tête et de la partie postérieure du cou, et aussi par une autre rayure noire qui va de part et d’autre des yeux. Le sommet de la tête (calotte) est noir chez le mâle et bleu grisâtre foncé chez la femelle, tandis que le dos, les ailes et la queue sont d’un bleu grisâtre chez les deux. La poitrine rousse (d’où l’oiseau tient son nom) est plus pâle chez la femelle que chez le mâle. Une fois repliées, les ailes longues et pointues atteignent presque l’extrémité de la courte queue. La longueur totale de l’oiseau est d’environ 11 cm.

    Les 17 espèces de sittelles de l’Amérique du Nord et de l’Eurasie sont toutes de la famille des sittidés, cette dernière appartenant au genre Sitta. Aucune sittelle n’a plus de 19 cm de longueur. Toutes les sittelles, qu’elles soient de Formose, d’Allemagne ou du Mexique, ont des traits en commun avec la Sittelle à poitrine rousse. Cependant, plusieurs espèces de l’Eurasie s’en distinguent en ce qu’elles vivent sur des falaises, fouillant des rochers plutôt que l’écorce des arbres; c’est le cas de la Sittelle des rochers (Sitta neumayer), comme l’indique son nom.

    Signes et sons

    Volant entre les cônes et les touffes d’aiguilles aux extrémités des branches de conifères, les Sittelles à poitrine rousse font entendre constamment une série de petits cris nasillards, plus aigus et plus brefs que ceux des Sittelles à poitrine blanche. Le spécialiste W. M. Tyler note qu’« à l’heure des repas, elles entament un joyeux dialogue. C’est à la fin de l’été, réunies dans les forêts du Nord, que les sittelles sont les plus volubiles. Elles émettent alors, à tous les degrés du diapason, une note haute semblable à celle d’un flageolet, suivie d’une série de variations extraordinaires. Lorsqu’elles sont ainsi réunies, elles aiment à piailler, poussant de petits cris très aigus qui rappellent ceux de la souris et lançant un kik très bref ou une série de kik rapides ». Parmi la variété de sons étonnamment expressifs de la Sittelle à poitrine rousse, on relève un chant particulier, caractérisé par une série prolongée de notes monotones et nasillardes ressemblant à yna-yna-yna ou à yaaaaa.

  • La Sterne de Dougall Thinkstock La Sterne de Dougall La Sterne de Dougall, clip vidéo Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes) S.O.S. Océan (webisode)
    Types of sternes

    La Sterne de Dougall (Sterna dougallii) est un oiseau de mer qui ressemble à un petit goéland, mais qui a le corps mince, les pattes courtes et de longues ailes effilées, caractéristiques que l’on retrouve chez toutes les sternes. Elle s’apparente de près à la Sterne pierregarin (Sterna hirundo) et à la Sterne arctique (Sterna paradisaea) et se trouve fréquemment en leur compagnie, de sorte qu’il n’est pas facile de la discerner (voir les dessins). La Sterne de Dougall est d’un gris plus pâle que la Sterne arctique et que la Sterne pierregarin, et les pointes de sa queue sont beaucoup plus longues.

    Becs de sternes

    La Sterne de Dougall adulte mesure entre 33 et 34 cm de longueur et ses ailes ont une envergure de 72 à 80 cm. D’un poids d’environ 100 à 120 g, l’adulte est légèrement plus petite qu’une Tourterelle triste. Elle a le front et la nuque noirs tandis que le haut de ses ailes est d’un gris pâle. Sa queue est blanche avec des rectrices externes en fourche qui, en vol, ressemblent à de longs rubans. L’abdomen de la Sterne de Dougall est blanc, teinté de rose au début de la saison de reproduction; toutefois, ce trait distinctif n’est pas fiable lorsqu’il s’agit d’établir l’identité de cette espèce parce que la teinte varie d’un oiseau à l’autre et parce qu’elle a tendance à blanchir au soleil. Les pattes sont rougeâtres et le bec est surtout noir, bien que celui des oiseaux nicheurs puisse être rouge à la base. Les mâles et les femelles se ressemblent. La tête de l’adulte non reproducteur est marbrée de noir et de blanc.

    La jeune Sterne de Dougall a le dos et le croupion tachetés de noir grisâtre, et le bec et les pattes foncés. Les oisillons sont couverts de touffes de duvet qui leur donnent une apparence hérissée; leurs pattes vont du violet foncé au noir.

    Signes et sons

    Toutes les sternes ont un sifflement criard, mais le cri dissyllabique (c.-à-d. comportant deux syllabes : kir-rick) distinctif de la Sterne de Dougall représente souvent la meilleure façon de confirmer sa présence dans une colonie.

  • Le Balbuzard pêcheur Luc Farrell Le Balbuzard pêcheur La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode)

    Le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) est un grand et puissant rapace (oiseau de proie).

    Le dos des adultes est brun foncé tandis que le front, les joues, le cou, la poitrine et le ventre sont blancs. Une raie foncée, qui part de la base du bec, traverse l’œil et s’étend jusqu’au dos. La tête et le haut de la poitrine sont rayés de brun de même que le dessous des ailes et de la queue. En Amérique du Nord, les rayures de la poitrine sont plus marquées chez la femelle que chez le mâle. Les juvéniles ressemblent beaucoup aux adultes, mais l’extrémité des plumes brunes des parties supérieures est blanchâtre, et les rayures de la poitrine et de la tête sont plus marquées. Les Balbuzards pêcheurs acquièrent leur plumage adulte vers l’âge de 18 mois.

    Comme c’est le cas pour la plupart des rapaces, la femelle est plus grosse que le mâle. En moyenne, elle pèse 1,6 kg comparativement à 1,4 kg pour le mâle, et elle a une envergure moyenne de 163 cm contre 159 cm pour le mâle. Le Balbuzard pêcheur adulte mesure de 53 à 65 cm de longueur.

    Son anatomie rappelle celle des aigles. Toutefois, ses ailes étroites sont nettement coudées quand elles se déploient, et la structure de ses pattes et de ses serres est à ce point particulière qu’on a placé le Balbuzard pêcheur dans une sous-famille à part dont il est l’unique représentant, les pandioninés.

    Contrairement aux autres rapaces, le Balbuzard pêcheur a les quatre doigts égaux. Le doigt externe est réversible, ce qui lui permet de saisir ses proies avec deux doigts dirigés en avant et deux en arrière. Chaque doigt se termine par un ongle long, acéré et recourbé, et la sole plantaire des pattes est couverte de courts spicules rigides, ce qui lui assure une bonne prise sur les proies glissantes. Ses proies sont d’ailleurs presque toujours des poissons qu’il capture vivants, d’où son surnom d’« Aigle-pêcheur ».

    Signes et sons

    Pour sa taille, l’oiseau a une voix faible, mais s’il se sent en danger ou s’il parade, son cri porte sur une bonne distance. Le plus souvent, il émet un tchiouc, tchiouc, tchiouc sifflé. Le cri du mâle effarouché près du nid est aigu et frénétique, et ressemble à tcheric, tcheric. Les femelles, elles, émettent un rapide piou, piou, piou.

  • Le Bécasseau semipalmé Guy L. Brun Le Bécasseau semipalmé Le secret des terres humides (webisode) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes)
    Jeune Bécasseau semipalmé

    Le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla) doit son nom aux petites palmures à la base de ses doigts antérieurs. D’une longueur d’environ 14 cm et ne pesant que 30 g, il est l’un des plus petits oiseaux de rivage du Canada. Les femelles sont légèrement plus grosses que les mâles, mais ont tous deux un plumage identique brun ou gris plutôt terne. Cette espèce peut être difficile à distinguer de certains autres petits bécasseaux.

    Il y a deux mues des plumes de corps par année chez les Bécasseaux semipalmés. La mue d’automne, donnant le plumage hivernal brun grisâtre, commence habituellement sur les aires de reproduction et se termine une fois les bécasseaux arrivés aux aires d’hivernage. La mue qui a lieu sur les aires d’hivernage avant la migration printanière donne le plumage nuptial, légèrement plus éclatant (plus brun). La mue des plumes de vol des adultes se fait graduellement sans qu’ils ne perdent leur capacité de voler et n’a lieu qu’une fois l’an, habituellement à l’aire d’hivernage.

    Durant leur premier hiver, certains juvéniles ne remplacent aucune de leurs plumes de vol, encore presque intactes. Cependant, chez d’autres, il y a mue de certaines des primaires les plus distales (plumes du bout des ailes), lesquelles jouent un rôle important dans le vol et s’usent le plus rapidement.

    Signes et sons

    Le Bécasseau semipalmé émet un tcheurk bref.

    Birds
  • Le Canard branchu Simon Bolyn Le Canard branchu Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode)
    Canard Branchu en plein vol

    Beaucoup de naturalistes et de chasseurs considèrent le Canard branchu (Aix sponsa) comme le plus beau canard d’Amérique du Nord, voire du monde entier. Le mâle, dans le plumage nuptial qu’il porte d’octobre à juin, surpasse en beauté tous ses congénères. La femelle, aux couleurs plus ternes, est quand même plus belle et plus colorée que ses cousines.

    La taille des Canards branchus est intermédiaire entre celle du Canard colvert et celle de la Sarcelle à ailes bleues; les mâles pèsent en moyenne 680 g et les femelles environ 460 g. De loin, le mâle semble avoir la poitrine et le corps foncés, les flancs pâles, une huppe rayée et la gorge claire. De près cependant, son plumage irisé, son bec noir, rouge et blanc et ses yeux rouges sont très frappants. La femelle se distingue du mâle et des femelles des autres espèces par une surface blanche autour des yeux, une gorge pâle et une huppe plus courte. Les deux sexes portent leur huppe pointée vers le bas et se distinguent en vol par leur longue queue, large et carrée.

    Leurs ailes sont très caractéristiques. Fixées à l’aile au-dessus du poignet, les rémiges primaires, qui sont les dix plumes de vol les plus extérieures, sont de couleur foncée. Les vexilles externes de ces plumes semblent avoir été couverts au pulvérisateur de peinture aluminium, trait unique parmi les canards d’Amérique du Nord.

    La plupart du temps, on peut distinguer les canards adultes des jeunes et les mâles des femelles uniquement par leurs ailes. Dans le cas du Canard branchu, comme de ses congénères, les plumes des jeunes de l’année sont plus fines, plus pointues, plus lisses et moins colorées que chez les adultes. Les femelles se distinguent par quelques petites plumes violacées sur le dessus des ailes, dont le lustre fait penser à une tache d’huile sur l’eau. On ne retrouve pas cette caractéristique chez les mâles. De même, chez les femelles, le bout blanc sur le bord postérieur des ailes présente la forme d’une larme, mais, chez les mâles, il est en ligne droite ou en forme de V. Par l’examen des ailes des canards abattus par les chasseurs, les biologistes peuvent déterminer la proportion de jeunes par rapport aux adultes et évaluer ainsi le taux de reproduction au sein d’une population de sauvagine.

    Le Canard branchu est une espèce typiquement nord-américaine. On l’a déjà appelé Canard huppé. Son seul proche parent est le Canard mandarin, d’Asie orientale. Comme des restes fossiles ont été retrouvés seulement en des endroits très dispersés dans l’Est du continent, il semble que le Canard branchu soit d’origine nord-américaine.

    Signes et sons

    Le Canard branchu mâle émet un djiii accentué semblable à celui du roselin en temps normal et un hoű-icc aigu lorsqu’il s’effarouche. La femelle fait un cr-r-êque, cr-r-êque.

    Birds
  • Le Canard colvert Brigitte Charbonneau Le Canard colvert Le Canard colvert, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode)
    Canard Colvert sur l'eau

    Le superbe Canard colvert (Anas platyrhynchos), aussi appelé Canard malard, est le canard sauvage le mieux connu dans le monde. Il est impossible de ne pas reconnaître le mâle de cette espèce lorsqu’il est recouvert de son plumage nuptial. La tête et le cou, d’un vert chatoyant, sont délimités par un collier blanc sous lequel s’étend le plumage de la poitrine, d’un marron intense. Les parties inférieures et les côtés sont gris pâle.

    Le dos et les ailes sont brun grisâtre et celles-ci sont rehaussées d’un miroir (tache carrée de l’aile plus brillante que le reste du plumage) violacé sur l’aile, près du corps. La queue blanchâtre, agrémentée de noir sur ses deux faces, est ornée de deux plumes noires retroussées (voir figure 1) sur la ligne médiane de sa face supérieure, une particularité qui permet de discerner un mâle reproducteur. Il a le bec jaune, et les pattes et les pieds orangés.

    Le plumage de la femelle est beaucoup moins coloré. Le dos de celle-ci est tacheté de brun et sa poitrine, fortement rayée, est chamois et brun foncé. On reconnaît le Canard colvert femelle surtout au miroir (tache brillante sur l’aile, près du corps) bordé de blanc, semblable à celui du mâle. Les pattes et les pieds sont orangés, tout comme le bec, lequel est parfois tacheté de noir.

    Signes et sons

    Le cri de la femelle, un couac puissant, est similaire à celui des canards de ferme. Le mâle, quant à lui, émet un nasillement grave et plus doux.

  • Le Canard noir Thinkstock Le Canard noir Le Canard noir, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    D’un plumage brun fuligineux, le Canard noir (Anas rubripes) est commun dans les étangs et les marais de l’Est du Canada. Il est le seul canard commun de l’Est de l’Amérique du Nord chez qui les deux sexes sont à peu près identiques. Le mâle et la femelle du Canard noir ressemblent à la femelle du Canard colvert, quant à la taille et à l’aspect. Son corps brun est cependant plus foncé que celui du Canard colvert et, contrairement à lui, il est dépourvu de plumes blanchâtres en bordure de la queue et des bandes alaires blanches si facilement repérables. Le plumage de la tête et du cou est plus pâle que celui du reste du corps, et l’on peut remarquer sur l’aile un beau spéculum ou miroir bleu violacé. En vol, on reconnaît cet oiseau au contraste que produit le blanc du dessous des ailes avec le reste du corps.

    La couleur du bec et des pattes permet de déterminer l’âge et le sexe des individus. Ces différences avaient fait croire autrefois qu’il y avait deux sous-espèces du Canard noir : une race du Nord, à pattes rouges, et une race « commune » du Sud. Le baguage, le procédé qui consiste à fixer une bague d’aluminium à la patte d’un oiseau pour en suivre les déplacements, a démontré de manière concluante que ce n’est pas le cas.

    Dans l’Est de l’Amérique du Nord, environ 5 p. 100 des canards sauvages qui ressemblent au Canard noir sont en fait des hybrides résultant du croisement de cette espèce avec le Canard colvert dans la nature. Cette proportion est parfois beaucoup plus élevée dans certaines régions. Les hybrides sont difficiles à reconnaître, mais présentent parfois des caractéristiques comme des traces de vert sur le côté de la tête et des traces de blanc en bordure du miroir bleu. De même, les Canards colverts qui ont certaines caractéristiques du Canard noir, sont également le résultat du croisement entre les deux espèces. Le Canard noir est en effet issu très probablement d’un ancêtre du Canard colvert.

    Signes et sons

    Le cri de la femelle est un couac grave, isolé ou en série, impossible à distinguer du cri du Canard colvert femelle. Cependant, le cri du mâle est plus ténu, plus doux et plus court, et ressemble à un quek aigu.

    Birds
  • Le Carouge à épaulettes Jacques C. Pelletier Le Carouge à épaulettes La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode)
    Carouge à épaulettes en chant

    Les Carouges à épaulettes mâles sont noirs avec des épaulettes rouges bien caractéristiques. Parfois, la partie rouge est dissimulée; on ne voit alors qu’une bordure jaune. Les mâles immatures ont également des épaulettes rouges, mais le reste de leur plumage peut être brun fuligineux et paraître moucheté.

    Les Carouges à épaulettes sont des oiseaux chanteurs de taille moyenne. Ils mesurent de 17 à 23 centimètres environ et pèsent de 32 à 77 grammes. Les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

    Très différentes des mâles adultes, les femelles ont un plumage qui tire sur le brun et une poitrine zébrée. On confond souvent les femelles avec d’autres espèces d’oiseaux noirs ou des bruants de grande taille.

    Signes et sons

    Le Carouge à épaulettes a pour cris un tchak fort et, lorsqu’il prend peur, un ti-ou aigu émis d’un trait. Son chant est un konk-la-rîîî fluide et glougloutant.

  • Le Chardonneret jaune Jen St. Louis Le Chardonneret jaune La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) La faune hivernale (30 secondes) La faune hivernale (60 secondes)

    Le bec conique court et fort du Chardonneret jaune, Carduelis tristis, en fait un représentant type des oiseaux granivores de l’Amérique du Nord, membres de la famille des fringillidés. Le Chardonneret jaune mesure environ 11 cm, donc à peu près la même taille que le Moineau domestique, et pèse environ 11 g.

    Au printemps, le Chardonneret jaune mue, c.-à-d. se dépouille de son plumage pour le remplacer par un autre, à l’exception des plumes noires des ailes et de la queue, et son bec tourne à l’orangé. La livrée du mâle devient alors jaune serin, et sa tête se pare d’une calotte d’un noir éclatant. Au vol, son croupion blanc fait contraste avec sa queue noire. Quant à la femelle, son plumage d’été est jaune olive, avec du jaune sur le cou et la poitrine.

    Après une mue complète à l’automne, le plumage devient presque identique pour les deux sexes, chamois en dessous et brun olivâtre sur le dessus. Les ailes sont noires avec des barres blanches, et la queue, elle aussi noire, est bordée de blanc à son extrémité. La tête et le cou sont jaune pâle, et il ne subsiste plus que de légères traces du jaune éclatant du plumage d’été. Les petites sus-alaires (les plumes qui recouvrent les « épaules ») du mâle sont jaunes.

    Au cours de leur premier automne et hiver, les jeunes sont brun clair sur le dessus avec des barres alaires chamois plutôt que blanches, et les épaules sont d’un noir mat, ce qui les distingue des adultes.

    On rencontre parfois en Colombie-Britannique un oiseau qui ressemble au Chardonneret jaune; il s’agit du Chardonneret mineur Carduelis psaltria. Celui-ci est légèrement plus petit, soit environ 10 cm. En été, le mâle adulte est noir ou olive sur le dessus, plutôt que jaune, et il conserve la calotte noire toute l’année. La femelle a un croupion olive plutôt que pâle.

    Signes et sons

    Au printemps ou à l’été, le Chardonneret jaune est un oiseau qui se reconnaît facilement à sa livrée jaune vif et à son vol onduleux entrecoupé de pèr-tchi-co-ri, pèr-tchi-co-ri.

    Lorsque le mâle accompagne la femelle à la recherche de matériaux pour construire le nid, il se perche tout près et chante afin d’attirer l’attention de sa compagne. Au premier signe de danger, l’un ou l’autre des partenaires fera entendre un sifflement souit ou un cri bèrbi, bèrbi, bi, bèrbi.

    Pendant que la femelle couve, c.-à-d. réchauffe, les oeufs, elle dépend de son compagnon pour se nourrir. Lorsque le mâle survole le nid en faisant des signaux visuels et en lançant de petits cris, l’śsophage rempli de graines, la femelle lui répond par des tîtîtîtîtî doux et ininterrompus.


  • Le Colibri à gorge rubis Jacques C. Pelletier Le Colibri à gorge rubis Le Colibri à gorge rubis (30 secondes) Le Colibri à gorge rubis (60 secondes) La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) Les pollinisateurs (30 secondes) Les pollinisateurs (60 secondes) Psstt!—T'as besoin des pollinisateurs!

    Le Colibri à gorge rubis (Archilochus colubris) est l’espèce la plus commune et la plus répandue de la famille des colibris (oiseaux-mouches) au Canada. De l’extrémité de son bec jusqu'au bout de sa queue, il mesure entre 7,5 cm et un peu plus de 9 cm. Puisqu’il a la même taille qu’un gros insecte, on le confond souvent, surtout à la tombée de la nuit, avec des sphinx des papillons dont les dimensions, la forme et la façon de voler sont similaires.

    Le mâle a les parties supérieures d’un vert lustré aux reflets métalliques, les parties inférieures d’un blanc grisâtre et la queue fourchue. Il porte à la gorge un splendide jabot de soyeuses plumes rubis, qui, selon l’angle d’éclairage, peuvent paraître parfois orange, parfois noires comme jais. La femelle est semblable, mais sa gorge est blanc grisâtre. Sa queue est arrondie, et certaines plumes extérieures de la queue, qu’elle montre lorsqu’elle adopte certaines postures ou lorsqu’elle vole, sont tachetées de blanc. Le bec du Colibri à gorge rubis est long, droit et presque aussi effilé qu’une aiguille à repriser.

    Signes et sons

    Le mouvement rapide des ailes produit un bourdonnement distinct, qui augmente et décroît selon la vitesse des battements. Lorsque le rythme est très rapide, le bourdonnement se transforme en une haute note continue, semblable à celle que produisent les flèches ou les balles de fusil qui percent l’air.

  • Le Cygne siffleur Lindy Martin Le Cygne siffleur Les terres humides (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Le secret des terres humides (webisode) La toundra (30 secondes) La toundra (60 secondes)

    Le Cygne siffleur (Cygnus columbianus) adulte est un gros oiseau au plumage entièrement blanc et aux pattes, aux pieds et au bec noirs. La coloration souvent rousse des plumes du dessus de la tête et du cou est due au fait qu’il s’alimente dans des régions riches en minerais de fer.

    Le mâle adulte pèse en moyenne 7,5 kg et peut mesurer 1,3 m. La femelle adulte est de même longueur que le mâle, mais elle ne pèse que 6,3 kg en moyenne. Les jeunes de l’année se distinguent des adultes par leur plumage gris, leur bec rosâtre à extrémité noire, leurs pattes et leurs pieds rosâtres et leur plus petite taille. Il s’écoule au moins deux ans avant que le plumage gris des oiseaux immatures devienne aussi blanc que celui des adultes.

    Il subsiste, dans le monde, sept espèces de cygnes. Les deux espèces indigènes de l’Amérique du Nord sont le Cygne siffleur et le Cygne trompette (Cygnus buccinator), dont les populations respectives sont de 140 000 et 16 000 individus. La troisième espèce, le Cygne tuberculé (Cygnus olor), a été importée d’Europe et d’Asie pour décorer les jardins publics, les parcs et les zoos. Il est depuis devenu sauvage dans certaines régions. Le Cygne siffleur est le plus commun des trois espèces de cygnes qu’on trouve au Canada.

    Bien que le Cygne trompette soit un peu plus grand que le Cygne siffleur, il est très difficile de distinguer visuellement les deux espèces. De près, on observe parfois une petite tache jaune à la base du bec du Cygne siffleur, tache qui n’existe pas chez le Cygne trompette.

    Signes et sons

    Les appels permettent de distinguer les deux espèces indigènes l’une de l’autre. Le bêlement rauque émis par le Cygne trompette le démarque en effet du Cygne siffleur, dont le cri est plus doux et mélodieux.

    Contrairement à ce que pourrait nous laisser croire son nom, le Cygne siffleur ne siffle pas. Le terme « siffleur » renvoie ici non au cri de l’oiseau mais plutôt au bruit fait par le lent et puissant battement des ailes en vol. En fait, le cri de cet oiseau est plus grave que le son d’un sifflet et ferait plutôt penser à un souffle ou à un déchirement.

    Lorsque les oiseaux se rassemblent dans les haltes de migration, on assiste à une véritable cacophonie qui emplit l’air. Ce phénomène se produit surtout la nuit, période d’activités sociales intenses.

  • Le Cygne trompette Bill Maynard Le Cygne trompette Le Cygne trompette, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) La toundra (30 secondes) La toundra (60 secondes)
    Profiles du cygne trompette et du cygne siffleur

    Le Cygne trompette (Cygnus buccinator) adulte est un gros oiseau au plumage blanc, aux pattes et aux pieds noirs. Le plumage de la tête et de la partie supérieure du cou prend souvent une coloration orange, l’oiseau se nourrissant souvent dans des endroits riches en sels de fer. L’absence de coloration sur le corps permet de distinguer le Cygne trompette des autres oiseaux aquatiques de même livrée comme l’Oie des neiges, dont l’extrémité des ailes est noire.

    Le mâle pèse environ 12 kg et la femelle un peu moins, soit environ 10 kg. L’envergure des ailes peut atteindre 3 m. Les jeunes d’un an se distinguent des adultes par leur plumage gris, leurs pattes et leurs pieds jaunâtres et, jusqu’à leur deuxième été, par leur taille plus petite.

    La forme et la couleur du bec aident à identifier le Cygne trompette et le Cygne siffleur (Cygnus columbianus) sur le terrain. Le Cygne trompette a un bec noir; celui du Cygne siffleur est recourbé et a habituellement une petite tache jaune devant les yeux. En l’absence de tache, il est très difficile de les différencier à moins de pouvoir comparer leur cri. S’il n’est pas trop éloigné, un observateur pourra remarquer une ligne rouge saumon sur la mandibule.

    Une troisième espèce, le Cygne tuberculé, importée d’Europe, est souvent vu décorant les parcs et les zoos du Canada. Le Cygne tuberculé est tout blanc, avec une tache noire sur son bec noir et roux. Le Cygne trompette est le plus grand oiseau des trois espèces.


    Signes et sons

    Ce sont leurs cris qui permettent le mieux de distinguer le Cygne trompette du Cygne siffleur. Le Cygne trompette émet un son rauque et vibrant, semblable à une trompette; le son du Cygne siffleur est plus doux et mélodieux.

  • Le Faucon pèlerin Megan Lorenz Le Faucon pèlerin Le Faucon pèlerin, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes) La toundra (30 secondes) La toundra (60 secondes)
    Le Faucon pèlerin en plein vol

    Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un oiseau robuste de la taille d’une corneille. Les femelles adultes sont plus grandes que les mâles, atteignant une taille de 45 à 59 cm et un poids d’environ 910 g. Quant aux mâles adultes, ils atteignent une taille de 36 à 49 cm et un poids d’environ 570 g. La rayure malaire ou « moustache » noirâtre qu’on voit sous les yeux est un trait caractéristique, tout comme le capuchon, le dos et la surface supérieure des ailes qui sont d’un bleu cendré ou ardoisé. La gorge est blanche, le ventre varie du blanc au chamois, et les flancs, les cuisses, l’abdomen, la surface inférieure des ailes et le bas de la poitrine portent des raies brun-noir. Chez le jeune Faucon pèlerin, la partie supérieure varie du brun pâle à l’ardoise ou au brun foncé et la partie inférieure est chamois avec des stries noirâtres.

    Généralement plus petits et plus minces que les éperviers, les Faucons pèlerins, comme tous les faucons, ont une petite tête, un plumage compact et ferme et de longues ailes pointues caractéristiques, lesquelles favorisent un vol particulièrement rapide. En vol, leurs battements d’ailes sont puissants et rapides. Leurs puissantes serres et leur bec arqué et fort muni d’une saillie ou « dent » qui leur permet de sectionner la moelle épinière de leurs proies en vol en font des prédateurs hautement spécialisés.

    Certains Faucons pèlerins ont vécu jusqu’à 18 ou même 20 ans, mais la longévité moyenne est généralement beaucoup plus courte.

    Traditionnellement, la femelle est appelée « forme » alors que le mâle est appelé « tiercelet ».

    Signes et sons

    Le Faucon pèlerin s’agite, devenant même parfois agressif lorsqu’un humain s’approche du nid, surtout si des petits sont présents. Il lui arrive alors de plonger en piqué à un mètre de l’intrus, ou même de le frapper, en poussant un cri perçant, caque-caque-caque. En réalité, comme le cri s’intensifie lorsque l’intrus s’approche du nid, le Faucon pèlerin en trahit l’emplacement. Le cri du mâle ressemble à celui de la femelle, mais il est plus poussif et aigu. Celui de la femelle est grinçant et rauque.

    Birds
  • Le Fou de Bassan Megan Lorenz Le Fou de Bassan Le Fou de bassan, clip vidéo S.O.S. Océan (webisode)

    Il existe trois sous-espèces de Fous de Bassan (Morus Bassanus) dans le monde : l’une d’elles se trouve le long de la côte sud de l’Afrique, une autre en Tasmanie et en Nouvelle-Zélande, et l’autre dans l’Atlantique Nord.

    Le plumage de l’adulte est d’un blanc éblouissant. Une bande étroite de couleur grise encercle les yeux, mais la pointe des ailes est d’un noir de jais. Pendant la saison de nidification, la tête et le cou de l’oiseau prennent une délicate nuance jaune safran. Les yeux sont bleu clair, et le bec est bleu ou gris-bleu.

    À l’automne, les jeunes ont le plumage brun rayé et tacheté de blanc. Au fil des saisons, le plumage pâlit; il présente la teinte blanche de l’adulte vers la quatrième ou la cinquième année.

  • Le Fuligule à dos blanc Kevin Friesen Le Fuligule à dos blanc Le Fuligule à dos blanc, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    Le Fuligule à dos blanc (Aythya valisineria), auparavant appelé Morillon à dos blanc, est un canard sauvage qui ne vit qu’en Amérique du Nord. Le mâle adulte est un gros canard à ventre blanc et à dos gris; sa poitrine est noire, son front est fuyant, et sa tête et son cou sont marron. La femelle adulte est à peu près de la même taille et a le même profil : front fuyant et long bec. Cependant, elle est moins colorée et donc plus apte à se fondre dans l’environnement pendant qu’elle couve ou élève ses petits. Elle a le ventre blanc, le dos brun pâle et la tête, le cou et la poitrine, bruns rougeâtres. Les Fuligules à dos blanc, mâles et femelles, ressemblent aux Fuligules à tête rouge et aux Fuligules à collier du sexe correspondant, mais s’en distinguent par leur bec noir plus long et leur front plus fuyant.

    Au début de l’automne, les jeunes des deux sexes ressemblent à la femelle adulte, mais le plumage de leur poitrine est plus marbré et leur dos plus sombre. En novembre, les jeunes mâles commencent à ressembler à leurs aînés et, en février, le plumage adulte est à peu près complet chez les deux sexes.

    Le genre Aythya, auquel appartient le Fuligule à dos blanc, comprend douze espèces, dont les cinq suivantes qui se trouvent en Amérique du Nord : le Fuligule à dos blanc, le Fuligule à tête rouge, le Fuligule milouinan, le Petit Fuligule et le Fuligule à collier. En général, toutes les espèces du genre Aythya ont un corps arrondi, de grands pieds, les pattes placées à l’arrière du corps et un large bec. Tous ces canards sont des plongeurs.

    Signes et sons

    Le mâle qui fait sa cour fait entendre un roucoulement rappelant presque le cri d’une tourterelle : ic-ic-coűoű. La femelle répond par un caquètement grave : couk-couk.

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  • Le Fuligule à tête rouge John Williams Le Fuligule à tête rouge Le secret des terres humides (webisode) Les terres humides (60 secondes) Les terres humides (30 secondes) Les prairies (30 secondes) Les prairies (60 secondes)

    Le Fuligule à tête rouge (Aythya americana) est un canard plongeur bien connu et très répandu en Amérique du Nord. Le mâle adulte est un gros canard au dos gris, à poitrine blanche, à tête marron tirant sur le roux, au cou et à la gorge noirs. Il ressemble au mâle du Fuligule à dos blanc qui est plus gros que lui. Vue de près, la tête semble gonflée, le front relevé abruptement et le bec large et court, contrairement au Fuligule à dos blanc qui a le bec plus long et le front fuyant. La femelle adulte est un gros canard au dos brun, à poitrine blanche, à tête brune, au menton blanchâtre, au front relevé abruptement, au bec court et large et aux ailes tachetées de gris perle. Bien qu’elle soit plus grosse, on peut facilement la confondre avec la femelle du Fuligule à collier, ainsi que celle du Fuligule milouinan et du Petit Fuligule.

    L’automne, les jeunes ressemblent à la femelle adulte, bien que le plumage de leur poitrine soit plutôt gris brun terne que blanc. En novembre et en décembre, les jeunes fuligules commencent à endosser leur plumage d’adulte, qui sera presque complet en février.

    Le genre Aythya, dont fait partie le Fuligule à tête rouge, comprend 12 espèces de canards, toutes très bien adaptées à la plongée. Leur corps est arrondi et épais, leur bec et leurs pieds sont larges et leurs pattes sont placées à l’arrière du corps. La forme du corps peut varier entre celle du gros Fuligule à dos blanc au cou et au bec longs, et celles du Fuligule milouinan et du Petit Fuligule, au bec court. En Amérique du Nord, les représentants de ce genre sont le Fuligule à dos blanc, le Fuligule à tête rouge, le Fuligule milouinan, le Petit Fuligule et le Fuligule à collier.

    Signes et sons

    À l’époque de la parade, la voix du mâle adulte est unique : pour attirer sa partenaire, il émet en effet une sorte de gémissement semblable au miaulement du chat.

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  • Le Geai bleu BIll McMullen Le Geai bleu Le Geai bleu, clip vidéo La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) Je sens qu'il y a un problème : Cohabiter avec les animaux sauvages au Canada urbain (webisode) La faune hivernale (30 secondes) La faune hivernale (60 secondes)

    Le Geai bleu (Cyanocitta cristata) est un peu plus grand que le Merle d’Amérique et mesure environ 30 cm d’une extrémité à l’autre. Il a la face blanche et la huppe, le manteau, les ailes et la queue bleus, parsemés de points noirs et blancs. Les mâles et les femelles se ressemblent beaucoup. La huppe, formée des longues plumes de la calotte, que l’on trouve chez de nombreux geais, se dresse ou s’abaisse selon l’humeur de l’oiseau. Lorsque celui-ci est très excité ou agressif, la huppe se hérisse en une pointe saillante. Lorsqu’il est fort surpris ou excité, elle s’incline vers l’avant. Lorsqu’il a peur, elle se déploie comme un écouvillon. Lorsque la huppe du Geai bleu se dresse, son pourtour est accentué par une raie noire qui lui couvre l’arrière de la tête et prolonge le large collier de sa poitrine. Toutefois, lorsqu’il se nourrit en compagnie d’autres geais, s’apprête à fuir ou se repose, la huppe est aplatie sur la calotte, ce qui donne à l’oiseau un air tout différent, un air quelque peu ébouriffé.

    L’appellation scientifique du Geai bleu réunit des mots grecs et latins qui, dans l’ordre inverse, signifient « oiseau bleu, huppé, jacasseur » soit une désignation appropriée. Le Geai bleu appartient à la famille des Corvidés, qui compte une centaine d’espèces apparentées dont les corbeaux, les freux, les choucas, les corneilles, les pies et les geais. Certaines de ces espèces comptent parmi les plus grands membres de l’ordre des Passériformes, ou oiseaux chanteurs percheurs. La famille, qui est répandue un peu partout dans le monde, est le mieux représentée dans l’hémisphère nord. Ses origines remontent à très loin : des fossiles de Corvidés ont été retrouvés dans des dépôts miocènes vieux de 25 millions d’années.

    Signes et sons

    Le cri du Geai bleu est bien connu des promeneurs des forêts de l’Est de l’Amérique du Nord. Véritable sentinelle, il avertit de ses cris les autres oiseaux et les mammifères de la présence d’un prédateur. En outre, il crie souvent sans raison apparente. Henry David Thoreau, écrivain du 19e siècle, décrivait le son le plus caractéristique du Geai bleu comme étant un « cri glacial incessant », interprété de diverses façon comme ressemblant à thif, à djé et à pir. Le Geai bleu a une grande variété d’autres chants, dont un sifflement serein et musical — klou-lou-lou — et un doux gazouillis continuel entendu pendant la parade nuptiale.

    Le Geai bleu se reconnaît de loin à son vol aisé : le corps et la queue forment une ligne droite et les battements d’ailes sont lents, mais le font pourtant avancer à une vitesse respectable.

  • Le Goéland argenté Allan McDonald Le Goéland argenté Le Goéland argenté, clip vidéo La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) Je sens qu'il y a un problème : Cohabiter avec les animaux sauvages au Canada urbain (webisode)
    Goéland au vol

    Le Goéland argenté (Larus argentatus) est l’une des espèces les plus répandues au Canada. L’adulte mesure environ 61 cm de longueur, de l’extrémité du bec au bout de la queue. Sa tête, sa queue et son corps sont blancs, son bec est jaune et porte un point rouge à l’extrémité de sa mandibule inférieure, et ses pattes sont de couleur rose ou chair. Le dos et la surface supérieure des ailes de l’adulte sont gris, et le bout des rémiges extérieures est noir avec un point blanc. En hiver, sa tête est striée de brun. Les oiseaux immatures sont d’un brun moucheté et il leur faut quatre ans pour acquérir un plumage adulte.

    La communication des Goélands argentés a été étudiée durant plusieurs décennies. Un goéland affirme son intention de ne pas bouger en émettant un long cri vibrant. Il menace de donner des coups de bec à un voisin en se dressant pour paraître plus gros, en abaissant son bec prêt à attaquer et en dégageant « ses poignets » de ses plumes de corps. Il s’avance ensuite avec raideur vers son adversaire.

  • Le Goéland à bec cerclé Mary Hindle Le Goéland à bec cerclé S.O.S. Océan (webisode) La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes)

    Le Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) adulte est un goéland de taille moyenne, qui mesure 45 cm du bec à l’extrémité de la queue, a une envergure, ou étendue des ailes déployées, de 50 cm et pèse environ 0,7 kg. Le blanc de la tête, du cou, des parties inférieures et de la queue contraste avec le gris des ailes (ou du dos lorsque l’oiseau est au repos). Le bout des ailes est noir, tacheté de blanc, et les pattes et les pieds sont jaune verdâtre. Près de l’extrémité du bec de couleur jaune se trouve un anneau noir.

    Le Goéland à bec cerclé ressemble au Goéland argenté. Cependant, ce dernier est plus gros, les pattes sont de couleur chair et la partie inférieure du bec porte un point rouge plutôt qu’un anneau noir.

    Le plumage brun tacheté des Goélands à bec cerclé juvéniles diffère beaucoup de celui des adultes. À chacune des mues, ou remplacement des plumes par de nouvelles plumes, les jeunes perdent un peu plus de brun et deviennent de plus en plus blancs, gris et noirs. Ils acquièrent leur plumage adulte à l’âge de trois ans.

    Signes et sons

    Les notes du Goéland à bec cerclé sont plus aiguës que celles du Goéland argenté. Il émet un fort hiyak . . . hiyah . . . hiyah-hiyak ou youk-youk-youk-youk-youquel-youquel. Il produit aussi des miaulements. Lorsqu’il est anxieux, il fait gah-gah-gah.

  • Le Grand Héron Alicja Kukielczynska Le Grand Héron Le Grand Héron, clip vidéo Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    Le Grand Héron (Ardea herodias) est le plus grand héron du Canada. Les adultes mesurent plus d’un mètre le cou allongé et ils pèsent environ 2,5 kg.

    Cet oiseau donne une impression générale de longueur filiforme. Ailes, cou, bec et pattes sont tous longs. Ses mouvements sont dictés par ses longs membres : il vole par battements d’ailes amples et lents et, sur la terre ferme ou dans l’eau, il marche bien droit en faisant de longues enjambées. En vol, le Grand Héron a le cou replié, la tête appuyée contre les épaules, et ses longues pattes tenues bien droites vers l’arrière.

    Oiseaux en vol

    Chez le Héron adulte, le dessus de la tête est blanc avec, de chaque côté, une bande noire qui s’étend depuis les yeux jaunes jusqu’aux plumes noires effilées à l’arrière de la tête. Le dos est d’une coloration bleu grisâtre, et la poitrine est blanche striée de noir. Les Hérons reproducteurs ont de longues plumes sur la poitrine, les flancs et le dos. Les oiseaux des deux sexes se ressemblent beaucoup, mais les mâles sont habituellement plus gros que les femelles.

    De la naissance jusqu’à l’âge de deux ans, le Grand Héron traverse quatre périodes de mue, pendant lesquelles un nouveau plumage vient remplacer l’ancien. La première année suivant leur éclosion, les juvéniles ont une couronne grise et des ailes grises parsemées de taches brunes, et ils ne portent pas encore de grandes plumes. Pendant la saison de reproduction, les Grands Hérons adultes ont un plumage plus coloré, ils perdent une partie de leurs plumes en été et, en hiver, leur plumage devient plus neutre.

    Le Grand Héron vit longtemps, parfois jusqu’à l’âge de 17 ans.

    Signes et sons

    Généralement silencieux, le Grand Héron n’en possède pas moins un répertoire de bruits. Il lance un frawnk en cas d’alerte dans les colonies de reproduction, un appel guuu à la fin d’une parade nuptiale, un cri en ii, à l’occasion, pendant le vol, et parfois une série de gloussements lorsqu’il est en quête de nourriture. Le Héron émet aussi un roh-roh-roh en s’approchant du nid, peut-être pour annoncer son arrivée.

    Pendant la parade nuptiale, le mâle produit des bruits de claquement avec son bec. Lorsqu’elle s’approche de mâles non accouplés, de même qu’après avoir formé un couple, la femelle fait claquer son bec. Il arrive souvent aussi que les oiseaux d’un couple se donnent mutuellement de petits coups rapides sur les côtés du bec.

    Birds
  • Le Grand-duc d'Amérique Megan Lorenz Le Grand-duc d'Amérique La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)
    Le Grand-duc d'Amérique

    Le Grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus), de la famille des hiboux, est l’un des gros oiseaux de proie les plus répandus au Canada. Sa grande taille et ses larges aigrettes saillantes au-dessus des oreilles comptent parmi ses traits physiques les plus remarquables. Chasseur nocturne, le Grand-duc d’Amérique a de grands yeux ronds et jaunes, le bec et les serres crochus, ainsi qu’un plumage long et duveteux. Son coloris tire principalement sur le brun ou brun grisâtre strié de rayures voyantes. On trouve des sous-espèces au coloris très foncé en Colombie-Britannique et au Labrador, mais l’espèce qui réside dans les Territoires du Nord-Ouest et dans le nord des provinces des Prairies est d’une blancheur extrême. Comme c’est généralement le cas chez la buse et le hibou, la taille de la femelle est nettement supérieure à celle du mâle : elle pèse en moyenne 2 kg et ses ailes atteignent environ 1,2 m, tandis que le poids moyen du mâle varie entre 1 et 1,5 kg. Seul le Harfang des neiges a une taille supérieure à celle du Grand-duc d’Amérique; le poids maximal de cet oiseau, qui émigre au Sud du Canada en hiver, peut atteindre près de 3 kg.

    Signes et sons

    Rares sont les habitants de nos régions rurales, les chasseurs ou les citadins en vacances qui n’ont jamais observé, au cours de leurs promenades dans les bois, ces magnifiques oiseaux ou encore qui n’ont jamais entendu par un soir tranquille leur ululement légendaire, une suite de doux et profonds hou-hou-hou-hou.

  • Le Gros-bec errant Rick Dobson Le Gros-bec errant La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) La faune hivernale (30 secondes) La faune hivernale (60 secondes)

    Le Gros-bec errant (Coccothraustes vespertinus) est un passereau dodu et vigoureux, de la grosseur d’un Merle d’Amérique, mais dont le cou et la queue légèrement fourchue sont beaucoup plus courts. Proéminent et épais, son bec conique est vraiment très gros pour un oiseau de cette taille. Le plumage du mâle adulte est éclatant, avec le dos et le ventre jaune doré, teinte qu’on retrouve dans la raie sourcilière. Les plumes du dessus de la tête et du cou font penser à du velours d’un brun riche et chatoyant. La queue est d’un noir de jais, tout comme les ailes, à l’exception d’une grande tache scapulaire blanc neige. Les juvéniles mâles se distinguent par les taches sombres qui mouchettent cette zone blanche.

    La femelle adulte est plus terne. Le corps est d’un gris fumé tirant sur l’argent, avec du jaune sur les flancs, la nuque et le croupion. Le noir de la queue et des ailes, cernées de jaune vif, a des taches blanches clairement marquées. Le ventre est d’un gris un peu plus pâle, tandis que les tectrices sous-caudales et la gorge sont habituellement chamois et blanc argent. Au moment où les jeunes Gros-becs mâles ou femelles sont prêts à prendre leur envol, leur plumage ressemble suffisamment à celui de leurs parents pour qu’on puisse identifier leur sexe.

    En hiver, le bec a la couleur de l’os, mais il subit un changement radical dans sa pigmentation dès le début du printemps. Il est alors du même vert que les bourgeons et les jeunes feuilles ou que les aiguilles qui apparaîtront bientôt aux extrémités des branches des épinettes et au milieu desquelles l’oiseau construira son nid quelques semaines plus tard. Le Gros-bec errant se dissimule dans la ramure et ne sort, pour observer les environs, que sa tête et son bec dont la couleur se confond avec le vert des jeunes cônes d’épinette ou de sapin baumier. Nous avons là un bel exemple de mimétisme protecteur.

    Signes et sons

    Le vol du Gros-bec errant est ondulant. Malgré la rapidité des battements d’ailes, les taches blanches scapulaires demeurent bien visibles. L’oiseau lance souvent des appels en vol.

    Le Gros-bec est bruyant et possède un vaste répertoire d’appels et de cris. Son unique chant est un gazouillement saccadé qu’on entend rarement. L’appel le plus typique est un tchîp monosyllabique qui ressemble énormément, quoique amplifié, à celui du Moineau domestique. Chaque individu l’utilise pour affirmer son rang dans la bande pendant le vol. Qu’il soit isolé ou perché dans un arbre avec des congénères, le Gros-bec lance le même cri, apparemment pour avertir de sa présence tous ceux qui sont à portée de voix.

    Il emploie aussi un large assortiment de sons pour exprimer la peur, la surprise, la colère, la douleur, l’inquiétude ou la curiosité, ou encore pour lancer un cri d’alarme. On peut entendre la plupart de ces sons en écoutant attentivement pendant quelques minutes une bande de Gros-becs assiégeant une mangeoire.

  • Le Guillemot marbré USFWS Aaron Barna Le Guillemot marbré Forêt pluviale (30 secondes) Forêt pluviale (60 secondes) Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes) S.O.S. Océan (webisode)
    Le Guillemot marbré

    Le Guillemot marbré Brachyramphus marmoratus n’arbore pas une livrée spectaculaire, comme de magnifiques plumes faciales ou un bec coloré. À l’instar de beaucoup d’autres espèces, il mue deux fois l’an et, comme chez certaines d’entre elles, le plumage nuptial, « marbré » et d’un brun généralement foncé, est très différent de celui d’hiver qui est, noir et blanc, et ressemble à celui du Guillemot à cou blanc, espèce plus nombreuse. Ce sont toutefois les taches blanches des scapulaires et la gorge également blanche qui distinguent le Guillemot marbré de ses « cousins ».

    Signes et sons

    Les observateurs ont remarqué une intense activité près des sites de nidification une heure avant et une heure après le lever du soleil. Ils ont vu des guillemots décrire des cercles très haut dans le ciel en poussant un cri qui rappelle un peu celui du goéland. À l’occasion, les oiseaux font un bruit d’ « avion à réaction » en laissant l’air s’engouffrer dans leurs plumes. D’autres sont totalement silencieux et seule leur silhouette se dessine contre le ciel.

     

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  • Le Guillemot marmette Thinkstock Le Guillemot marmette et le Guillemot de Brünnich S.O.S. Océan (webisode)

    Le Guillemot marmette (Uria aalge) et le Guillemot de Brünnich (Uria lomvia), de même que leurs proches parents, soit les Petits Pingouins, les Mergules nains, les Macareux moines et d’autres espèces de macareux, appartiennent à un groupe d’oiseaux de mer noir et blanc ressemblant aux pingouins et appelés alcidés

    Le Guillemot marmette
    Le Guillemot de Brünnich

    Ces deux espèces de guillemots se ressemblent beaucoup. En été, les oiseaux ont le dos, le cou et la partie supérieure de la poitrine noirs, tandis que le reste du corps est d’un blanc brillant, si bien qu’ils semblent porter un élégant smoking. En hiver, la gorge, les joues et le haut de la poitrine deviennent blancs. En été, le dos du Guillemot de Brünnich est plus foncé et plus brillant que le plumage brun chocolat du Guillemot marmette; en hiver, ce dernier arbore une bande blanche à partir de l’œil jusqu’à l’arrière de la tête.

    Les deux espèces ont un bec noir, pointu, effilé comme un poignard et quelque peu aplati sur les côtés; cependant celui du Guillemot de Brünnich est plus court et plus épais que celui du Guillemot marmette. En été, on peut distinguer le Guillemot de Brünnich par la bande blanche le long du tranchant de la mandibule supérieure.

    Les Guillemots adultes pèsent environ 1 kg et leur taille atteint 30 cm.

    Signes et sons

    Signes et sons Les colonies de ces guillemots sont des endroits très bruyants, car les oiseaux avoisinants se querellent violemment en émettant des grognements gutturaux, soit aargh, et les compagnons se saluent avec des crescendos perçants. Les adultes reconnaissent le pépiement distinctif de leur petit sur les corniches surpeuplées, pépiement qu’il a lancé de sa coquille pour la première fois, juste avant l’éclosion. Lorsque les petits se préparent à quitter la colonie, leurs pépiements deviennent des notes stridentes de oui-oui, et les adultes ainsi que les oisillons peuvent communiquer grâce à des piaillements en mer lorsqu’ils commencent leur migration à la nage.

  • Le Harfang des neiges Mark Williams Le Harfang des neiges Le Harfang des neiges, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) La toundra (30 secondes) La toundra (60 secondes) La faune hivernale (30 secondes) La faune hivernale (60 secondes)

    Considéré comme l’un des plus lourds Strigidés de l’Amérique du Nord, le Harfang des neiges (Bubo scandiacus) mesure presque 50 cm et ses ailes déployées ont une envergure de près de 1,5 m. La femelle est plus grande et plus lourde que le mâle (2,3 kg contre 1,8 kg en moyenne) comme chez la plupart des rapaces diurnes (qui chassent le jour).

    Adulte, le mâle est presque entièrement blanc. La femelle adulte est plus sombre et arbore des plumes blanches striées de brun foncé. Les jeunes des deux sexes nés dans l’année ont un plumage plus sombre que les adultes. Le mâle immature ressemble à la femelle adulte tandis que, vue de loin, la femelle immature peut paraître gris foncé tant elle est striée. La couleur claire du Harfang des neiges facilite son camouflage sur la neige, mais cet avantage disparaît en été. Quand le printemps approche et que le sol se découvre, les Harfangs se déplacent vers les amas de neige ou de glace pour s’y poser; nul ne sait vraiment s’ils le font pour se camoufler ou simplement pour éloigner les insectes ou se tenir au frais.

    Une épaisse couche de duvet, recouverte de plumes abondantes, isole tout le corps du Harfang des neiges, y compris ses pattes et ses doigts, ce qui lui permet de maintenir la température de son corps entre 38 et 40 °C, même à 50 °C sous zéro. Par grand vent, le Harfang se protège en se blottissant au sol derrière des coupe-vent, comme des tas de pierres, des congères ou des balles de foin.

    Harfang des neiges en vol

    Harfang des neiges en vol

    Les aigrettes semblables à des oreilles, caractéristiques de beaucoup de Strigidés, sont atrophiées et presque invisibles chez le Harfang des neiges, ce qui donne à sa tête son profil typiquement rond. Le bec noir est pratiquement dissimulé sous les plumes qui l’entourent. Les yeux jaunes sont encerclés de disques de plumes rigides qui réfléchissent les ondes sonores vers les oreilles situées immédiatement à l’arrière. Le sens de l’ouïe très développé chez le Harfang des neiges l’aide à déceler ses proies dans la pénombre.

    Ses pattes puissantes aux griffes noires recourbées, de 25 à 35 mm de long, réduisent rapidement à l’impuissance même la proie la plus grosse.

    Signes et sons

    Le Harfang des neiges est un animal plutôt timide et silencieux, sauf pendant la nidification où il siffle, crie ou claque du bec pour chasser les intrus. Il n’hésite pas à piquer sur l’humain indiscret (ou même à le frapper) qui voudrait examiner son nid. Pendant la saison de reproduction, le mâle signale sa présence par un hululement puissant et n’hésite pas à s’attaquer à ses semblables aventureux.

  • Le Macareux moine Megan Lorenz Le Macareux moine Le Macareux moine Le Macareux moine (15 secondes) Le Macareux moine (30 secondes) Le Macareux moine (30 secondes, jeunesse) S.O.S. Océan (webisode)

    Quatre espèces de macareux se rencontrent au monde, mais le Macareux moine (Fratercula arctica) est le seul qui vit en Atlantique Nord. C’est l’un des oiseaux marins les plus populaires et les plus familiers au Canada. Sa physionomie particulière en fait même un candidat idéal pour les calendriers et les affiches. En 1992, il est devenu l’emblème aviaire officiel de la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Si la majorité des gens n’ont aucun mal à identifier l’oiseau en plumage nuptial, il en va tout autrement lorsqu’il arbore sa livrée hivernale plus simple.

     Différentes espèces dans la famille des pingouins, ou AlcidésDifférentes espèces dans la famille des pingouins, ou AlcidésDifférentes espèces dans la famille des pingouins, ou AlcidésDifférentes espèces dans la famille des pingouins, ou Alcidés
     En haut à gauche: Macareux moine adulte en plumage nuptial. En haute à droite: Macareux moine adulte en plumage hivernale. En bas à gauche: Macareux moine juvénile. En bas à droite: Guillemot marmette adulte.

    Fratercula signifie « petit frère » ou « moine », allusion probable à la livrée noir et blanc de l’oiseau. Les macareux appartiennent à la famille des pingouins, ou Alcidés, tout comme le Mergule nain, les marmettes, les guillemots, le Petit Pingouin, les stariques, ainsi que le Grand Pingouin aujourd’hui disparu. Ces oiseaux marins plongeurs de l’hémisphère Nord utilisent leurs ailes pour se propulser sous l’eau à la poursuite de petits poissons ou d’autres proies.

    Durant la période nuptiale, le bec du Macareux moine, large de profil et mais étroit, est paré de bandes contrastantes orange, jaune et bleue; les pattes sont d’un orange vif. Le visage gris blanc du macareux est orné de rosettes jaunes charnues à la base du bec, et d’anneaux rouges et de petites plaques bleutées autour des yeux. La tête, le dos et les ailes sont noirs et contrastent fortement avec le ventre qui est d’un blanc immaculé. Les individus des deux sexes ont une apparence semblable, mais en général le mâle est légèrement plus gros que la femelle.

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  • Le Merle d'Amérique John Pizniur Le Merle d'Amérique Le Merle d'Amérique, clip vidéo La faune urbaine (30 secondes) La faune urbaine (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    Le Merle d’Amérique, Turdus migratorius, est l’un des oiseaux les mieux connus en Amérique du Nord. Le nom de « rouge-gorge » lui a été donné par les premiers colons qui, en raison de sa poitrine rougeâtre, croyait qu’il ressemblait au rouge-gorge de l’ancien monde. Toutefois, le Merle d’Amérique n’est pas un rouge-gorge, et, mis à part la coloration de sa poitrine, il ne ressemble en rien au petit oiseau brun d’Europe. 

    Le Merle d’Amérique est le plus grand de la famille des grives en Amérique du Nord. Les adultes mesurent environ 25 cm de long et pèsent environ 77 g. Outre sa poitrine de couleur cannelle tirant sur le roux à rouge brique, le Merle d’Amérique a la tête noire, le pourtour des yeux blanc, le bec jaune, la gorge striée de noir et de blanc et le dos gris. Le mâle revêt habituellement des couleurs plus vives que la femelle.

    Les oisillons portent un duvet gris-souris peu après leur naissance. Ce duvet est remplacé par des plumes qui les font ressembler à leur parents, sauf qu’ils ont des taches noires sur la poitrine et des stries pâles sur le corps. La deuxième année, en octobre, on ne peut pas les différencier de leurs aînés.

    Signes et sons

    Le Merle d’Amérique a un vaste répertoire de chants et de cris. Il est l’un des premiers oiseaux à chanter le matin et l’un des derniers à se faire entendre le soir. Le mâle chante davantage que la femelle, habituellement le matin à partir de points d’observation élevés et, le plus souvent pendant la pariade. Il continue à chanter jusqu’à l’éclosion des oeufs, moment auquel il arrête en général, ne reprenant qu’après l’envol des oisillons. Son chant probablement le plus connu est le joyeux joyeux tchirili, tchirop, tchirop, tchirili, tchirop. Le chant d’accouplement est semblable et s’accompagne de la parade du mâle qui étale sa queue plus haut que sa tête. Le chant territorial ou murmuré hisselli-hisselli est doux et exécuté à la manière d’un ventriloque.

    En plus de son chant, le Merle d’Amérique émet divers cris, du très connu cri d’alarme tchip et du cri de dérangement tuktuk jusqu’au pépiement de mécontentement accompagné d’un mouvement saccadé de la queue. Certains oiseaux chantent en juillet et en août lorsqu’ils muent ou que leurs plumes sont remplacées, mais les chants deviennent plus courts et plus calmes, à l’exception d’un bref regain à la fin de septembre. Même si la plupart des chants cessent à la fin d’octobre, il n’est pas rare d’entendre chanter des Merles en hiver. Les cris se font entendre tout au long de l’année.

  • Le Merlebleu azuré Diane Elaine Taylor Le Merlebleu azuré La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    En Amérique du Nord, on trouve trois espèces de Merlebleu : le Merlebleu azuré (Sialia currucoides), le Merlebleu de l’Est (Sialia sialis) et le Merlebleu de l’Ouest (Sialia mexicana).

    Le Merlebleu azuré appartient à la famille des grives, dont les espèces se retrouvent presque partout dans le monde. Un autre oiseau favori d’Amérique du Nord, le Merle d’Amérique, est aussi une grive.

    Le Merlebleu azuré est plus gros que le Moineau domestique et plus petit que le Merle d’Amérique. Le dos, les ailes et la queue du mâle sont d’un bleu azur vif; sa gorge et sa poitrine sont d’un bleu plus pâle qui s’estompe graduellement jusqu’au blanc de l’abdomen.

    Chez la femelle, les rémiges et les rectrices sont d’un bleu turquoise, et la tête et le dos sont d’un mélange de bleu et de gris délavés. La gorge est d’un brun cendré qui vire graduellement au blanc vers le bas de la poitrine. Les jeunes ressemblent aux femelles, mais présentent une poitrine mouchetée caractéristique de toutes les jeunes grives.

    Signes et sons

    Après un va-et-vient d’une clôture au sol à la recherche de nourriture, il se peut que les Merlebleus azurés disparaissent derrière une crête ou un bouquet d’arbres proche, laissant dans leur sillage un chant mélodieux. Leur chant est plus fort, le plus souvent à l’aurore, durant la saison de reproduction.

  • Le Mésangeai du Canada Megan Lorenz Le Mésangeai du Canada La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    Le Mésangeai Perisoreus canadensis est à peine plus gros qu’un Geai bleu. Au vol, les deux oiseaux présentent des silhouettes singulièrement semblables, bien que le Mésangeai se reconnaisse à ses mouvements plus lents et moins énergiques. De près, le Mésangeai ne peut se confondre avec aucun autre oiseau. Son dos et sa queue sont d’un gris moyen, alors que le ventre présente un coloris légèrement plus pâle. La tête arbore un motif noir et blanc à nul autre pareil. Il possède un bec court et noir, et de grands yeux foncés. Son plumage duveteux et épais lui confère une silhouette ronde qui séduit la plupart des gens. Mais pour l’intéressé, ce plumage abondant sert principalement à se réchauffer pendant les longs mois d’hiver, en particulier les épisodes froids où la température peut chuter à -40 °C pendant plusieurs jours d’affilée.

    Avec leur livrée entièrement gris anthracite, les jeunes qui sortent du nid ressemblent peu aux adultes. De fait, ils sont si dissemblables qu’on a d’abord cru qu’il s’agissait de deux espèces distinctes. Les juvéniles commencent toutefois leur première mue en juillet et revêtent leur plumage d’adulte vers la fin du mois d’août.

  • Le Petit Garrot Leahb Paxon Le Petit Garrot La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    Le Petit Garrot (Bucephala albeola) est le plus petit canard plongeur du Canada. Son plumage noir et blanc vivement contrasté et son activité incessante lui valent une attention sans commune mesure avec sa population relativement restreinte.

    Le Petit Garrot est un oiseau trapu dont le poids moyen atteint 450 g chez le mâle et 340 g chez la femelle. Il est toutefois beaucoup plus lourd au moment de la migration, parce qu’il peut avoir emmagasiné jusqu’à 115 g de réserves de graisse en prévision de son périple. Les chasseurs le qualifient parfois de « patapouf ».

    Le mâle adulte a le dos noir et la poitrine blanche, et ses pattes sont d’un rose vif. Il arbore un triangle blanc à l’arrière de la tête, et chaque aile est traversée sur le long par une large bande blanche. La femelle, de même que le mâle d’un an ou moins, est plus terne; les zones sombres sont gris noirâtre ou brunâtres plutôt que franchement noires, et les blanches ont moins d’éclat et sont moins étendues que chez le mâle adulte. À l’instar de ses cousins, le Garrot à œil d’or et le Bec-scie couronné, le Petit Garrot mâle n’acquiert son plumage d’adulte qu’au cours de son deuxième hiver et commence à se reproduire peu avant d’avoir deux ans.

    Signes et sons

    Le mâle et la femelle sont habituellement silencieux : le seul cri fréquent des Petits Garrots est le croassement rauque qu’émet la femelle lorsque son nid ou sa couvée est menacé.

  • Le Pic mineur Jane Terri Anne St.Germain Le Pic mineur La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) La faune hivernale (30 secondes) La faune hivernale (60 secondes)

    Sur les 198 espèces de pics dans le monde, 13 vivent au Canada. La plus petite et, peut-être, la plus connue des espèces du Canada est le Pic mineur (Picoides pubescens). Il s’agit également du pic le plus commun dans l’Est de l’Amérique du Nord.

    Le Pic mineur est noir et blanc et a une large bande blanche au milieu du dos, qui s’étend des épaules jusqu’au croupion. Des carreaux noirs et blancs se dessinent sous les ailes; la poitrine et les flancs sont blancs. La couronne est noire; les joues et le cou sont marqués de lignes noires et blanches. Le Pic mineur mâle a peu près la même taille que la femelle, sa masse variant entre 21 et 28 g. Le mâle a une petite tache écarlate, comme un pompon rouge, à l’arrière de la couronne.

    Le Pic mineur ressemble beaucoup au Pic chevelu (Picoides villosus), qui est plus gros, mais ces deux oiseaux possèdent quelques caractéristiques différentes. Les rectrices externes du Pic mineur sont striées de noir, tandis que celles du Pic chevelu sont toutes blanches. Du bout du bec au bout de la queue, le Pic mineur mesure de 15 à 18 cm, soit environ 6 cm de moins que le Pic chevelu. Son bec est plus court que sa tête, tandis que celui du Pic chevelu est aussi long, sinon plus. Chez le Pic mineur, les plumes soyeuses de la bande blanche du bas du dos se distinguent de celles du Pic chevelu, qui ressemblent davantage à des cheveux.

    Les pics ont en commun plusieurs caractéristiques qui les distinguent des autres familles d’oiseaux. La plupart des particularités de leur anatomie sont reliées à leur capacité de percer des trous dans le bois. Le bec, droit et en forme de ciseau, est constitué d’un os massif recouvert d’une pellicule dure et assez large au niveau des narines pour répartir la force des coups donnés par l’oiseau. Les narines sont recouvertes de plumes pour empêcher les copeaux et la poudre de bois d’y pénétrer. Les os du bassin sont larges, de sorte que les muscles qui s’y attachent peuvent mouvoir et raidir la queue, ce qui est très important pour grimper.

    Les pics ont une autre particularité anatomique, soit une longue langue munie de poils qui leur permet d’aller chercher la nourriture dans les crevasses et les fentes. Les glandes salivaires sécrètent une substance visqueuse et gluante qui recouvre la langue et en fait, avec les poils, un outil efficace pour capturer les insectes.

    Signes et sons

    Dès février ou mars, un couple de Pics mineurs signale qu’il a pris possession de son territoire de nidification en le parcourant en tous sens et en tambourinant du bec sur des branches sèches ou d’autres objets sonores éparpillés çà et là. Ce tambourinage sert de moyen de communication entre les membres du couple. Le répertoire des cris des Pics mineurs est varié. Ils lancent souvent un tique-tchique-tchérique et, durant la saison de reproduction, ils y ajoutent un cri aigu plaintif.

    Les nouveau-nés lancent un pépiement doux et rythmique qui semble exprimer leur contentement. Lorsqu’un parent entre dans le nid, les jeunes poussent un cri grinçant et suppliant, qui devient plus fort et plus long à mesure que les oisillons grandissent.

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  • Le Pluvier kildir Ted Busby Le Pluvier kildir Le Pluvier kildir, clip vidéo

    Le Pluvier kildir (Charadrius vociferus) est d’une beauté frappante. Il mesure de 23 à 28 cm de la pointe du bec à l’extrémité de la queue, et peut peser jusqu’à 100 g. Il est presque de la même taille que le Merle d’Amérique, mais ses longues pattes le font paraître plus gros. Les deux stries noires sur la poitrine blanche, de même que la queue, le croupion et le bas du dos orangés, constituent ses marques les plus distinctives. Son cou et son front blancs forment un contraste avec son bonnet brunâtre et la bande foncée qui passe sous l’śil et sur la nuque. La partie supérieure du dos et les ailes sont brunes mais, déployées, celles-ci montrent une rayure blanche. Il n’y a pas de distinction marquée entre les sexes ni selon les saisons.

    Signes et sons

    Le bruyant et magnifique Pluvier kildir doit son nom commun et son appellation scientifique à son cri bien particulier. Le mot « kildir » est une représentation onomatopéique du cri de l’oiseau et la seconde partie du nom latin décrit le ton de voix. En effet, dès le début du printemps et durant tout l’été, le mâle et la femelle émettent dans les champs et les terrains à découvert un kill-dî-î retentissant et répété.

  • Le Pluvier siffleur Thinkstock Le Pluvier siffleur Le Pluvier siffleur, clip vidéo Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode) Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes)

    Le Pluvier siffleur (Charadrius melodus) est un petit oiseau qui fréquente les rives des lacs, les barres de sable des rivières et le littoral des océans. Grâce à sa tête et à son dos couleur de sable sec, le Pluvier siffleur se fond bien dans son environnement, ce qui l’aide à se cacher des prédateurs. Il a un croupion blanc et une queue en partie noire, et il porte une bande noire au dessus de son front blanc, ainsi qu’une seule bande pectorale noire (également appelée « collier »), parfois incomplète, qui contraste avec sa poitrine et son ventre blancs. Ses pattes de couleur orange vif s’harmonisent avec son bec orange à l’extrémité noire. Les adultes, qui pèsent entre 43 et 64 g, ont à peu près la taille du merlebleu.

    L’apparence des individus des deux sexes est similaire, mais les bandes noires du mâle sont en général plus larges et plus visibles sur la tête et la poitrine que celles de la femelle et la couleur de son bec est plus vive. Pendant l’hiver, le plumage de l’adulte ressemble à celui des jeunes et ne présente pas de bandes noires sur la tête et la poitrine. Dans les aires d’hivernage, ses pattes orange distinguent le Pluvier siffleur des autres espèces de pluviers.

    Le Pluvier siffleur est la plus rare des six espèces de pluviers « à collier » d’Amérique du Nord. L’unique bande du Pluvier siffleur est en général incomplète chez les oiseaux côtiers et complète chez les oiseaux de l’intérieur. Le Pluvier siffleur est souvent confondu avec le Pluvier semipalmé (Charadrius semipalmatus) de taille semblable, mais dont le corps de la couleur du sable mouillé est plus foncé, qui n’a pas de coupion blanc et dont les bandes noires sur le front, les joues et le cou sont plus prononcées. Sur le plan taxinomique, le Pluvier siffleur se divise en deux sous espèces. La sous espèce circumcinctus est présente dans le nord des Grandes Plaines et dans la région des Grands Lacs. La sous espèce melodus est limitée à la côte de l’Atlantique.

    Signes et sons

    Le chant du Pluvier siffleur est un cri plaintif, parfois décrit comme un sifflement, pip-lo, dont la première syllabe est plus aiguë que la deuxième. Le mâle lance des appels énergiques pendant la parade nuptiale et lorsqu’il creuse le nid, en forme de coupe.

  • Le Pygargue à tête blanche Pam Ann Mullins Le Pygargue à tête blanche La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)

    Le Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) est un très gros oiseau. Haliaeetus signifie « aigle de mer » et leucocephalus désigne sa tête blanche. Ses ailes, bien adaptées au vol plané, sont larges et longues, leur envergure atteignant plus de 2 m. Lorsque l’oiseau est perché, sa hauteur est d’environ 76 cm et les individus pesant plus de 7 kg ne sont pas rares. De façon générale, les femelles sont plus grosses que les mâles et les juvéniles sont plus gros mais plus légers que les adultes du même sexe. Les pygargues se reproduisant dans le Sud des États-Unis sont plus petits que ceux qui le font plus au nord.

    Les mâles et les femelles ont un plumage identique. La livrée des adultes est brun foncé (presque noire) et contraste vivement avec les plumes blanches de la tête et de la queue ainsi qu’avec le bec, les yeux et les pattes jaunes. Ce n’est qu’à l’âge de quatre ou cinq ans que les Pygargues à tête blanche ont cette coloration distinctive. Les ornithologues amateurs peuvent confondre les pygargues plus jeunes avec d’autres oiseaux, comme l’Urubu à tête rouge et l’Aigle royal.

    Pour tuer et manipuler ses proies, il utilise son bec épais, ses larges serres et ses énormes pieds munis de petites protubérances épineuses appelées spicules.

    Signes et sons

    Le répertoire de manifestations vocales du Pygargue à tête blanche est assez limité. Sa voix porte loin et ressemble au cri des goélands, qui serait décomposé en une série de notes.

  • Le Starique de Cassin Oscar Johnson Le Starique de Cassin S.O.S. Océan (webisode) Forêt pluviale (30 secondes) Forêt pluviale (60 secondes)

    Le Starique de Cassin (Ptychoramphus aleuticus) appartient à la grande et prospère famille des pingouins (Alcidae), qui habite dans le nord des océans Atlantique, Pacifique et Arctique. Le Starique de Cassin pourrait être l’un des oiseaux de mer les moins connus et les plus rarement vus en Colombie-Britannique bien qu’il soit l’un des plus nombreux. On estime que le territoire de cette province héberge quatre millions de Stariques de Cassin, mais ces oiseaux sont difficiles à voir et à étudier parce qu’ils passent la plus grande partie de leur vie en haute mer.

    Le plumage du Starique de Cassin va de pair avec le caractère réservé de cet oiseau : il est d’un gris brunâtre terne en toute saison, et seule une raie blanche au-dessus des yeux, trop petite pour être vue à distance, l’enjolive. Les parties de l’oiseau qui ne sont pas recouvertes de plumes sont plus colorées. Les pieds sont d’un bleu vif, et une tache rose pâle orne la partie inférieure du bec. Les yeux, d’abord bruns, deviennent d’un gris métallique frappant chez l’adulte.

    On retrouve en Colombie-Britannique d’autres membres de la famille Alcidae, soit le Macareux huppé, le Macareux rhinocéros, le Guillemot à cou blanc, le Guillemot marbré, le Guillemot marmette et le Guillemot colombin.

    Signes et sons

    Tout comme beaucoup d’oiseaux nocturnes, les Stariques de Cassin en colonies crient pour retrouver leur compagnon et leur petit pendant la nuit. En mai et en juin, aux petites heures du matin, ils font un tintamarre qui rappelle celui des rainettes crucifères et d’autres grenouilles qui coassent en groupe. Lorsqu’il y en a des milliers, le bruit est assourdissant. Le vacarme nocturne prend fin une fois que les petits ont quitté le nid, et seul le cri des oiseaux qui s’accouplent tardivement se fait entendre à l’occasion. Vers la fin de juillet, les colonies sont désertes et silencieuses.

  • Les lagopèdes Thinkstock Les lagopèdes Le lagopède, clip vidéo La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes) La toundra (30 secondes) La toundra (60 secondes)
    Plumage d'hiver du mâle

    Les lagopèdes sont au nombre des quelques espèces plus résistantes de la famille des phasianidés qui passent la majeure partie de leur existence au sol, à proximité de la limite des arbres. Trois espèces vivent en Amérique du Nord : le Lagopède des saules (Lagopus lagopus), le Lagopède à queue blanche (Lagopus leucurus)et le Lagopède alpin (Lagopus mutus).

    Comme les autres phasianidés, les lagopèdes ont un corps trapu, la queue et les pattes courtes et les ailes, petites et arrondies. Le poids du Lagopède des saules varie entre 450 et 800 g, celui du Lagopède à queue blanche est d’environ 350 g, tandis que celui du Lagopède alpin est intermédiaire.

    Toutes les espèces de lagopèdes ont les doigts emplumés (caractéristique unique chez les gallinacés), ce qui leur permet de marcher plus facilement dans la neige. Le plumage de leurs ailes est blanc en tout temps de l’année. Les caroncules rouges gonflables au-dessus des yeux sont particulièrement évidentes chez les mâles durant la période des combats territoriaux et des accouplements, mais plus pâles ou à peine visibles chez les femelles.

    Les lagopèdes ont la particularité de changer de plumage trois fois par année et non pas deux, comme la plupart des autres oiseaux. En toute saison, leur plumage leur permet de bien se confondre avec le milieu ambiant, surtout les femelles. En hiver, les deux sexes des trois espèces sont presque entièrement blancs., La queue du Lagopède à queue blanche demeure toujours blanche, alors que celle du Lagopède des saules et du Lagopède alpin reste noire toute l’année. En hiver, les mâles (et certaines femelles) du Lagopède alpin montrent une raie noire du bec à l’œil, ce qui donne l’impression que ces oiseaux portent des verres fumés pour se protéger de la cécité des neiges. Cette particularité permet de les distinguer du Lagopède des saules mâle.

    La mue (le changement de plumage) progresse de la tête vers la queue chez les lagopèdes. Dès que s’amorce la fonte des neiges, les femelles acquièrent leur plumage nuptial rayé où prédominent le brun, l’or et le noir. Les femelles des trois espèces sont difficiles à distinguer au printemps, mais celles du Lagopède à queue blanche se reconnaissent à leur coloration générale plus sobre. Chez les mâles, la mue débute plus tardivement.

    Au début de la saison de nidification, les mâles du Lagopède des saules ont la tête, le cou et la poitrine d’un roux marron caractéristique et le reste du corps blanc. Une fois la mue estivale achevée, la coloration brun marron s’étend à tout le corps, sauf les parties inférieures de l’abdomen et les ailes.

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  • Les oiseaux de mer Les plongeons (30 secondes) Les plongeons (60 secondes) L'Arlequin plongeur, clip vidéo Le Goéland argenté, clip vidéo La Sterne de Dougall, clip vidéo Le Fou de bassan, clip vidéo S.O.S. Océan (webisode) Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes)
    Sterne pierregarin

    Sterne pierregarin

    Quiconque a visité des régions côtières connaît bien les goélands, ces gracieux oiseaux aux longues ailes qui pullulent sur les plages et dans les ports, quémandant hardiment de la nourriture. Les goélands appartiennent à une famille d’oiseaux qui vivent principalement en mer, soit sur le littoral, soit au large. Il existe dans le monde plus de 350 espèces d’oiseaux qui vivent partiellement ou exclusivement en mer, d’où leur nom commun d’« oiseaux marins » ou « oiseaux de mer ».

    Le tableau ci-dessous présente les 14 familles d’oiseaux marins et montre le nombre approximatif d’espèces appartenant à chacune (le nombre exact d’espèces est constamment révisé, à mesure que la recherche génétique révèle que certains oiseaux d’apparence pourtant très similaire sont génétiquement si dissemblables qu’ils constituent en fait des espèces différentes). Les espèces appartenant aux familles des albatros, des pingouins, des frégates, des fous de Bassan, des manchots, des pétrels, et des océanites tempête, se nourrissent exclusivement en mer. En outre, de nombreuses espèces de cormorans, de grèbes, de mouettes, de goélands, de labbes, de plongeons huards, de pélicans et de sternes se nourrissent exclusivement ou principalement en mer. Les phalaropes sont les seuls oiseaux de rivage qui se nourrissent en mer.

    Le tableau ci-dessous présente les 15 familles regroupant les oiseaux de mer et montre le nombre approximatif d’espèces appartenant à chaque famille. (Les ornithologues, ou spécialistes des oiseaux, en révisent constamment le nombre exact. En effet, la recherche génétique révèle que certains oiseaux d’apparence pourtant très similaire sont génétiquement si dissemblables qu’ils constituent en fait des espèces différentes.) Les espèces appartenant aux familles des albatros, des fous, des frégates, des manchots, des océanites, des pingouins et des puffins et fulmars se nourrissent exclusivement en mer. Pour leur part, de nombreuses espèces de cormorans, de goélands, de grèbes, de labbes, de mouettes, de pélicans, de plongeons et de sternes se nourrissent entièrement ou principalement en mer. Les phalaropes sont les seuls oiseaux de rivage qui se nourrissent en mer.

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  • Les oiseaux de rivage Le Pluvier siffleur, clip vidéo Le Pluvier kildir, clip vidéo Les terres humides (30 secondes) Les terres humides (60 secondes) Le secret des terres humides (webisode) Les espèces en péril au Canada (30 secondes) Les espèces en péril au Canada (60 secondes)
    Silhouette d'un oiseau de rivage

    Les oiseaux de rivage constituent l’un des groupes d’oiseaux les plus intéressants, les plus importants et les plus spectaculaires du Canada. De nombreuses espèces composent la grande famille des oiseaux de rivage, y compris les pluviers, les huîtriers, les avocettes, les échasses, les tournepierres, les bécasseaux, et les maubèches, les chevaliers, les bécassines, les barges, les courlis et les phalaropes.

    Pour les novices, de nombreuses espèces d’oiseaux de rivage, en particulier les petits bécasseaux, semblent quelque peu similaires, présentant des variations d’un même modèle aux longues pattes, au bec allongé, aux ailes fortes et pointues et au corps fuselé. Ces caractéristiques sont toutes représentatives du mode de vie des oiseaux de rivage — de longues pattes pour marcher dans l’eau, dans les vasières ou dans les marais, un bec allongé pour fouiller la toundra de l’Arctique ou différents types de sols à la recherche de petits invertébrés, et de longues ailes et un corps fuselé adaptés à des vols rapides sur de longues distances.

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  • Les plongeons Rick McKenzie Les plongeons Les plongeons (30 secondes) Les plongeons (60 secondes) La forêt boréale (30 secondes) La forêt boréale (60 secondes)
    Profiles de plongeons

    Les plongeons, tout comme les canards, les oies et bernaches, et les grèbes, sont des oiseaux aquatiques, mais sont classés séparément par les scientifiques. Il en existe cinq espèces : le Plongeon catmarin (Gavia stellata), le Plongeon du Pacifique (Gavia pacifica), le Plongeon arctique (Gavia arctica), le Plongeon à bec blanc (Gavia adamsii) et le Plongeon huard (Gavia immer). Le Plongeon huard est l’espèce la mieux connue de la plupart des Canadiennes et des Canadiens, son aire de reproduction couvrant presque tout le Canada.

    En été, le Plongeon huard a une apparence très frappante en raison de son dos parsemé de taches noires et blanches comme un damier, de sa tête noire et lustrée, de son abdomen et de ses tectrices sous-alaires (situées en dessous de l’aile) blancs, ainsi que de son collier blanc caractéristique autour de la gorge. Les oiseaux immatures ont tendance à avoir un plumage grisâtre et, l’hiver, tous les plongeons ont aussi un plumage grisâtre. Les plumes de l’abdomen et les tectrices sous-alaires restent blanches toute l’année.

    Les plongeons ont l’habitude de nager à demi submergés, ce qui les distingue des autres oiseaux aquatiques, tels les canards et les oies. Les plongeons ressemblent beaucoup aux grèbes, mais ils sont plus gros, leur cou est plus large et leur bec est plus long. En vol, ils ont la tête et le cou inclinés vers le bas, et leurs pattes, serrées contre l’arrière de leur corps, dépassent de leur queue, ce qui les fait paraître bossus.

    Le mâle et la femelle se ressemblent, bien que le mâle soit généralement plus grand. Les adultes sont corpulents, pesant de 2,7 kg à plus de 6,3 kg et mesurent près un mètre de l’extrémité du bec à celle des pattes étendues. Le bec est très gros, sa longueur moyenne étant de 7,5 cm, et il reste noir toute l’année.

    Le squelette et le système musculaire des plongeons sont adaptés à la nage et à la plongée. Les plongeons ont une forme aérodynamique. Leurs pattes sont placées tout à l’arrière de leur corps, ce qui en fait d’excellents nageurs, mais les rend maladroits sur la terre ferme. Lorsqu’ils plongent, leur tête peut être dans le prolongement direct de leur cou, ce qui diminue la résistance, et ils nagent efficacement grâce aux muscles puissants de leurs pattes.

    Le petit Plongeon catmarin a une tache triangulaire brun rougeâtre sur la gorge. La tête et le cou sont gris ardoise pâle et la nuque est rayée de fines lignes blanches. Les ailes et le dos sont d’un gris brunâtre et légèrement tachetés. Le dessous de l’oiseau est blanc.

    Le petit Plongeon catmarin

    Le petit Plongeon catmarin
    Photo: USFWS/Dave Menke

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