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Le Pic mineur

Photo: Jane Terri Anne St.Germain

Le Pic mineur

Au premier regard

Le Pic mineur
Photo : Gordon Court

Cet oiseau :

  • niche dans un trou pratiqué dans un arbre par les adultes
  • a une longue langue munie de poils et une salive visqueuse et gluante qui l’aident à attraper les insectes
  • vit toute l’année presque partout en Amérique du Nord
  • est le pic le plus commun dans l’Est de l’Amérique du Nord


Description

Sur les 198 espèces de pics dans le monde, 13 vivent au Canada. La plus petite et, peut-être, la plus connue des espèces du Canada est le Pic mineur (Picoides pubescens). Il s’agit également du pic le plus commun dans l’Est de l’Amérique du Nord.

Le Pic mineur est noir et blanc et a une large bande blanche au milieu du dos, qui s’étend des épaules jusqu’au croupion. Des carreaux noirs et blancs se dessinent sous les ailes; la poitrine et les flancs sont blancs. La couronne est noire; les joues et le cou sont marqués de lignes noires et blanches. Le Pic mineur mâle a peu près la même taille que la femelle, sa masse variant entre 21 et 28 g. Le mâle a une petite tache écarlate, comme un pompon rouge, à l’arrière de la couronne.

Le Pic mineur ressemble beaucoup au Pic chevelu (Picoides villosus), qui est plus gros, mais ces deux oiseaux possèdent quelques caractéristiques différentes. Les rectrices externes du Pic mineur sont striées de noir, tandis que celles du Pic chevelu sont toutes blanches. Du bout du bec au bout de la queue, le Pic mineur mesure de 15 à 18 cm, soit environ 6 cm de moins que le Pic chevelu. Son bec est plus court que sa tête, tandis que celui du Pic chevelu est aussi long, sinon plus. Chez le Pic mineur, les plumes soyeuses de la bande blanche du bas du dos se distinguent de celles du Pic chevelu, qui ressemblent davantage à des cheveux.

Les pics ont en commun plusieurs caractéristiques qui les distinguent des autres familles d’oiseaux. La plupart des particularités de leur anatomie sont reliées à leur capacité de percer des trous dans le bois. Le bec, droit et en forme de ciseau, est constitué d’un os massif recouvert d’une pellicule dure et assez large au niveau des narines pour répartir la force des coups donnés par l’oiseau. Les narines sont recouvertes de plumes pour empêcher les copeaux et la poudre de bois d’y pénétrer. Les os du bassin sont larges, de sorte que les muscles qui s’y attachent peuvent mouvoir et raidir la queue, ce qui est très important pour grimper.

Les pics ont une autre particularité anatomique, soit une longue langue munie de poils qui leur permet d’aller chercher la nourriture dans les crevasses et les fentes. Les glandes salivaires sécrètent une substance visqueuse et gluante qui recouvre la langue et en fait, avec les poils, un outil efficace pour capturer les insectes.

Signes et sons

Dès février ou mars, un couple de Pics mineurs signale qu’il a pris possession de son territoire de nidification en le parcourant en tous sens et en tambourinant du bec sur des branches sèches ou d’autres objets sonores éparpillés çà et là. Ce tambourinage sert de moyen de communication entre les membres du couple. Le répertoire des cris des Pics mineurs est varié. Ils lancent souvent un tique-tchique-tchérique et, durant la saison de reproduction, ils y ajoutent un cri aigu plaintif.

Les nouveau-nés lancent un pépiement doux et rythmique qui semble exprimer leur contentement. Lorsqu’un parent entre dans le nid, les jeunes poussent un cri grinçant et suppliant, qui devient plus fort et plus long à mesure que les oisillons grandissent.

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Habitat et habitudes

Les pics vivent là où il y a des arbres. Le Pic mineur fréquente divers milieux boisés de son aire de répartition : dans les forêts mixtes du Nord et les forêts à feuilles caduques plus au sud, les petits boisés, les forêts-parcs, les vergers et même les parcs et les quartiers urbains. Il préfère les endroits où des arbres à larges feuilles comme le peuplier, le bouleau et le frêne, laissent passer la lumière entre les arbres à feuilles persistantes. Il affectionne aussi les lisières de forêts et les endroits autour des clairières des forêts plus denses. Dans l’ouest de son aire de répartition, le Pic mineur fréquente aussi les peuplements d’aulnes et de saules. D’autres espèces de pics partagent ces habitats avec lui, mais comme chacune des espèces se distingue par sa nourriture et l’emplacement de son nid, elles occupent une place définie dans la nature, que l’on appelle « niche écologique ».

Comme la plupart des pics, le Pic mineur est un grimpeur. Ses courtes pattes munies de quatre doigts, deux orientés vers l’avant et deux vers l’arrière, permettent à l’oiseau de s’agripper solidement. Pour grimper, il s’appuie sur ses rectrices rigides et pointues de sa queue en progressant d’une patte puis de l’autre. Le corps rivé au tronc ou à la branche, balançant la tête, l’oiseau peut grimper, redescendre en spirale et sauter prestement de côté à une vitesse incroyable.

Caractéristiques uniques

Puisqu’il est le plus petit pic de l’Amérique du Nord, le Pic mineur peut creuser des trous dans des arbres morts ou des branches d’un diamètre d’aussi peu que 10 cm. Il peut donc vivre dans une plus grande variété d’habitats que les pics plus gros, qui ont besoin d’arbres d’un plus grand diamètre pour construire leur nid.

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Aire de répartition

Répartition du Pic mineur

Répartition du Pic mineur

Le Pic mineur est présent dans la presque totalité du continent nord-américain, jusqu’aux États qui bordent le golfe du Mexique. Au Canada, la limite septentrionale de son aire englobe l’île de Terre-Neuve, la baie James, le nord des provinces des Prairies, le sud du district du Mackenzie dans les Territoires du Nord-Ouest, le Nord de la Colombie-Britannique et le Yukon. Les Pics mineurs qui vivent dans la portion septentrionale de l’aire de répartition migrent vers le sud en hiver, mais ces déplacements sont assez irréguliers et dépendent de la disponibilité de la nourriture.

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Alimentation

Au printemps et à l’été, le Pic mineur se nourrit d’insectes qui volent ou qui vivent cachés, au fur et à mesure qu’il les trouve. Une fois les œufs éclos, il doit trouver pour les oisillons des proies progressivement plus grosses et plus faciles à capturer, comme des chenilles, des éphémères et des papillons nocturnes, afin d’augmenter le volume et la fréquence d’alimentation pour suivre le rythme de leur croissance. En saison, le Pic mineur se nourrit également de petits fruits sauvages.

Après la période de nidification, le Pic mineur reprend ses habitudes alimentaires particulières. Il traque des petits insectes et des larves qui infestent les arbres et se cachent dans les fentes et les crevasses des rameaux, des brindilles et des troncs. En fait, le Pic mineur consomme un très grand nombre d’insectes. Plus de 75 p. 100 de son régime alimentaire est composé d’insectes, dont une grande partie sont des scolytes et d’autres insectes qui ont un effet sur l’économie. Par exemple, une étude a révélé que les Pics mineurs ont réduit de 52 p. 100 la population hivernante de pyrales de la pomme, qui constituent une menace importante pour les vergers de pommiers et d’autres cultures fruitières. D’autres études ont révélé que les Pics mineurs contribuent à entraver les infestations de scolytes de l’écorce. Au cours des années 1950 et 1960, dans l’Est de l’Amérique du Nord, le Pic mineur se nourrissait abondamment de scolytes de l’orme, qui étaient responsables de la graphiose, une maladie parasitaire de l’orme.

Comme il est petit et léger, le Pic mineur peut aller chercher sa nourriture dans les branches supérieures, tandis que les autres pics, plus gros, doivent se limiter aux parties les plus solides de l’arbre, comme le tronc. Contrairement à d’autres espèces, dont le Pic à tête rouge (Melanerpes erythrocephalus), le Pic mineur ne fait pas de réserves de nourriture pour l’hiver. Pendant la période hivernale, un couple de Pics mineurs peut débarrasser complètement un arbre des cochenilles qui l’infestent. Avec leur bec pointu, les Pics percent de petits trous ronds ou encore ouvrent les fentes où se cachent les insectes qu’ils capturent avec leur longue langue agile. Il arrive souvent qu’ils passent la plus grande partie des heures de clarté à fouiller méthodiquement les endroits qui, dans les mêmes arbres, foisonnent d’insectes, jusqu’à ce qu’ils se retirent, juste avant le coucher du soleil, chacun dans sa propre loge creusée dans le tronc d’un arbre.

Les mâles ont tendance à chercher de la nourriture sur des branches plus petites, là où elle est plus abondante, et les femelles, sur des branches plus grosses et dans les troncs des arbres. Les scientifiques croient que ce comportement est relié à la dominance du mâle. L’étendue et les manifestations de ces différences peuvent varier d’une région à l’autre.

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Reproduction

Les Pics mineurs se reproduisent au cours de la première saison de reproduction de l’année suivant leur naissance. Les couples se forment généralement au début du printemps; souvent, ils retourneront nicher leur vie durant dans le même territoire, d’une superficie d’environ 2 ha. Pour dormir, le mâle et la femelle occupent habituellement des trous distincts pratiqués dans des troncs d’arbre et peuvent même choisir ceux qu’ils avaient creusés lors d’une saison précédente.

Pendant la saison de reproduction, le Pic mineur défend son territoire contre d’autres Pics qui s’y aventurent. Les rencontres avec les intrus donnent lieu à des manifestations d’hostilité : bec grand ouvert et ailes hautes et entièrement déployées, se tortillant et tournant sur eux‑mêmes comme des petits moulins à vent, les adversaires se pavanant l’un devant l’autre. Ce sont toujours deux adversaires du même sexe qui s’affrontent, tandis que leurs partenaires suivent le spectacle. Ces manifestations peuvent durer quelques heures, mais elles se terminent rarement par un véritable combat. Généralement, l’intrus est chassé ou quitte simplement les lieux.

Après avoir établi son territoire, le couple se met à la recherche de l’arbre où il creusera son nid. Surtout attiré par les arbres morts et les souches trouées de vieux nids, il peut commencer à creuser plusieurs trous dans différents arbres avant que la femelle, dans la plupart des cas, ne fasse un choix définitif. L’entrée de la loge est ronde et se situe habituellement entre 3,6 et 9 m du sol, bien qu’elle puisse être plus haute ou plus basse.

Le couple met de deux à trois semaines pour creuser son nid, qui mesure de 12 à 15 cm de largeur et environ de 20 à 30 cm de profondeur. Un col court et étroit au sommet forme l’entrée.

C’est surtout le mâle qui creuse le nid : il y consacre presque la moitié des heures de clarté et s’arrête aux 20 minutes environ pour se reposer et se nourrir. Tout d’abord, il taille un passage juste assez large pour que lui et sa partenaire puissent se faufiler. Ensuite, il s’attaque à la cavité intérieure, qu’il agrandit et approfondit, et rejète les copeaux par-dessus son épaule. Lorsque la loge est assez large pour qu’il puisse y pivoter librement, il transporte les copeaux dans son bec et les éparpille à l'extérieur d’un mouvement brusque de la tête. Ensuite, cette loge lui sert habituellement d’endroit où dormir la nuit.

Pendant ce temps, la femelle vole dans les environs, se nourrit et chasse les intrus. Lorsque le nid est presque terminé, elle s’y intéresse davantage et commence à travailler à son aménagement avec zèle. Pendant la majeure partie de son temps libre, le couple se livre aux comportements liés à la pariade, lesquels se manifestent par des cris, des tambourinages, des poursuites et des parades.

La femelle pond généralement quatre ou cinq œufs blancs, quelquefois six ou sept. Pendant la ponte, le mâle et la femelle se remplacent pour se percher à l’entrée du nid.

Lorsque les oiseaux commencent à couver ou réchauffer les œufs, ils se relaient toutes les 15 à 30 minutes pendant le jour. La plupart du temps, la relève a lieu dans le nid. La nuit, c’est le mâle seul qui couve les œufs, tandis que la femelle dort ailleurs. Ainsi, les œufs sont couvés presque sans interruption pendant les 12 jours que dure l’incubation.

À l’éclosion des œufs, laquelle se produit au Canada entre le début du mois de mai et le mois de juillet, selon la région, les oisillons, minuscules et presque nus, gisent sans défense au fond ddu nid. Ils pèsent environ 1,6 g, masse qui peut augmenter de plus du double au cours de la première journée. Pendant quelques jours, les parents réchauffent les oisillons comme ils l’ont fait pour les œufs et leur apportent à l’occasion de petits insectes afin de les nourrir.

Lorsque les oisillons deviennent plus robustes, les parents cessent peu à peu de les couver et passent plus de temps à aller leur chercher de la nourriture. À l’arrivée d’un des parents leur apportant la becquée, le bruit des oisillons au nid devient plus intense. Plongeant tête première dans la loge, l’adulte touche de son bec la commissure du bec de l’oisillon, qui s’ouvre alors, et il peut ainsi lui introduire de la nourriture dans la gorge. La nichée apaisée, l’adulte ramasse un sac fécal, ou la fiente, et le transporte à l’extérieur.

C’est de cette manière que les oisillons sont nourris et que leur nid reste propre jusqu’à ce qu’ils atteignent presque la taille adulte vers l’âge de 17 ou 18 jours. Ils ressemblent alors à leurs parents, sauf que la couronne des jeunes mâles est teintée de rouge vif, de rouge brique ou de rose, tandis que celle des jeunes femelles est rayée ou tachetée de blanc. Les oisillons sont alors assez forts pour grimper tour à tour jusqu’à l’entrée du nid, d’où ils observent les environs. Comme ils réclament de plus en plus de nourriture, les parents leur en apportent d’énormes quantités aux trois minutes environ. Chaque des quatre oisillons est donc nourri quatre ou cinq fois l’heure.

Lorsque les oisillons sont sur le point de quitter le nid, les parents diminuent la fréquence des repas, ce qui rend les jeunes oiseaux plus actifs et affamés. Le petit qui entre et qui sort du nid avec vigueur pousse des cris aigus, mais il ne semble pas pressé de quitter le nid. Il s’écoulera presque une journée avant que le jeune Pic, maintenant aussi gros que ses parents et bien propre, s’aventure assez loin pour déployer ses ailes neuves. Son premier vol s’effectue habituellement vers l’arbre le plus près, où il demeure souvent immobile pendant environ une heure.

Lorsque tous les petits ont quitté le nid, ils se cachent parmi les feuilles des grands arbres et crient pour réclamer de la nourriture à leurs parents. En moins d’une semaine, ils suivent leurs parents à la recherche de nourriture. Les parents continuent de les nourrir en leur apportant de grosses larves, souvent aussi grosses que la tête des petits.

Dès l’âge de trois ou de quatre semaines, ils sont en mesure de se suffire à eux-mêmes. Cependant, c’est à ce stade de leur cycle biologique que la mortalité est la plus fréquente, car les jeunes Pics ne sont plus protégés par leurs parents vigilants.

Les adultes commencent à perdre leurs plumes usées et souillées pendant que les jeunes sont encore au nid. Les deux puissantes rectrices centrales sont remplacées seulement lorsque toutes les autres l’ont été; sinon, le Pic aurait de la difficulté à grimper pendant la mue. Au cours de cette période d’environ deux mois, l’oiseau vit à peu près isolé, se repose et se nourrit. En septembre, une fois la mue terminée, il arbore la partie blanche de son nouveau plumage d’hiver, dont la légère teinte jaunâtre disparaîtra avec le temps.

Les jeunes Pics mineurs renouvellent aussi leur plumage. Leur mue commence à l’été et se termine généralement vers la fin de l’automne, ils ont alors le plumage d’un adulte. Leur couronne est noir de jais, et les jeunes mâles arborent, à l’arrière de la tête, la tache rouge vif caractéristique de l’adulte.

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Conservation

La Crécerelle d’Amérique, l’Épervier brun et l’Épervier de Cooper comptent parmi les prédateurs du Pic mineur. Ces oiseaux sont capables d’attraper un Pic mineur en plein vol. Devant le danger, la première réaction du Pic consiste à se servir du tronc ou de la branche d’un arbre comme d’un bouclier. Plus d’un Pic mineur a évité les serres d’un accipitridé en sautant rapidement de côté pour se cacher derrière le tronc d’un arbre.

Les couleuvres obscures s’attaquent souvent aux œufs et aux petits des Pics mineurs, tout comme les écureuils volants, les écureuils roux, et les écureuils gris de l’Est. Bien entendu, la cavité qui sert de nid fournit aux oisillons une bien meilleure protection qu’un nid à découvert. Son entrée étroite, taillée sur mesure, met les adultes et les petits à l’abri de presque tous les prédateurs, sauf les couleuvres et les serpents. Un écureuil aura beau gratter et ronger le bois mou pour atteindre les oisillons, il aura de la difficulté à tromper la vigilance de la sentinelle au bec pointu qui garde l’entrée.

L’éclaircissement modéré des forêts avantage le Pic mineur, qui s’adapte bien aux jeunes forêts de seconde venue, là où il y a plus de peuplements forestiers clairs que dans les forêts plus âgées. Bien que l’éclaircissement à grande échelle des forêts élimine l’habitat du Pic mineur, cet oiseau a réussi à survivre dans des régions qui ont été éclaircies à des fins agricoles. Toutefois, dans ces régions, le remplacement des poteaux de clôture en bois — dans lesquels le Pic mineur peut se creuser un nid ou un abri — par des poteaux en métal, semble être la principale préoccupation. Dans l’ensemble, les populations de Pics mineurs sont stables en Amérique du Nord; au Canada, le nombre d’oiseaux a même augmenté au cours des 20 à 30 dernières années.

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Ressources

Ressources en ligne

Cornell University Laboratory of Ornithology (en anglais seulement)

Ressources imprimées

GODFREY, W. E. Les oiseaux du Canada (éd. rév.), Musées nationaux du Canada, réimprimé en 1989, LaPrairie (Québec), Éditions Marcel Broquet, en collaboration avec le Musée national des sciences naturelles, 1986.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 1973, 1979, 1995, 2003, 2005. Tous droits réservés.
No de catalogue CW-69-4/27-2003F-IN
ISBN 0-662-89122-8
Texte : Louise de Kiriline Lawrence
Révision scientifique : K. Dickson, 1988; C. M. Downes, 2003
Révision : Maureen Kavanagh, 2003, 2005 
Photo : Gordon Court