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Marie D, Carpe Diem

J'habite en Mauricie au bord d'un lac, et pour s'y render, il faut emprunter un petit chemin de terre de 1 km qui est bordé dans ses premiers 400 m d'un petit champ de fourrage d'un côté et d'un champ de maïs de l'autre. Il y a quelques années des chevreuils (au nombre de six) y ont passé l'été. On les voyait presqu'à tous les jours à manger, à l'orée du bois, ou bien le soir à s'y prélasser, coucher dans le champs nous regarder calmement passer. Qu'ils étaient beaux, on ne se tannait pas de les observer. Et l'été suivant une autre espèces a occupé les lieux. Nos amis les ours. A partir du moment où le maïs était mûr, on les a rencontré à toutes heures du jours ou de la nuit. Il y en avait sept ou huit qui venaient s'y régaler. Ce qui évidemment n'a pas fait le bonheur du cultivateur qui en a tué quelques un. Moi je trouvait pourtant qu'il y avait assez de maïs pour tout le monde. Enfin il semble qu'il y ait un "sentier de bêtes" qui soit emprunté au cours des ans par tout ce qui a quatre pattes. Et puis, le printemps passé, surprise!!! En prenant ma marche un matin dans le chemin avec ma chienne Labrador (par chance je l'avais en laisse pour une rare fois), un coyote sort du bois à quelques 30 pieds devant nous dans le chemin. Il nous a regardé et a tranquillement continué son chemin, a traversé le petit champ pour ensuite emprunter le "sentier des bêtes" dans le bois. A partir de ce jour c'est arrivé deux autres fois d'être pratiquement face à face avec le coyote. Et tout l'été la meute nous a gratifié de concerts le soir, la nuit ils nous réveillaient et on restait éveillé à les écouter, si près de la maison. Magnifique. Mais encore une fois le fermier en a abattu un, car la meute avait goûté à son élevage de veaux !!! J'ai déjà hâte à l'été prochain pour voir qui cette fois empruntera le "sentier des bêtes."

Marie D