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Les tortues d'eau douce

Photo: Thinkstock

Tortue d'eau douce

Au premier regard

Painted Turtle

  • Les tortues d’eau douce sont des reptiles, comme les serpents et les lézards.
  • Huit espèces de tortues d’eau douce indigènes vivent au Canada. Toutes sont en péril, ou comprennent une population ou une sous-espèce en péril.
  • Leur carapace leur sert principalement de protection contre les prédateurs.
  • Elles ont toutes besoin d’un accès à l’eau et à la terre pour les diverses étapes de leur cycle de vie.
  • Elles peuplent divers habitats d’eau douce : toutes sortes de zones humides, les lacs, les ruisseaux et les rivières.


Description

Stinkpot

Les tortues d’eau douce sont des reptiles, comme les serpents, les crocodiles et les lézards. Comme les autres reptiles, elles sont dites ectothermes ou « à sang-froid », ce qui signifie que leur température interne correspond à celle de leur environnement. Les reptiles ont aussi ont une peau écailleuse, qui leur permet, contrairement à la plupart des amphibiens, de vivre hors de l’eau. Aussi comme la plupart des espèces de reptiles, les tortues pondent des œufs (ils sont ovipares). Mais ce qui les rend différentes est leur carapace. Celle-ci, située sur leur dos et renforcée d’un plastron sur leur ventre, est constituée de plaques osseuses. Ces os sont couverts de kératine (comme les ongles humains) ou de peau coriace ayant l’aspect du cuir, selon les espèces. Toutes les tortues d’eau douce canadiennes peuvent rentrer dans leur carapace et y cacher leur corps entier, à l’exception de la chélydre serpentine (Chelydra serpentina). Cette carapace est souvent considérée comme l’armure la plus efficace du règne animal, car elle permet le plus souvent aux tortues adultes de survivre d’une année sur l’autre. Les tortues bénéficient en effet d’une impressionnante durée de vie pour de si petits animaux. Par exemple, la tortue mouchetée (Emydoidea blandingi) peut vivre plus de 70 ans! La plupart des autres espèces peuvent vivre plus de 20 ans.

Il existe environ 320 espèces de tortues dans le monde, habitant une grande diversité d’écosystèmes terrestres, d’eau douce et marins sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique et de ses eaux. Au Canada, huit espèces indigènes de tortues d’eau douce (et quatre espèces de tortues marines) peuvent être observées. Une autre espèce, la tortue de l’Ouest (Clemmys marmorata), est maintenant disparue du Canada, n’étant plus présente dans son aire de répartition canadienne. En outre, la tortue tabatière (Terrapene carolina) possède une si petite population qu’elle a presque disparu du Canada, ou les quelques individus présents sont en réalité des animaux de compagnie relâchés dans la nature. Davantage de recherches sont nécessaires pour savoir si ces tortues sont encore des individus indigènes. Enfin, la tortue à oreilles rouges (Trachemys scripta elegans) a été introduite au Canada comme des animaux de compagnie relâchés et donc n’est pas une espèce indigène.

Blanding's Turtle

Nos tortues d’eau douce se présentent sous diverses formes, couleurs et tailles. Chez certaines espèces, les mâles adultes sont plus petits que les femelles adultes, chez d’autres le contraire, mais la plupart des espèces présentent peu de dimorphisme sexuel, si bien que les mâles et les femelles sont presque identiques. Habituellement, les tortues d’eau douce sont plus petites que les espèces marines, et leurs apparences sont plus variées. Elles se sont adaptées et se sont spécialisées pour vivre dans une grande diversité d’habitats, et peuvent donc sembler assez différentes d’une espèce à l’autre. La chélydre serpentine et la tortue-molle à épines (Trionyx spiniferus) sont probablement deux de nos tortues les plus distinctives. Bien que ces deux espèces soient les plus grandes tortues d’eau douce au Canada, elles ont des apparences très différentes. La tortue-molle est essentiellement aquatique, ce qui rend sa carapace plate et molle nécessaire pour se cacher dans la boue au fond de l’eau. En outre, son long cou et son museau pointu facilitent sa respiration lorsqu’elle reste presque complètement immergée. La chélydre serpentine à l’allure préhistorique est aussi le plus souvent aquatique, mais le fait qu’elle ne peut pas se retirer dans sa carapace ainsi que son régime alimentaire valent à cette espèce son long cou et sa très forte mâchoire qui lui permettent de chercher sa nourriture et de se défendre.

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Habitat et habitudes

Spiny Softshell

Les tortues d’eau douce sont actives, au Canada, d’avril à octobre. Elles deviennent actives au printemps, lorsque les températures de l’eau et de l’air sont comprises entre 15 et 20 °C. Les tortues ponctuées sont parmi les premières tortues d’eau douce à devenir actives au printemps. Pendant leur période d’activité, une journée type des tortues consiste à se reposer, à se prélasser au soleil, et à chercher de la nourriture. Toutes les tortues se prélassent ainsi au soleil, que ce soit hors de l’eau ou simplement à la surface. Ce comportement leur permet de réguler la température de leur corps (puisqu’il s’agit d’animaux ectothermes), est bénéfique pour leur peau et leurs carapaces, et accélère leur métabolisme. Bien que la plupart des tortues soient diurnes (actives pendant la journée), la chélydre serpentine et la tortue musquée de l’Est (Sternotherus odoratus), ou sternothère odorant, peuvent rechercher de la nourriture pendant la nuit.

Les tortues d’eau douce peuplent une grande variété d’habitats, y compris la plupart des zones humides (même les tourbières inhospitalières!), les lacs et les rivières. Pourtant, la plupart préfèrent les eaux peu profondes et les courants lents, dont le fond est constitué de boue meuble et où pousse une végétation aquatique où elles peuvent se cacher. La seule exception est la tortue des bois (Glyptemys insculpta), qui préfère les substrats durs et les eaux claires. Toutes les tortues d’eau douce ne sont pas bonnes nageuses, aussi un substrat sur lequel elles peuvent marcher au fond de l’eau est un élément nécessaire pour certaines espèces.

Mais même si elles sont reconnues comme des animaux aquatiques, toutes les tortues d’eau douce dépendent de la terre pour leur survie. En effet, elles ont toutes besoin de sortir de l’eau pour des périodes de temps plus ou moins long, selon les espèces. Certaines ne viennent à terre que pour pondre leurs œufs, et restent dans l’eau le reste de l’année. C’est le cas de la tortue musquée de l’Est et de la chélydre serpentine. La tortue-molle à épines, qui est aussi bien adaptée à la vie aquatique, peut même absorber l’oxygène dissous dans l’eau à travers sa peau. D’autres, comme la tortue peinte (Chrysemys picta) et la tortue géographique (Graptemys geographica), sortent en été tous les jours sur des troncs d’arbres ou des rochers pour se prélasser au soleil. Mais certaines espèces, même si elles ont encore besoin d’un accès à l’eau pendant certaines périodes de leur cycle de vie, peuvent passer des périodes plus longues sur terre. C’est le cas de la tortue des bois, qui habite les forêts, les terres agricoles et les prairies pas trop éloignées de l’eau pendant une grande partie de sa période d’activité. Cette espèce est considérée comme la plus terrestre de nos tortues, mais la tortue mouchetée et la tortue ponctuée (Clemmys guttata) peuvent également être observées errant hors de l’eau, à proximité du rivage, surtout au printemps. La tortue mouchetée peut même se déplacer sur terre sur de grandes distances pour aller d’une zone humide à une autre, ou pour atteindre son site de nidification.

Map Turtle Basking

Dans l’eau ou hors de l’eau, les tortues d’eau douce adultes ont quelques prédateurs, comme des oiseaux, des mammifères et d’autres tortues. En dehors de leurs carapaces, certaines espèces ont développé des mécanismes de défense pour se protéger. Par exemple, les tortues qui sont surprises en train de se prélasser au soleil sautent rapidement dans l’eau, incitant les autres à en faire de même. La mâchoire et les griffes puissantes de la chélydre serpentine sont également d’excellents outils pour dissuader tout prédateur potentiel. La tortue musquée de l’Est est aussi appelée sternothère odorant parce qu’elle peut libérer un liquide nauséabond décourageant les assaillants éventuels.

L’hiver, lorsque les températures deviennent trop froides pour leurs métabolismes, toutes les tortues d’eau douce s’abritent sous l’eau pour hiberner. Elles s’enfoncent généralement dans le substrat, ou le sable, ou la boue, ou parmi des cailloux situés au fond de leur habitat aquatique, sous la couche de glace, car elles ne peuvent pas survivre si elles sont complètement gelées. Elles se mettent en état de dormance, ralentissant leur métabolisme afin d’économiser de l’énergie, et utilisent aussi peu d’oxygène que possible. La chélydre serpentine peut survivre aux mois d’hiver en étant complètement recouverte de boue, nécessitant très peu d’oxygène dans l’eau.

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Aire de répartition

Les tortues d’eau douce sont présentes dans toutes les provinces du Canada, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador. Elles sont absentes de tous les territoires, puisque les y sont trop longs pour permettre à ces reptiles de prospérer. La plupart des espèces sont limitées au sud de l’Ontario (où toutes les espèces peuvent être observées) et au Québec, tandis que deux autres se trouvent également dans les Provinces maritimes ou dans le sud du Manitoba et de la Saskatchewan. Une seule espèce est présente d’un océan à l’autre : la tortue peinte. Elle occupe la plus vaste distribution au Canada. Ses sous-espèces orientales se trouvent en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, ses sous-espèces centrales dans le sud de l'Ontario et au Québec, et ses sous-espèces occidentales dans le centre et l’ouest de l’Ontario, jusqu’en Colombie-Britannique.

Distribution of the Painted Turtle in Canada. The purple area shows the distribution of the Western subspecies, the orange, the Midlands subspecies, and the yellow, the Eastern subspecies. ©Wild About Turtles, Canadian Wildlife Federation

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Alimentation

Snapping Turtle

Contrairement à la plupart des autres reptiles, les tortues n’ont pas de dents. Elles se servent de leurs mâchoires, de leurs puissants becs cornés et de leurs griffes pour saisir et déchirer leur nourriture. Si les morceaux sont assez petits, elles peuvent les avaler en entier, sinon elles les mâchent à l’aide de leurs becs et de leurs mâchoires. Nos tortues d’eau douce sont omnivores : elles mangent à la fois du matériel végétal et animal, dans des proportions différentes selon les espèces ou l’âge des individus. Globalement, l’alimentation des tortues comprend des plantes aquatiques et terrestres, des invertébrés comme des escargots, des limaces, des vers de terre, des écrevisses et des insectes, et même des vertébrés comme des poissons, des amphibiens et d’autres tortues dans certains cas.  Certaines consomment davantage de matières végétales, comme la tortue des bois, tandis que d’autres ont une alimentation plus carnivore, comme la chélydre serpentine, qui consomme la plupart du temps des charognes. La plupart des tortues d’eau douce se nourrissent uniquement sous l’eau, en embuscade dans la boue, en attente d’une proie ou en recherchant activement une. D’autres, comme la tortue mouchetée et la tortue des bois, sont capables d’attraper de la nourriture sur terre aussi. En effet, certains pensent que la tortue des bois piétine le sol, imitant le son de la pluie, pour faire sortir les vers de terre et les attraper.

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Reproduction

Snapping Turtle Hatchling

La reproduction commence à la maturité sexuelle, lorsque les tortues sont âgées de 10 à 20 ans, selon les espèces. Ce processus commence dès l’arrivée du printemps, et la parade nuptiale entre mâles et femelles peut se produire à tout moment jusqu’à l’automne. L’accouplement a lieu sous l’eau, et les œufs contenus dans les femelles sont alors fécondés. Chez certaines espèces, les femelles peuvent stocker le sperme d’un mâle pour fertiliser des séries d’œufs plus tard, parfois des années après! Les femelles de diverses espèces de tortues d’eau douce sont en mesure de produire des séries d’œufs engendrées par plusieurs mâles simultanément.

Quand elles sont prêtes à pondre leurs œufs, les femelles creusent leurs nids dans le sable ou la terre, à proximité de leurs habitats aquatiques. De cinq (pour la tortue ponctuée) à 100 (pour la chélydre serpentine) œufs sont ensuite pondus, et sont souvent recouverts par la femelle à l’aide de ses pattes arrière. À l’exception de la tortue des bois et de la tortue-molle à épines, c’est la température du nid pendant l’incubation qui détermine si un nouveau-né sera mâle ou femelle. Les températures plus élevées provoquent la naissance de femelles, tandis que les températures plus basses provoquent celle de mâles.

La femelle quitte le nid après avoir pondu ses œufs, et les nouveau-nés naissent sans soins parentaux. Après leur naissance, les nouveau-nés de la plupart des espèces se dirigent instinctivement vers l’eau, où ils peuvent plus facilement se cacher des prédateurs. Les nouveau-nés des tortues peintes et des tortues géographiques peuvent naître à l’automne, ce qui a pour conséquence qu’ils restent dans le nid jusqu’au printemps suivant. Ils peuvent survivre tout l’hiver à des températures aussi basses que -10 °C grâce aux produits chimiques antigel qu’ils produisent pour que leurs cellules ne gèlent pas et demeurent en bon état. Ils ne disposent de cette capacité qu’au cours de leur premier hiver, après quoi ils doivent se diriger vers l’eau.

Même si une même femelle peut pondre chaque année plusieurs séries d’œufs, très peu de nouveau-nés atteignent l’âge adulte. La prédation des nids est très courante, des mammifères ou oiseaux mangent souvent les œufs laissés par la femelle, parfois même quand celle-ci est encore présente! Il peut donc prendre plusieurs années à produire un descendant vivant. C’est, selon certains experts, la raison de la longévité impressionnante des tortues. Mais les nouveau-nés qui survivent grandissent rapidement jusqu’à maturité, et si les conditions s’y prêtent des individus de certaines espèces continuent à grandir toute leur vie.

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Conservation

Spotted Turtle

Les tortues sont sur Terre depuis plus de 200 millions d’années, et ont survécu à des événements majeurs comme l’extinction des dinosaures et de nombreuses ères glaciaires, entre autres choses. Aujourd’hui, nos tortues d’eau douce sont confrontées à un nouveau défi : l’activité humaine. Le fait que les tortues d’eau douce nécessitent des habitats à la fois terrestres et aquatiques pour survivre rend leur conservation relativement complexe, car une seule espèce dépend en conséquence de la protection de nombreux types d’habitats. Le recours à plusieurs types d’habitats tout au long de l’année augmente aussi le nombre de menaces.

Malheureusement, les tortues d’eau douce sont donc soumises à des épreuves difficiles. Au Canada, toutes les espèces sont ainsi soit en péril, soit possèdent une population ou une sous-espèce en péril.

Tableau 1 : Espèces de tortues indigènes en péril au Canada, selon la Loi sur les espèces en péril. 

 Espèces Statut en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP)
 Chélydre serpentine  Préoccupante
Tortue musquée de l’Est  Menacée
Tortue peinte de l’Ouest
Population de la côte pacifique
En voie de disparition

Tortue peinte de l’Ouest
Population des Rocheuses-Intermontagnarde

Préoccupante
Tortue géographique, sous-espèce du Nord Préoccupante
Tortue mouchetée
Population de Nouvelle-Écosse
En voie de disparition
Tortue mouchetée
Population des Grands Lacs/Saint-Laurent
Menacée
Tortue des bois Menacée
Tortue ponctuée En voie de disparition
Tortue-molle à épines Menacée

Map Turtles

De nombreuses menaces pèsent sur nos tortues d’eau douce. La dégradation, la fragmentation et la perte de leurs habitats aquatiques et terrestres constituent les plus grandes menaces, ainsi que les espèces exotiques envahissantes (comme la tortue à oreilles rouges dans certaines régions, ou les plantes aquatiques envahissantes), la pollution, la propagation de maladies et les changements climatiques entraînant des sécheresses, qui contribuent de concert à la diminution des populations de tortues. Parmi les autres menaces figurent des perturbations humaines comme la circulation des bateaux (responsables de collisions ou de blessures provoquées par les hélices), les collisions avec des véhicules à moteur, les prises accidentelles dans les filets de pêche et la collecte illégale pour le commerce des animaux de compagnie.

Hormis les menaces mentionnées ci-dessus, même dans les habitats protégés les plus préservés, les recherches menées en Ontario ont montré que presque tous les nids de tortues sont détruits dans les 48 heures suivant la ponte. Les coupables?  Les prédateurs naturels, comme les ratons laveurs et les mouffettes, dont les populations ont augmenté en raison de la proximité des humains, qui leur fournissent des sources supplémentaires de nourriture. Ces mammifères se nourrissent des œufs et des nouveau-nés, qui sont des cibles faciles. C’est pourquoi les populations de tortues de l’Ontario, dans les zones urbaines et rurales, se composent principalement d’adultes, car trop peu de nouveau-nés atteignent l’âge adulte.

Alors que fait-on pour aider nos tortues d’eau douce? Les Espèces en péril ayant les statuts d’espèce En voie de disparition et Menacée ainsi que leurs résidences sont protégées en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Dans le cas des espèces Préoccupantes, des plans de gestions sont créés afin de faciliter leur rétablissement. Davantage de recherches doivent aussi être menées sur les Espèces en péril pour étudier tout ce que nous pouvons à leur sujet, afin de parvenir à mieux les protéger. Dans de nombreuses régions, les scientifiques collaborent avec des bénévoles pour surveiller les populations de tortues en péril. Certains individus peuvent aussi être étiquetés avec des émetteurs radioélectriques, qui nous permettent de les suivre et de recueillir des données précieuses sur leurs habitudes de déplacement et l’utilisation de leurs habitats. Ces données nous aident également à savoir exactement comment une population se porte, et comment elle réagit aux altérations de son environnement. Si le nombre de jeunes individus est jugé trop faible, les scientifiques peuvent essayer de protéger les nids et les œufs en installant des cages autour. Ces cages permettent aux nouveau-nés de sortir, tout en empêchant les prédateurs d’entrer.  Une autre méthode consiste à ramasser les œufs et à les laisser incuber dans un incubateur artificiel dans un laboratoire, puis à les libérer sur le site de nidification une fois qu’ils sont éclos. Ces méthodes peuvent contribuer à accroître les effectifs des tortues à long terme.

D’autres recherches consistent à essayer de modifier les méthodes de pêche afin d’empêcher les captures accidentelles de tortues par les engins de pêche, et à étudier la diversité génétique de certaines populations pour voir comment elles peuvent résister aux altérations de leurs habitats.

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Ce que vous pouvez faire

  • Lorsque vous conduisez, si vous voyez un panneau indiquant un passage de tortues, ralentissez et guettez les tortues sur la route!

    Snapping Turtle Crossing the Road

  • Apprenez comment manipuler les tortues si vous habitez dans une région où elles sont fréquentes, de sorte que vous soyez prêt à agir si vous voyez une tortue traverser la route. Si vous devez déplacer une tortue, déplacez-la en toute sécurité sur le côté vers lequel elle se dirigeait.
  • Signalez vos observations de tortues à votre atlas provincial, car ce que vous avez vu peut être utile pour les chercheurs.
  • Participez à un nettoyage des berges afin de débarrasser les habitats des tortues des déchets (mais laisser les arbres morts et les branches, car ils peuvent constituer des endroits idéaux pour se prélasser au soleil!)
  • Voyez s’il existe des projets de recherche sur les tortues dans votre région qui pourraient avoir besoin de l’aide de bénévoles, et participez!
  • Si vous apercevez une tortue qui vous paraît en sécurité, observez-la de loin, car si vous la dérangez, vous pourriez la stresser.
  • Parlez des tortues autour de vous! Partagez votre amour pour les tortues du Canada avec vos amis et les membres de votre famille. Faites-leur savoir pourquoi la protection des tortues et de leurs habitats est importante pour vous. Plus les gens en savent sur les tortues, mieux c’est!

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Ressources

Réseau canadien de conservation des reptiles et des  amphibiens

Réviseurs scientifiques

Sylvain Giguère
Service canadien de la faune
Environnement Canada

Patrick Paré 
Biologiste, M.Sc.
Directeur, Recherche et Conservation
Zoo de Granby

Yohann Dubois
Biologiste, M.Sc.
Direction générale de l'expertise sur la faune et ses habitats
Secteur de la faune
Ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
Gouvernement du Québec

Melissa Lefebvre
Spécialiste en éducation
Fédération canadienne de la faune

Jean-François Déry
Service canadien de la faune
Environnement Canada

Marie-France Gravel
Service canadien de la faune
Environnement Canada

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 2014. Tous droits réservés.

Texte: Annie Langlois