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L'Eider à duvet

Photo: Marijke Mooy

L'Eider à duvet

Au premier regard

L’Eider à duvet

Cet oiseau :

  • peut nicher en colonies de 10 000 oiseaux ou plus
  • tapisse son nid de son propre duvet
  • ne mange pas pendant plus de trois semaines au cours de l’incubation de ses œufs 
  • a souvent des « tantes » qui le surveillent lorsqu’il est caneton


Description

L’Eider à duvet, (Somateria mollissima), le plus gros canard de l’hémisphère Nord, pèse en moyenne 1 800 g. Cependant, son poids peut varier entre 850 g et 3 025 g, selon sa race, son sexe et le moment de l’année. Il existe quatre races d’Eiders à duvet en Amérique du Nord; des différences subtiles dans la taille du corps et la structure du bec distinguent les races les unes des autres.

Le plumage de l’Eider à duvet varie énormément, passant par plusieurs stades avant que l’oiseau n'atteigne l'âge adulte, vers l’âge de trois ans. Son plumage alterne alors chaque année entre deux couleurs par suite de la mue (le remplacement des vieilles plumes par des nouvelles). En outre, le plumage du mâle et celui de la femelle diffèrent.

De l’âge de trois semaines à l’âge adulte, l’Eider à duvet mâle mue huit fois. En hiver, la couleur brun noirâtre du juvénile fait place, chez l’adulte,au brun olive et au blanc; pendant la saison de reproduction, l'Eider présente une juxtaposition saisissante de noir et de blanc, avec une petite tache vert émeraude pâle à l’arrière et sur les côtés de la tête. Les changements du plumage de la femelle sont moins spectaculaires : les juvéniles, de couleur brun noirâtre, deviennent brun rougeâtre à  jaunâtre. Les couleurs d’été de la femelle la camouflent bien dans la végétation et les pierres des îles du large sur lesquelles elle niche.

L’Eider à duvet, qui peut vivre une vingtaine d’années, possède l’une des plus grandes longévités observées chez les canards de mer. Il se peut, cependant, que cette longévité soit beaucoup plus courte dans les cas des populations faisant l’objet d’une chasse importante.

Signes et sons

Les canetons émettent un certain nombre de sons, allant d’une note aigüe exprimant leur contentement, surtout lorsqu’ils se nourrissent dans l’eau, à un appel de détresse exprimé par un sifflement monosyllabique.

S’il pressent un danger, l’Eider à duvet adulte émet une série de korr-korr-korr rauques. Pendant la parade nuptiale, le mâle produit un chant obsédant qui ressemble beaucoup au roucoulement des pigeons et qui peut se propager sur de grandes distances sur l’eau par temps calme.

La femelle chante moins que le mâle. Elle produit une série de chants gutturaux pendant la parade nuptiale et pendant qu’elle se nourrit. Pour défendre ses canetons contre des prédateurs aviaires, comme le Goéland argenté, elle émet un clouck-clouck-clouck brusque.

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Habitat et habitudes

De tous les canards de mer, l’Eider à duvet est celui dont les liens avec l’habitat marin sont les plus étroits. Il vit dans les régions marines côtières arctiques et subarctiques, où il fréquente les promontoires côtiers, les îles du large, les brisants et les hauts-fonds. L’Eider à duvet quitte rarement l’eau en hiver, et certaines races restent aussi loin dans le nord qu’il y a de l’eau libre.

Les quatre races nord-américaines d’Eiders à duvet se reproduisent dans quatre différentes aires. La race méridionale (Somateria mollissima dresseri) se reproduit du Maine jusqu’à la baie Hamilton, sur la côte du Labrador; la race septentrionale (Somateria mollissima borealis) se reproduit depuis le Nord du Labrador jusqu’à l’île d’Ellesmere dans l’Est de l’Arctique canadien; la race de la baie d’Hudson (Somateria mollissima sedentaria) reste toute l’année à cet endroit; la race du Pacifique (Somateria mollissima v-nigra) se reproduit depuis le golfe Coronation, dans le District du MacKenzie (Territoires du Nord-Ouest), jusqu’a la portion méridionale de la péninsule d'Alaska. Il y a trois sous-espèces à l’extérieur de l’Amérique du Nord : une dans le Nord-Ouest de l’Europe, une en Islande et une autre dans les îles Faeroe, au nord de la Grande-Bretagne.

L’Eider à duvet appartient à la tribu des canards de mer (Mergini), qui comprend des canards étroitement apparentés utilisant tous, à un certain degré, les habitats marins. L’Eider à tête grise (Somateria spectabilis), l’Eider à lunettes (Somateria fischeri) et l’Eider à duvet appartiennent tous au même genre; on sait qu'il y a hybridation entre les Eiders à duvet et les Eiders à tête grise.

Oiseaux grégaires, les Eiders à duvet se déplacent et se nourrissent en troupes comptant des dizaines, voire des milliers d’oiseaux.

Caractéristiques uniques

Les jeunes Eiders à duvet bénéficient souvent des soins de « tantes », c'est-à-dire de femelles non nicheuses. Ces tantes se rassemblent autour des nids où se trouvent des œufs en train d'éclore ou des canetons qui viennent d’éclore; avec les mères, elles accompagnent ceux-ci jusqu’à l’eau pour les protéger contre des prédateurs.

Il convient également de mentionner que les Eiders à duvet ont l'habitude de se rassembler la nuit en troupes denses, quelquefois au large et d’autres fois abri d'une pointe de terre ou dans un goulet. Selon le folklore, quand les conditions sont très froides, certains Eiders se déplacent en périphérie de la troupe afin d’empêcher l’eau de geler. Bien que les scientifiques n’aient pas observé ce comportement, il est reconnu qu’en hiver, lorsque la température baisse, les Eiders ont d’autres façons de se protéger. Ils réduisent au minimum leur dépense d’énergie en devenant inactifs, en ne se nourrissant pas et, probablement pour s’isoler contre le froid, en se rassemblant en groupes si densesqu’il est impossible d’en dénombrer les individus.

 

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Aire de répartition

La Répartition de l'Eider à duvet

Répartition de l'Eider à duvet

Les Eiders à duvet se reproduisent le long de presque toute la côte septentrionale de l’Amérique du Nord, vers le sud jusqu’au Maine, à l’est, et jusqu’à la péninsule d’Alaska, à l’ouest. En hiver, les diverses races se déplacent vers le sud, se rendant même jusqu’en Floride, sur le littoral Est, et jusqu’à la côte de l’État de Washington, dans le Pacifique. Toutefois, la majeure partie des Eiders de la côte de l’Atlantique hivernent à Terre-Neuve-et-Labrador et à Cape Cod, dans le Maine; la plupart des Eiders du Pacifique hivernent en Alaska, dans les îles Aléoutiennes.

Les quatre races d’Eiders à duvet qui se reproduisent au Canada adoptent un large éventail decomportements de migration. La plupart des individus migrent au printemps et à l’automne, certains franchissant de longues distances, d’autres accomplissant de courts trajets; certaines populations demeurent dans la même région toute l’année.

L’Eider à duvet qui migre au printemps se déplace rapidement. La plupart des oiseaux suivent la côte, bien que l’on sache que certains individus traversent des étendues de terre importantes, comme la région limitrophe de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick ou l’isthme de la presqu’île Avalon, sur l’île de Terre-Neuve. Ils se déplacent en troupes compactes de quelques oiseaux ou de milliers d’oiseaux, volant bas au-dessus de l’eau à une vitesse de 60 à 70 km/h.

À l’automne et à l’hiver, les Eiders migrent sans se presser. Pendant cette migration, ils survolent rarement des terres, ne traversant en général que des pointes saillantes de terre ou des promontoires, et uniquement dans certaines conditions climatiques, comme lorsqu’il y a des chutes de neige ou des vents de mer. Les Eiders de la partie intérieure du golfe du Saint-Laurent font exception. Bon nombre d’entre eux mettent d’abord le cap au sud-ouest, vers l’estuaire du Saint-Laurent un peu en aval de Québec, puis survolent presque tout l’État du Maine.

Les Eiders commencent à migrer vers le sud à la fin de l’automne. Le moment de la migration est largement influencé par l’englacement et par la formation de la banquise. Ces deux phénomènes se produisent de plus en plus tard à mesure que lon se déplace vers le sud et leur influence est plus importante dans le Nord-Ouest de l’Atlantique que n’importe où ailleurs. En général, un groupe d’oiseaux se substitue à un autre : les oiseaux qui se trouvent loin dans le nord remplacent ceux qui se sont déjà reproduits et qui ont migré vers le sud.

En juin et en juillet, les mâles et les oiseaux non nicheurs, pour remplacer leurs vieilles plumes usées par des nouvelles, migrent vers une région où ils seront protégés des intempéries et des prédateurs. Ils se rendent souvent à plusieurs centaines de kilomètres au nord de leur aire de reproduction. Durant la mue, les eiders sont incapables de voler pendant trois ou quatre semaines et ils perdent du poids, car leur énergie sert à la croissance de nouvelles plumes. À la mi-septembre, les mâles recommencent à voler et sont prêts à retourner aux aires d’hivernage. Cependant, ils se déplacent séparément des femelles et des jeunes, et arrivent souvent aux aires d’hivernage après ces deux groupes, bien que les femelles adultes muent plus tard qu’eux, soit en août et en septembre.

 

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Alimentation

Les Eiders se nourrissent pendant la journée en plongeant au fond de l’eau, à des profondeurs allant de 3 m à 20 m. Ils y trouvent des moules, des myes, des pétoncles, des oursins, des étoiles de mer et des crabes qu’il avalent tout rond et qui sont broyés dans leur grand gésier. 

En hiver, les journées étant courtes, les Eiders passent plus de la moitié de celles-ci à se nourrir dans les eaux des hauts-fonds au large des pointes de terre, des îles et des brisants. Les troupes se déplacent ensemble au même rythme, les canards qui se trouvent à l’avant plongeant en premier et le reste les suivant les uns après les autres. Après s’être nourris intensivement pendant de 15 à 30 minutes, les canards gagnent le large pour se reposer, lisser leurs plumes et digérer le contenu de leur œsophage. Puis ils répètent la séquence d’alimentation.

Pendant la migration printanière et lorsque les Eiders arrivent près des lieux de nidification, ils passent beaucoup de temps à se nourrir et à emmagasiner de la graisse. Ces réserves sont particulièrement importantes pour les femelles nicheuses, ou canes, qui dépendent de ces réserves pour traverser la période d’incubation. Contrairement à de nombreuses autres espèces de canards, la cane ne se nourrit pas une fois qu’elle commence à couver ses œufs.

Il semblerait que les petits mangent des insectes pendant leur première semaine d'existence. 

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Reproduction

L’Eider à duvet retourne aux îles de nidification situées le long des côtes du Nord dès que la glace de rive ou les banquises commencent à fondre. Bon nombre de couples sont déjà formés lorsque les oiseaux arrivent dans les aires de nidification, mais certains se forment sur place. Les couples de certaines races restent formés pendant plusieurs années. Le rituel nuptial est très intense au printemps, les mâles paradant pour les femelles en rejetant la tête vers le haut, en roucoulant, en s’étirant le cou et en battant des ailes. La cour se poursuit après que les couples sont établis, afin de maintenir les liens entre les oiseaux.

Certaines femelles se reproduisent dès la deuxième année de vie, mais les mâles ne s’accouplent pas avant d’avoir trois ans. Nombre de femelles ne se reproduisent pas certaines années. L’Eider à duvet niche surtout sur de petites îles marines au large ou sur des flèches littorales et des pointes isolées o? il n’y a pas de mammifères prédateurs. Dans les quelques semaines suivant l’arrivée dans les aires de nidification, les oiseaux effectuent des vols de prospection et des visites afin de choisir un endroit convenable pour nicher. Souvent, les femelles utilisent le même site de nidification pendant plusieurs années, tandis que d’autres choisissent un nouvel emplacement chaque année. Elles nichent au début de l’été en colonies denses comptant des dizaines d’individus, voire 10 000 ou plus. La nidification débute de plus en plus tard à mesure que l’on avance vers le nord. Il n’y a qu’une couvée par saison.

Seule la femelle prépare le nid. Dans certaines races, le mâle reste avec la femelle pendant un certain temps défendant la femelle contre les autres eiders et contre les goélands et mouettes, et veillant à ce qu’elle ne s’accouple pas avec d’autres mâles.

La femelle commence à pondre quelques jours après que le nid est prêt. Il y a en général quatre ou cinq oeufs par nid et elle pond habituellement un oeuf par jour. Après la ponte de chaque oeuf, la femelle quitte la colonie de nidification pendant différentes périodes de temps, peut-être pour se nourrir, laissant le nid exposé aux prédateurs. Au début de la ponte, si le mâle est encore dans les environs, il accompagne la femelle pendant ces pauses. Au milieu de la période d’incubation, la plupart des mâles ont quitté la colonie pour effectuer leur migration de mue. Après que le deuxième ou le troisième oeuf a été pondu, la femelle tapisse son nid de duvet qu’elle arrache de son propre corps. Une fois que le dernier oeuf est pondu, elle les couve tous de façon continue, ne laissant le nid que lorsqu’elle est dérangée ou pendant de courtes périodes tous les deux ou trois jours pour aller boire. L’incubation dure de 21 à 25 jours, et de 50 à 70 p. 100 environ des oeufs éclosent.

Les nouveau-nés, couverts de duvet, quittent le nid dans les 24 heures après l’éclosion et se nourrissent par eux-mêmes. En moins d’une heure après être entrés dans l’eau, ils savent plonger. Les jeunes volent pour la première fois à 60 jours. En général, peu vivent assez longtemps pour voler : bon nombre sont pris par des prédateurs, ou meurent d’exposition ou de faim pendant leur première semaine de vie. Les bonnes années, un caneton par couple réussit à survivre jusqu’au vol automnal. Par contre, les adultes vivent souvent longtemps, et les taux estimés annuels de survie varient de 80 à 95 p. 100. Ce faible succès de reproduction, compensé par un taux de survie élevé des adultes, est très caractéristique des eiders et d’autres canards de mer comme les macreuses et le Harelde kakawi. Le taux de réussite de nidification de la plupart des autres canards est meilleur, mais de 40 à 50 p. 100 des adultes disparaissent chaque année.

 

La relation entre la mère et ses canetons prend fin lorsqu’elle effectue sa migration de mue à l’automne. Au cours de la migration d’automne, des groupes de jeunes peuvent voyager ensemble et arriver avant les adultes à l’aire d’hivernage.

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Conservation

Les principaux prédateurs de l’Eider à duvet sont les goélands et mouettes de grande taille, les corbeaux, la Corneille d’Amérique et les labbes, qui s’attaquent aux œufs et aux oisillons pubescents. Parce qu’il niche surtout sur de petites îles, l’Eider à duvet est la proie de peu de mammifères. Il arrive que le renard arctique ou le renard roux fasse quelques victimes; si des ours blancs pénètrent dans une colonie nicheuse, ils peuvent détruire tous les nids et tuer de nombreuses femelles nicheuses.

L’Eider à duvet est également victime de la faim les années où la nourriture est rare. Il arrive aussi que les femelles couveuses, qui ne quittent pas leur nid, meurent de faim pendant la période d’incubation.

La chasse a entraîné d'importances pertes. Avant l’adoption de règlements de chasse, le stock reproducteur d’Eiders à duvet avait grandement diminué, au point où ceux-ci avaient disparu localement dans des aires de nidification très dispersées. Heureusement, cet oiseau réagit bien à une protection adéquate. Non seulement occupe-t-il à nouveau les régions où il avait disparu, mais il a aussi, au cours des dernières décennies, étendu son aire de reproduction à l’Europe de l’Ouest, aux îles Britanniques, au Canada atlantique et ailleurs.

Dans l’Est de l’Amérique du Nord, ces rétablissements ont commencé peu de temps après l’entrée en vigueur, en 1916, de la Convention concernant les oiseaux migrateurs entre le Canada et les États-Unis. Celle-ci limite la chasse aux oiseaux migrateurs. L’Eider à duvet a fait l’objet d’une reconnaissance particulière à ce moment-là en raison de la forte diminution des stocks reproducteurs le long de la côte Est. Dans la plupart des régions, les Eiders se sont rétablis de façon spectaculaire, à un rythme pouvant atteindre 12 p. 100 par année; par exemple, dans le Maine, le nombre de nids est passé de moins d’une centaine dans une seule colonie en 1910, à plus de 20 000 dans plus de 75 colonies en 1970. Les scientifiques ne savent pas combien d’Eiders à duvet habitent actuellement au Canada.

À Terre-Neuve et dans le Sud du Labrador, les stocks reproducteurs ne se sont pas encore rétablis. Cette situation est attribuable, en partie, au fait qu’avant 1949, année où Terre-Neuve s’est jointe à la Confédération, ces régions n’étaient pas assujetties aux dispositions de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs. De plus, il y avait un manque de sensibilisation du public et des lacunes en matière d’application des règlements de chasse établis en vertu de la Loi. La chasse illégale et la cueillette des œufs au printemps et au début de l’automne, moments où la population nicheuse locale est présente, ont empêché l’augmentation du nombre de reproducteurs locaux.

Un autre sujet de préoccupation est la récolte, dans le Sud-Ouest du Groenland, de la race septentrionale (S. m. borealis) hivernante, qui se reproduit dans l’Est de l’Arctique canadien et dans l’Ouest du Groenland. On estime que cette récolte n’est peut-être pas durable et que la population pourrait connaître un déclin.

 

De plus, la race du Pacifique (S. m. v-nigra) a connu des déclins considérables depuis les années 1980 pour des raisons inconnues.

Au Canada, la chasse sportive aux Eiders est permise pendant une saison de chasse hivernale, même à Terre-Neuve et dans le Sud du Labrador. Il en est ainsi parce que les Eiders qui se trouvent sur les côtes de Terre-Neuve-et-Labrador et dans le golfe du Saint-Laurent pendant l’hiver ne sont pas des nicheurs locaux : ils appartiennent à de grandes populations nicheuses de l’Arctique.

Un accent accru mis sur la sensibilisation du public et sur l’application des règlements, de même que la promotion d’autres utilisations des Eiders (p. ex. la récolte du duvet), sont à la base du rétablissement des stocks reproducteurs. Le duvet d’Eider est l’une des matières isolantes les plus légères et les plus efficaces que l’on connaisse. Son prix est élevé sur le marché mondial, et il sert notamment à la confection de parkas, de sacs de couchage et d’édredons. Il est possible de récolter le duvet sans nuire aux canards ni à leurs œufs ou à leurs nids. La récolte du duvet d’Eider a lieu dans le golfe du Saint-Laurent et au Nunavut, et l'on s’intéresse depuis peu au potentiel de cette activité à Terre-Neuve-et-Labrador. En Islande, où il existe un très grand nombre de fermes d’Eiders et où la récolte du duvet est une industrie de plusieurs millions de dollars, la chasse aux Eiders est interdite toute l’année.

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Ressources

Ressources en ligne

Plan conjoint des Canards de mer (plan conjoint dans le cadre du Plan nord-américain de gestion de la sauvagine)

 

Ressources imprimées
GÉROUDET, P. Les palmipèdes. (3e éd.), Delachaux et Niestlé, Neuchâtel-Paris, 1982, 166–169, 284 p.

GODFREY, W. E. Les oiseaux du Canada, (éd. rév.), Musées nationaux du Canada, réimprimé en 1989, LaPrairie (Québec), Éditions Marcel Broquet, en collaboration avec le Musée national des sciences naturelles, 1986.

GOODERS, J. et T. BOYER. Canards de l’hémisphère Nord, Paris, Gerfaut Club Ed. 1987, 176 p.

PAQUET, Y.-L. « L’eider commun ou moyac », dans Le Guide de chasse à la sauvagine, Jacques Frenette (éd.), 1980, 379 p.

REED, A. (éd.). Les eiders au Canada, Série de rapports techniques n° 47, Service canadien de la faune, Ottawa, 1986, 177 p.


© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 1989, 2003, 2005. Tous droits réservés.
No de catalogue CW69-4/72-2003F-IN
ISBN 0-662-89120-1
Texte : Ian Goudie
Révision scientifique : Ian Goudie, 1996; Grant Gilchrist, 2002
Révision : Maureen Kavanagh, 2002, 2005
Photos : Grant Gilchrist