{"id":3389,"date":"2013-12-02T16:15:00","date_gmt":"2013-12-02T16:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.hww.ca\/espaces-sauvages\/les-tourbieres-du-canada\/"},"modified":"2024-11-28T19:08:00","modified_gmt":"2024-11-28T19:08:00","slug":"les-tourbieres-du-canada","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/espaces-sauvages\/les-tourbieres-du-canada\/","title":{"rendered":"Les tourbi\u00e8res du Canada"},"content":{"rendered":"<h1>Les Tourbi\u00e8re du Canada<\/h1>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/mer-bleue-bog.jpg\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Mer Bleue bog, Ontario<\/div>\n<ul>\n<li>Les tourbi\u00e8res sont des milieux humides dans lesquels de la tourbe se forme et s\u2019accumule avec le temps \u00e0 partir de plantes mortes, notamment des mousses du genre <em>Sphagnum<\/em>, les sphaignes, mais aussi d\u2019autres mousses, des carex et des plantes ligneuses.<\/li>\n<li>On trouve au Canada plus du tiers des tourbi\u00e8res de la plan\u00e8te. Leur superficie correspond \u00e0 environ 14 p. 100 du territoire canadien.<\/li>\n<li>On distingue trois types de tourbi\u00e8res : les tourbi\u00e8res ombrotrophes, les tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes et certains mar\u00e9cages.<\/li>\n<li>De nombreuses esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales sont adapt\u00e9es aux conditions tr\u00e8s humides des tourbi\u00e8res.<\/li>\n<li>Les tourbi\u00e8res abritent un nombre relativement restreint d\u2019esp\u00e8ces sp\u00e9cialis\u00e9es qui y trouvent l\u2019habitat tr\u00e8s particulier dont elles ont besoin; certaines sont communes \u00e0 des latitudes plus nordiques.<\/li>\n<li>Les tourbi\u00e8res jouent un r\u00f4le important dans la biosph\u00e8re, car elles emmagasinent du carbone, ce qui contribue \u00e0 la r\u00e9gulation du climat.<\/li>\n<li>Les tourbi\u00e8res constituent des archives qui peuvent r\u00e9v\u00e9ler beaucoup de choses sur l\u2019histoire naturelle et culturelle d\u2019une r\u00e9gion.<\/li>\n<\/ul>\n<p><span style=\"color: #808000;\"><strong><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<h2>Description<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/fen.jpg\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Tourbi\u00e8re min\u00e9rotrophe<\/div>\n<p>Dans le pass\u00e9, on voyait les tourbi\u00e8res comme des terrains infertiles, d\u00e9tremp\u00e9s et inutiles. Mais pour qui se renseigne \u00e0 leur sujet, ces milieux apparaissent plut\u00f4t comme des \u00e9cosyst\u00e8mes inhabituels, fascinants et complexes. Les tourbi\u00e8res sont des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/espaces-sauvages\/les-terres-humides.html\">terres humides<\/a> qui diff\u00e8rent des marais, des \u00e9tangs et de la plupart des mar\u00e9cages par la formation de couches de tourbe. Cette tourbe leur donne des caract\u00e9ristiques bien particuli\u00e8res.<\/p>\n<p>La couche sup\u00e9rieure, de 30 \u00e0 50 cm d\u2019\u00e9paisseur, se compose surtout de mousses et d\u2019autres types de plantes vivantes. La tourbe se trouve sous cette couche vivante. Elle est form\u00e9e de la mati\u00e8re morte et en d\u00e9composition provenant des nombreuses plantes qui vivaient auparavant \u00e0 la surface, notamment des sphaignes, par-dessus laquelle de nouvelles plantes croissent. Cette tourbe a habituellement plusieurs m\u00e8tres d\u2019\u00e9paisseur (\u00e0 certains endroits, son \u00e9paisseur peut atteindre plus de dix m\u00e8tres!). La tourbe \u00e9tant tr\u00e8s absorbante, elle a des propri\u00e9t\u00e9s semblables \u00e0 celles d\u2019une \u00e9ponge compacte satur\u00e9e d\u2019eau, ce qui fait obstacle \u00e0 la circulation de l\u2019eau. Le niveau d\u2019eau reste ainsi \u00e9lev\u00e9 dans une tourbi\u00e8re; il atteint la surface ou presque. Ce niveau d\u2019eau, le niveau phr\u00e9atique, joue un r\u00f4le important de maintien de conditions humides favorisant la croissance d\u2019autres plantes de milieux humides. Aussi, cette accumulation d\u2019eau peut r\u00e9duire l\u2019inondation en aval ainsi que s\u2019\u00e9couler lentement dans les p\u00e9riodes de s\u00e9cheresse. Comme certains autres types de milieux humides, les tourbi\u00e8res comportent des mati\u00e8res v\u00e9g\u00e9tales qui peuvent absorber les m\u00e9taux lourds, d\u2019autres contaminants, des nutriments et des s\u00e9diments. Elles peuvent donc d\u00e9contaminer l\u2019eau.<\/p>\n<p>Les tourbi\u00e8res pr\u00e9sentent des conditions tr\u00e8s particuli\u00e8res. La d\u00e9composition de la tourbe produit de l\u2019acide humique, ce qui rend l\u2019eau acide (son pH est faible), presque autant que le vinaigre. En outre, l\u2019eau des tourbi\u00e8res est anoxique (elle contient peu d\u2019oxyg\u00e8ne) et sa teneur en nutriments, par exemple en azote, est faible. Dans ces conditions, auxquelles s\u2019ajoutent les basses temp\u00e9ratures caract\u00e9risant les sols des latitudes nordiques, la d\u00e9composition ne s\u2019effectue que lentement et difficilement sous la surface. Une bonne partie de ce qui est n\u00e9cessaire \u00e0 la survie des microorganismes d\u00e9composeurs de nombreuses esp\u00e8ces ne se trouve pas dans les couches de tourbe. Ainsi, au lieu de se d\u00e9composer rapidement, les mousses mortes s\u2019accumulent sous les mousses vivantes. Dans certains cas, les tourbi\u00e8res des climats temp\u00e9r\u00e9s, bor\u00e9aux, subarctiques et arctiques ont commenc\u00e9 \u00e0 se former il y a plus de 10 000 ans, soit \u00e0 la fin de la derni\u00e8re p\u00e9riode glaciaire. La formation d\u2019un centim\u00e8tre de tourbe prend environ dix ans, mais la croissance des mousses est plus rapide dans les r\u00e9gions o\u00f9 il pleut beaucoup, et la tourbe s\u2019y accumule plus rapidement. Il y a ainsi accumulation, plut\u00f4t que d\u00e9composition : une grande quantit\u00e9 de mati\u00e8re v\u00e9g\u00e9tale morte subsiste sous forme de tourbe, compos\u00e9e \u00e0 40 p. 100 de carbone. Au lieu d\u2019\u00eatre transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019atmosph\u00e8re sous forme de dioxyde de carbone (le CO2 est l\u2019un des produits de la d\u00e9composition et un gaz \u00e0 effet de serre), du carbone est conserv\u00e9 dans les tourbi\u00e8res. Pour cette raison, les tourbi\u00e8res constituent les plus importants lieux de stockage terrestre de carbone (elles renferment environ 30 p. 100 du carbone contenu dans l\u2019ensemble des sols de la plan\u00e8te) et jouent un r\u00f4le important dans la r\u00e9gulation des changements climatiques.<\/p>\n<p>Comme les processus de d\u00e9composition ne se font que tr\u00e8s lentement dans la tourbe, les tourbi\u00e8res peuvent constituer des archives de l\u2019histoire naturelle et culturelle d\u2019une r\u00e9gion. Il arrive que du pollen, des feuilles, des animaux et des art\u00e9facts humains, provenant de la tourbi\u00e8re m\u00eame ou bien des lieux avoisinants, se retrouvent pi\u00e9g\u00e9s dans la mousse et soient ainsi soumis aux conditions particuli\u00e8res de la tourbe, propres \u00e0 la pr\u00e9servation. Des milliers d\u2019ann\u00e9e plus tard, des scientifiques peuvent ainsi trouver dans les tourbi\u00e8res des restes d\u2019organismes ayant v\u00e9cu \u00e0 proximit\u00e9 et en d\u00e9duire les caract\u00e9ristiques de l\u2019environnement local d\u2019autrefois.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/cotton-grass.jpg\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Linaigrette<\/div>\n<p>Au Canada, la plupart des tourbi\u00e8res sont soit ombrotrophes, soit min\u00e9rotrophes. \u00c0 ces deux cat\u00e9gories, d\u00e9finies en fonction de leur source d\u2019apport en eau, correspondent des milieux bien diff\u00e9rents. La composition de l\u2019eau varie selon sa provenance, et cela peut d\u00e9terminer dans une large mesure le type de peuplement v\u00e9g\u00e9tal (y compris les esp\u00e8ces de mousses du genre <em>Sphagnum<\/em>).<\/p>\n<p>Dans le cas des tourbi\u00e8res ombrotrophes, les pr\u00e9cipitations (pluie, brouillard, fonte des neiges) constituent le seul apport d\u2019eau. Ombrotrophe signifie \u00ab tir\u00e9 de la pluie \u00bb. Cette eau de pr\u00e9cipitations contient peu de min\u00e9raux et de nutriments en solution, ou n\u2019en contient pas du tout, et ne neutralise donc pas les acides produits par la v\u00e9g\u00e9tation en d\u00e9composition. C\u2019est pour cette raison que l\u2019eau des tourbi\u00e8res ombrotrophes est acide et que sa teneur en nutriments est faible. Sous la surface de ces tourbi\u00e8res, l\u2019oxyg\u00e8ne est \u00e9galement tr\u00e8s rare. Ces conditions, et le fait que les organismes qui se trouvent dans ces tourbi\u00e8res peuvent ne pas \u00eatre prot\u00e9g\u00e9s du vent et du soleil, ne permettent pas une grande biodiversit\u00e9. La formation de certaines tourbi\u00e8res ombrotrophes r\u00e9sulte de la croissance progressive de mousses sur un petit lac isol\u00e9 ou un \u00e9tang jusqu\u2019\u00e0 son remplissage, mais la plupart se sont plut\u00f4t form\u00e9es par la croissance de mousses sur un terrain humide, la tourbe finissant par retenir l\u2019eau \u00e0 cet endroit. Le type de v\u00e9g\u00e9tation qui pousse \u00e0 la surface des tourbi\u00e8res ombrotrophes peut varier : certaines ont quelques petits arbres, d\u2019autres ont seulement de petits arbustes, tandis que d\u2019autres encore n\u2019ont que tr\u00e8s peu de v\u00e9g\u00e9tation ligneuse.<\/p>\n<p>Dans le cas des tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes, les pr\u00e9cipitations ne constituent pas le seul apport d\u2019eau. Ces tourbi\u00e8res sont \u00e9galement aliment\u00e9es par de l\u2019eau souterraine ou, parfois, par des ruisseaux. En raison de la provenance de leur eau, elles sont plus riches en min\u00e9raux dissous, et parfois en nutriments, et elles ne sont habituellement pas acides, mais plut\u00f4t neutres ou alcalines (l\u2019eau pure a un pH neutre). Ces conditions peuvent permettre une d\u00e9composition plus rapide que dans les tourbi\u00e8res ombrotrophes. La tourbe peut donc s\u2019y former plus lentement; elle y est souvent moins \u00e9paisse que dans les tourbi\u00e8res ombrotrophes. Les conditions des tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes \u00e9tant plus favorables que celles des tourbi\u00e8res ombrotrophes, la biodiversit\u00e9 y est habituellement plus grande. On en trouve en bordure de lacs et de rivi\u00e8res. Leur surface, comme celle des tourbi\u00e8res ombrotrophes, peut \u00eatre garnie d\u2019arbres ou d\u2019arbustes ou en \u00eatre d\u00e9pourvue. Il arrive que de grandes mares de tourbi\u00e8res ombrotrophes soient bord\u00e9es de tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes.<\/p>\n<p>D\u2019autres types de terrains mar\u00e9cageux peuvent pr\u00e9senter par endroits une accumulation peu profonde de tourbe bien d\u00e9compos\u00e9e et constituent donc \u00e9galement des tourbi\u00e8res.<\/p>\n<table style=\"width: 500px;\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\u00a0<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/bog-map-fr.png\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><span style=\"font-size: x-small;\">\u00a0Distribution des tourbi\u00e8res ombotrophes au Canada \u00a9 D\u00e9partement des ressources naturelles Canada. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<table style=\"width: auto;\" align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/fen-map-fr.png\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0<span style=\"font-size: x-small;\">\u00a0Distribution des tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes au Canada \u00a9 D\u00e9partement des ressources naturelles Canada. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pour une carte plus d\u00e9taill\u00e9e des tourbi\u00e8res au Canada, veuillez jeter un coup d&#8217;oeil \u00e0 ce fichier <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/assets\/images\/where-they-live\/peatlands\/peatlands-of-canada.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">PDF<\/a> (en anglais seulement).<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9chelle mondiale, les tourbi\u00e8res occupent entre 3 et 4 p. 100 de la superficie des terres, soit environ quatre millions de kilom\u00e8tres carr\u00e9s. On trouve des tourbi\u00e8res aux quatre coins de la plan\u00e8te. \u00c0 l\u2019ombre de for\u00eats d\u2019Asie, d\u2019Am\u00e9rique centrale, d\u2019Am\u00e9rique du Sud et d\u2019Afrique, on trouve certaines tourbi\u00e8res tropicales. Au Canada, on trouve des tourbi\u00e8res un peu partout, mais elles sont plus communes dans les r\u00e9gions bor\u00e9ales, subarctiques et arctiques. Les tourbi\u00e8res canadiennes couvrent environ 170 millions d\u2019hectares, soit environ 14 p. 100 de la superficie totale de notre pays. Il s\u2019agit des milieux humides les plus vastes de notre for\u00eat bor\u00e9ale.<\/p>\n<p><strong><span style=\"font-size: small; color: #808000;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<h2>Plantes et champignons<\/h2>\n<table style=\"width: auto; float: left; margin-bottom: 0.5em; margin-right: 0.5em;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\u00a0<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/pitcher-plant-flower.jpg\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0<span style=\"font-size: x-small;\">Fleur de sarrac\u00e9nie<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Les esp\u00e8ces les plus dominantes et r\u00e9pandues auxquelles la formation de tourbe est attribuable sont les mousses du genre <em>Sphagnum<\/em>, les sphaignes. Ces esp\u00e8ces jouent un r\u00f4le-cl\u00e9: elles modifient leur environnement et y cr\u00e9ent de nombreux \u00e9cosyst\u00e8mes tourbeux. Il y a environ 120 esp\u00e8ces de sphaignes dans le monde. Comme la plupart des mousses (les plantes de l\u2019embranchement <em>Bryophyta<\/em>), les sphaignes sont des plantes de petite taille \u00e0 feuilles courtes. Elles croissent habituellement dans des lieux humides : d\u00e9pourvues de racines, elles absorbent l\u2019eau dont elles ont besoin par leurs feuilles, dont l\u2019\u00e9paisseur est d\u2019une seule cellule. Elles n\u2019ont pas non plus de graines; leur reproduction passe par la production de spores que le vent diss\u00e9mine. Leurs tissus peuvent retenir beaucoup d\u2019eau, comme une \u00e9ponge, ce qui favorise leur survie dans les p\u00e9riodes plus s\u00e8ches. Les sphaignes forment des tapis immerg\u00e9s ou flottants qui peuvent souvent supporter le poids d\u2019un grand orignal!<\/p>\n<p>Les couches de tourbe et de mousses vivantes forment un substrat de croissance pour d\u2019autres plantes. En raison de la faible teneur en nutriments et en oxyg\u00e8ne, particuli\u00e8rement dans le cas des tourbi\u00e8res ombrotrophes, la v\u00e9g\u00e9tation est souvent restreinte \u00e0 des esp\u00e8ces sp\u00e9cialis\u00e9es. Les plantes qui poussent dans les tourbi\u00e8res doivent \u00eatre adapt\u00e9es aux conditions inhabituelles. Elles peuvent par exemple poss\u00e9der des nodosit\u00e9s, ou excroissances, racinaires dans lesquelles des bact\u00e9ries les aident \u00e0 absorber et \u00e0 conserver des nutriments. Dans les tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes, qui pr\u00e9sentent une plus grande diversit\u00e9 v\u00e9g\u00e9tale, on trouve des plantes herbac\u00e9es, des foug\u00e8res, des gramin\u00e9es et des carex. Certaines de ces plantes peuvent aussi vivre dans les tourbi\u00e8res ombrotrophes, par exemple les linaigrettes, mais les petits arbustes, comme la canneberge, le kalmia \u00e0 feuilles d&#8217;androm\u00e8de, le cassandre calicul\u00e9, les bleuetiers et le th\u00e9 du Labrador, sont plus communs. On trouve aussi dans les tourbi\u00e8res d\u2019autres esp\u00e8ces de rhododendrons et des orchid\u00e9es, qui font appel \u00e0 une mycorhize, une association symbiotique avec un champignon dans leurs racines, pour obtenir davantage de nutriments. Les mares de tourbi\u00e8res permettent la croissance de n\u00e9nuphars et de quelques autres types de plantes aquatiques. Les \u00e9cosyst\u00e8mes tourbeux sont souvent des endroits tr\u00e8s color\u00e9s du printemps \u00e0 l\u2019automne, car les plantes tendent \u00e0 fleurir \u00e0 des moments diff\u00e9rents du printemps et de l\u2019\u00e9t\u00e9 plut\u00f4t que d\u2019entrer en concurrence les unes avec les autres pour la visite des pollinisateurs. En outre, \u00e0 l\u2019automne, apr\u00e8s la premi\u00e8re gel\u00e9e, les feuilles de certains arbrisseaux parent les tourbi\u00e8res d\u2019orange et de rouge!<\/p>\n<table style=\"width: auto; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0.5em;\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 354px;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/mushroom-in-bog.jpg\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0<span style=\"font-size: xx-small;\">Des champignons dans la mousse de sphaigne<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Dans la plupart des tourbi\u00e8res, on trouve des plantes carnivores. Ces plantes, notamment des dros\u00e9ras, des utriculaires et des sarrac\u00e9nies, peuvent compenser le manque de nutriments du sol par la capture d\u2019insectes et d\u2019araign\u00e9es de petite taille. Les proies sont attir\u00e9es par un liquide sucr\u00e9 et collant qui se trouve sur des feuilles (dans le cas des dros\u00e9ras) ou qui est retenu par des feuilles (dans le cas des sarrac\u00e9nies), dans lequel elles restent prises lorsqu\u2019elles le touchent. Lorsqu\u2019elles ont captur\u00e9 une proie, ces plantes la soumettent \u00e0 des liquides digestifs et absorbent ensuite par leurs feuilles ses restes dissous. Elles obtiennent ainsi les nutriments dont elles ont besoin.<\/p>\n<p>Des arbres peuvent pousser dans des tourbi\u00e8res, mais seulement aux endroits o\u00f9 leurs racines se trouvent assez longtemps hors de l\u2019eau pour permettre leur survie. Parmi les essences les plus communes, mentionnons le saule p\u00e9dicell\u00e9, l\u2019\u00e9pinette noire, le m\u00e9l\u00e8ze, le bouleau gris et le bouleau blanc. Si certains arbres atteignent une taille normale, beaucoup restent petits en raison de la faible quantit\u00e9 de nutriments et d\u2019oxyg\u00e8ne dont ils disposent, ainsi que de la grande quantit\u00e9 d\u2019eau et de l\u2019exposition au vent.<\/p>\n<p>Plus de 600 esp\u00e8ces de champignons ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es dans les tourbi\u00e8res de l\u2019h\u00e9misph\u00e8re Nord. Parmi elles, il y a notamment les esp\u00e8ces qui forment des symbioses (par exemple les mycorhizes et les lichens) avec des plantes ou des algues. Pour la plupart, il s\u2019agit de microchampignons ou de tr\u00e8s petits champignons, mais il y a aussi des esp\u00e8ces de champignons macroscopiques. Certains chercheurs pensent que la majeure partie des processus de d\u00e9composition qui ont lieu dans les tourbi\u00e8res pourrait \u00eatre attribuable aux champignons plut\u00f4t qu\u2019aux bact\u00e9ries.<\/p>\n<p><span style=\"color: #808000;\"><strong><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<h2>Faune et flore<\/h2>\n<h3>Poissons<\/h3>\n<p>On a observ\u00e9 de petits poissons, par exemple des m\u00e9n\u00e9s, dans des mares de tourbi\u00e8res. Cependant, \u00e0 la diff\u00e9rence d\u2019autres milieux humides, les tourbi\u00e8res, du fait de leur eau acide et pauvre tant en oxyg\u00e8ne qu\u2019en nutriments, n\u2019abritent pas une grande diversit\u00e9 de poissons. En outre, les \u00e9tangs peu profonds peuvent ne pas permettre aux poissons de survivre \u00e0 l\u2019hiver en raison de la glace et de la carence en oxyg\u00e8ne, mais certains poissons reviennent dans les tourbi\u00e8res en \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h3>Oiseaux<\/h3>\n<table style=\"width: auto; float: left; margin-bottom: 0.5em; margin-right: 0.5em;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/lincolns-sparrow.jpg\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0<span style=\"font-size: x-small;\">Bruant de Lincoln<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Les tourbi\u00e8res offrent un habitat \u00e0 des millions de passereaux, de rapaces et d\u2019oiseaux aquatiques. Il s\u2019agit pour la plupart d\u2019oiseaux migrateurs qui s\u2019y reproduisent ou qui y s\u00e9journent en \u00e9t\u00e9. Quelques esp\u00e8ces se sont adapt\u00e9es parfaitement aux particularit\u00e9s des \u00e9cosyst\u00e8mes tourbeux et en d\u00e9pendent. C\u2019est par exemple le cas de la Paruline \u00e0 couronne rousse et du Bruant de Lincoln. Les tourbi\u00e8res r\u00e9pondent \u00e9galement bien aux besoins de l\u2019Hirondelle bicolore, qui peut se r\u00e9galer d\u2019insectes volants, tr\u00e8s nombreux dans ces milieux. On y trouve aussi des Busards Saint-Martin, qui nichent dans leurs herbes hautes. Habitants des for\u00eats, les <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/la-gelinotte-huppee.html\">T\u00e9tras du Canada<\/a> peuvent pr\u00e9f\u00e9rer en \u00e9t\u00e9 ces lieux d\u00e9couverts qui les prot\u00e8gent de la plupart des pr\u00e9dateurs. Sur des mares de tourbi\u00e8res ou \u00e0 proximit\u00e9, on peut voir des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/les-oiseaux-de-rivage.html\">oiseaux limicoles<\/a>, des oies et des canards, notamment des Canards noirs et des Chevaliers solitaires.<\/p>\n<p>Les tourbi\u00e8res qui offrent plusieurs types d\u2019habitat, dans lesquelles on trouve par exemple diff\u00e9rents types de v\u00e9g\u00e9tation et des mares, sont fr\u00e9quent\u00e9es par des oiseaux repr\u00e9sentant un ensemble d\u2019esp\u00e8ces plus vari\u00e9 que celui qui est associ\u00e9 aux tourbi\u00e8res plus uniformes. En outre, les grandes tourbi\u00e8res sont importantes pour certaines esp\u00e8ces d\u2019oiseaux, notamment le Bruant des pr\u00e9s, la Paruline \u00e0 couronne rousse et la Maub\u00e8che des champs, une esp\u00e8ce rare.<\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<h3>Mammif\u00e8res<\/h3>\n<table style=\"width: auto; float: right; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0.5em;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/southern-bog-lemming.jpg\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0<span style=\"font-size: xx-small;\">Campagnol-lemming de Cooper<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Certains grands mammif\u00e8res, par exemple des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/l-orignal.html\">orignaux<\/a>, des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-cerf-de-virginie.html\">cerfs de Virginie<\/a>, des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-bison.html\">bisons des bois<\/a> et des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-caribou.html\">caribous<\/a>, fr\u00e9quentent les tourbi\u00e8res aux endroits o\u00f9 les tapis de mousses sont suffisamment \u00e9pais et fermes pour supporter leur poids et o\u00f9 ils peuvent marcher sans que leurs longues pattes ne s\u2019emp\u00eatrent. Certains troupeaux de caribous des bois choisissent express\u00e9ment les tourbi\u00e8res comme habitat d\u2019hiver, car les nombreuses esp\u00e8ces de lichens qu\u2019on y trouve leur servent de nourriture. Ces \u00e9cosyst\u00e8mes jouent un r\u00f4le important pour la conservation de l\u2019esp\u00e8ce. On peut \u00e9galement voir des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/l-ours-noir.html\">ours noirs<\/a>, des <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-loup.html\">loups<\/a> et des lynx roux visiter des tourbi\u00e8res en qu\u00eate de nourriture.<\/p>\n<p>Dans les tourbi\u00e8res, les petits mammif\u00e8res sont plus communs que les grands et repr\u00e9sentent un ensemble d\u2019esp\u00e8ces plus vari\u00e9. <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/les-lemmings.html\">Lemmings<\/a>, campagnols, souris, li\u00e8vres d\u2019Am\u00e9rique, visons, musaraignes, rats musqu\u00e9s et \u00e9cureuils roux trouvent nourriture et abris dans les tourbi\u00e8res. Peu de petits mammif\u00e8res se cantonnent dans les tourbi\u00e8res pendant la majeure partie de leur vie, mais les campagnols-lemmings bor\u00e9aux, les campagnols-lemmings de Cooper et les musaraignes arctiques ont une pr\u00e9f\u00e9rence pour ces milieux. Les castors sont \u00e9galement communs dans les tourbi\u00e8res, et on a constat\u00e9 qu\u2019ils pouvaient, en endiguant l\u2019\u00e9coulement de l\u2019eau de surface dans ces milieux et leurs zones adjacentes, les modifier et les inonder.<\/p>\n<h3>Reptiles et amphibiens<\/h3>\n<table style=\"width: auto; float: left; margin-bottom: 0.5em; margin-right: 0.5em;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/smooth-greensnake.jpg\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><span style=\"font-size: x-small;\">\u00a0Couleuvre verte<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>En raison des conditions inhabituelles qui les caract\u00e9risent, les tourbi\u00e8res abritent moins d\u2019amphibiens que d\u2019autres types de milieux humides. \u00c0 part la grenouille verte et la grenouille des bois, peu d\u2019esp\u00e8ces arrivent \u00e0 se reproduire dans l\u2019eau tr\u00e8s acide des tourbi\u00e8res ombrotrophes. Dans l\u2019Est du pays, on constate n\u00e9anmoins la pr\u00e9sence d\u2019autres esp\u00e8ces dans ces tourbi\u00e8res : la grenouille l\u00e9opard, la grenouille du Nord, le crapaud d\u2019Am\u00e9rique, la rainette crucif\u00e8re, la salamandre macul\u00e9e et la salamandre \u00e0 points bleus.<\/p>\n<p>Comme bon nombre de tourbi\u00e8res se trouvent dans des r\u00e9gions assez froides, le nombre d\u2019esp\u00e8ces de reptiles y est tr\u00e8s limit\u00e9. On y trouve cependant souvent des tortues ponctu\u00e9es et des couleuvres ray\u00e9es de l\u2019Est. En outre, le massasauga de l\u2019Est est un habitant des tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes du Sud de l\u2019Ontario, et la couleuvre verte habite celles de l\u2019Est du Qu\u00e9bec.<\/p>\n<table style=\"width: auto; float: right; margin-bottom: 0.5em; margin-left: 0.5em;\" align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\">\u00a0<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/butterfly-on-flowering.jpg\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0Papillon dans du cassandre calicul\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h3>Invertebr\u00e9s<\/h3>\n<p>Dans les couches de tourbe, des microorganismes adapt\u00e9s \u00e0 la faible concentration en oxyg\u00e8ne \u2013 des bact\u00e9ries, des protistes, etc. \u2013 s\u2019emploient \u00e0 d\u00e9composer les sphaignes mortes. Cependant, \u00e0 cause de leurs conditions hydriques inhabituelles, les tourbi\u00e8res, et particuli\u00e8rement les tourbi\u00e8res ombrotrophes, abritent beaucoup moins d\u2019esp\u00e8ces d\u2019invert\u00e9br\u00e9s que les autres types de milieux humides.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019on visite une tourbi\u00e8re, les premiers animaux qu\u2019on aper\u00e7oit sont souvent des insectes. D\u2019apr\u00e8s les estimations, il y aurait jusqu\u2019\u00e0 6000 esp\u00e8ces d\u2019arthropodes aquatiques et terrestres \u2013 araign\u00e9es, insectes et autres invert\u00e9br\u00e9s poss\u00e9dant un squelette externe \u2013 dans les tourbi\u00e8res. Leur diversit\u00e9 est la plus importante dans les tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes. Des sp\u00e9cialistes pensent qu\u2019environ 1 p. 100 de ces esp\u00e8ces ne se retrouvent que dans les tourbi\u00e8res, particuli\u00e8rement des tourbi\u00e8res min\u00e9rotrophes. Qu\u2019elles soient de l\u2019un ou l\u2019autre type, cependant, les tourbi\u00e8res offrent \u00e0 de nombreuses esp\u00e8ces d\u2019arthropodes terrestres, notamment \u00e0 des esp\u00e8ces de mouches, de moustiques, de libellules, de demoiselles, de gu\u00eapes, de coccinelles et d\u2019araign\u00e9es, un milieu o\u00f9 elles peuvent prosp\u00e9rer.<\/p>\n<p><strong style=\"color: #808000;\"><span style=\"font-size: small;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<h2>Perturbations et menaces<\/h2>\n<table style=\"width: auto; float: left; margin-bottom: 0.5em; margin-right: 0.5em;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width: 100%;\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/12\/thread-leaved-sundew-rotated.jpg\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0<span style=\"font-size: x-small;\">Rossolis filiforme<\/span><\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Compte tenu de la tr\u00e8s grande superficie du Canada et du fait qu\u2019une bonne partie du territoire est inaccessible, il est difficile d\u2019obtenir des statistiques pr\u00e9cises sur la destruction et la perturbation des tourbi\u00e8res. Nous savons toutefois qu\u2019environ 90 p. 100 des tourbi\u00e8res du Canada se trouvent dans le Nord, o\u00f9 tr\u00e8s peu de gens vivent, et qu\u2019elles y sont plus ou moins intactes. Certaines, cependant, ont \u00e9t\u00e9 inond\u00e9es par l\u2019am\u00e9nagement hydro\u00e9lectrique ou endommag\u00e9es par les coupes \u00e0 blanc de l\u2019exploitation foresti\u00e8re et mini\u00e8re. Dans les r\u00e9gions plus peupl\u00e9es du Sud du pays, on a consid\u00e9r\u00e9 les tourbi\u00e8res comme des obstacles et des endroits qui ne servent \u00e0 rien. Il arrive encore qu\u2019on les consid\u00e8re ainsi. Dans certaines r\u00e9gions, on les a presque enti\u00e8rement drain\u00e9es et d\u00e9truites pour les remplacer par des exploitations agricoles. Il y a encore aujourd\u2019hui des tourbi\u00e8res que l\u2019expansion urbaine risque de faire dispara\u00eetre. La culture des canneberges, dans le cadre de laquelle on inonde ou ass\u00e8che des tourbi\u00e8res, et l\u2019extraction de la tourbe constituent d\u2019autres p\u00e9rils auxquels sont actuellement expos\u00e9es plusieurs tourbi\u00e8res. \u00c0 divers endroits dans le monde, on a longtemps utilis\u00e9 la tourbe comme combustible pour le chauffage des maisons. De nos jours, des jardiniers l\u2019utilisent comme substrat de croissance.<\/p>\n<p>La perturbation des tourbi\u00e8res fait passer dans l\u2019air le carbone qui y \u00e9tait emmagasin\u00e9 et interrompt les processus de stockage de nouvelles quantit\u00e9s de carbone jusqu\u2019\u00e0 ce que des travaux de restauration soient effectu\u00e9s. Cela peut aussi avoir un effet sur la qualit\u00e9 de l\u2019eau des environs, car certaines tourbi\u00e8res retiennent des m\u00e9taux lourds. La fragmentation ou la division d\u2019une tourbi\u00e8re, par la construction d\u2019une route par exemple, ou encore par le drainage d\u2019une partie de sa superficie, entra\u00eene \u00e9galement des probl\u00e8mes, car cela perturbe la dynamique hydrique de cette tourbi\u00e8re.\u00a0<\/p>\n<p>En raison de ces menaces, certaines esp\u00e8ces habitant les tourbi\u00e8res sont maintenant consid\u00e9r\u00e9es comme \u00e9tant\u00a0<a href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/enjeux-et-themes\/especes-en-peril-au-canada.html\">en p\u00e9ril au Canada<\/a>. C\u2019est notamment le cas du rossolis filiforme (une plante carnivore qui vit dans les tourbi\u00e8res ombrotrophes de la Nouvelle-\u00c9cosse), de la couleuvre mince, de la tortue ponctu\u00e9e, du massasauga et de nombreuses autres esp\u00e8ces. Le caribou des bois, qui ne passe pas toute l\u2019ann\u00e9e dans les tourbi\u00e8res, mais qui y trouve son habitat en hiver, est aussi en p\u00e9ril.\u00a0<\/p>\n<p>Les tourbi\u00e8res sont des \u00e9cosyst\u00e8mes qui se sont form\u00e9s sur des milliers d\u2019ann\u00e9es. Apr\u00e8s endommagement, le r\u00e9tablissement des sphaignes et d\u2019autres plantes et la formation de nouvelles couches de tourbes peuvent prendre des ann\u00e9es. En outre, les tourbi\u00e8res \u00e9tant souvent \u00e9loign\u00e9es les unes des autres, les esp\u00e8ces qui s\u2019y cantonnent peuvent ne pas pouvoir atteindre ou polliniser facilement un autre endroit qui leur conviendra, en cas de perturbation de leur habitat.<\/p>\n<h2>Actions<\/h2>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-3363 size-full\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/moose-in-bog.jpg\" alt=\"Peatlands\" width=\"400\" height=\"266\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/moose-in-bog.jpg 400w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/moose-in-bog-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0Orignaux<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>La reconnaissance de l\u2019importance des \u00e9cosyst\u00e8mes tourbeux s\u2019est accompagn\u00e9e de l\u2019\u00e9tablissement de nombreuses zones de protection au Canada. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle nationale, certaines tourbi\u00e8res sont prot\u00e9g\u00e9es dans les parcs nationaux, par exemple le parc national Wapusk, qui renferme la plus grande \u00e9tendue de tourbi\u00e8res de plateau polygonales (un type de tourbi\u00e8re ombrotrophe) au Canada, ou bien les tourbi\u00e8res c\u00f4ti\u00e8res profondes du parc national de Kouchibouguac au Nouveau-Brunswick. D\u2019autres tourbi\u00e8res b\u00e9n\u00e9ficient d\u2019une protection provinciale. Le Manitoba a m\u00eame d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 la protection de 25 p. 100 de ses tourbi\u00e8res! Certaines tourbi\u00e8res, par exemple la tourbi\u00e8re de la Mer Bleue \u00e0 Ottawa, sont maintenant prot\u00e9g\u00e9es en vertu de la Convention de Ramsar, une convention internationale sur les zones humides visant \u00e0 prot\u00e9ger des milieux humides d\u2019importance internationale.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la faune des tourbi\u00e8res, plusieurs de ses esp\u00e8ces sont prot\u00e9g\u00e9es au Canada. La\u00a0<em>Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs<\/em>, par exemple, interdit l\u2019immersion ou le rejet de substances nocives dans des lieux fr\u00e9quent\u00e9s par des oiseaux migrateurs, ce qui inclut les tourbi\u00e8res. D\u2019autre part, il est interdit, aux termes de la\u00a0<em>Loi sur les esp\u00e8ces en p\u00e9ril<\/em>, d\u2019endommager ou de d\u00e9truire l\u2019habitat d\u2019une esp\u00e8ce menac\u00e9e ou en voie de disparition. Ces mesures contribuent ainsi \u00e0 assurer la conservation des tourbi\u00e8res que ces esp\u00e8ces habitent.<\/p>\n<p>Une meilleure connaissance des tourbi\u00e8res contribue \u00e9galement \u00e0 leur conservation. Mal comprises pendant des centaines d\u2019ann\u00e9es, les tourbi\u00e8res r\u00e9v\u00e8lent maintenant leurs secrets! Des chercheurs \u00e9tudient leurs caract\u00e9ristiques hydrologiques, g\u00e9ochimiques, microbiologiques et \u00e9cologiques. Ils examinent leur biodiversit\u00e9 et les moyens d\u2019assurer leur conservation. Des m\u00e9thodes permettant de favoriser leur restauration apr\u00e8s endommagement sont en cours d\u2019\u00e9laboration. La restauration a pour objectifs que l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me recommence \u00e0 accumuler du carbone, qu\u2019il r\u00e9gularise l\u2019\u00e9coulement de l\u2019eau et qu\u2019il offre divers habitats convenant \u00e0 des esp\u00e8ces vari\u00e9es. Des scientifiques cherchent aussi un moyen de cultiver des sphaignes afin d\u2019\u00e9viter l\u2019extraction en milieu naturel.<\/p>\n<h3>Ce que vous pouvez faire<\/h3>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-3365\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/prairie-fringed-orchid.jpg\" alt=\"Peatlands\" width=\"391\" height=\"276\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/prairie-fringed-orchid.jpg 391w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/prairie-fringed-orchid-300x212.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 391px) 100vw, 391px\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>Platanth\u00e8re blanch\u00e2tre de l&#8217;Est<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Dans un premier temps, un excellent moyen de vous rendre utile aux tourbi\u00e8res est de vous informer \u00e0 leur sujet et de parler d\u2019elles \u00e0 votre entourage. Renseignez-vous sur les tourbi\u00e8res de votre r\u00e9gion et, si cela est possible, visitez-les pour voir les \u00e9cosyst\u00e8mes \u00e9tonnants qu\u2019elles constituent. Si vous visitez une tourbi\u00e8re, restez sur les trottoirs de bois ou d\u2019autres structures qui ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9es, car \u00e0 certains endroits le tapis de mousses pourrait ne pas \u00eatre assez \u00e9pais pour supporter votre poids et vous pourriez vous enfoncer. M\u00eame si vous ne doutez pas de l\u2019\u00e9paisseur du tapis de mousses d\u2019une tourbi\u00e8re, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas vous y promener, car les sphaignes endommag\u00e9es ne se r\u00e9tablissent pas ais\u00e9ment.\u00a0<\/p>\n<p>Une autre possibilit\u00e9 utile consiste \u00e0 \u00e9viter l\u2019emploi de produits de jardinage \u00e0 base de tourbe. Pr\u00e9f\u00e9rez-leur par exemple du compost. Cela aura en outre l\u2019avantage de mettre \u00e0 profit une partie de vos ordures m\u00e9nag\u00e8res! Vous pouvez \u00e9galement retourner la terre pour l\u2019a\u00e9rer apr\u00e8s avoir ajout\u00e9 du compost ou choisir des plantes appartenant \u00e0 des esp\u00e8ces indig\u00e8nes qui poussent bien dans le type de sol que vous avez.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<table align=\"center\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-3369\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/spruce-bog-algonquin-park-on.jpg\" alt=\"Peatlands\" width=\"800\" height=\"403\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/spruce-bog-algonquin-park-on.jpg 800w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/spruce-bog-algonquin-park-on-300x151.jpg 300w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/spruce-bog-algonquin-park-on-768x387.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0Tourbi\u00e8re Spruce, Parc Algonquin, Ontario<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<h2>R\u00e9viseurs scienitifiques<\/h2>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-3367\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/grande-ple-bleu-bog.jpg\" alt=\"Peatlands\" width=\"500\" height=\"334\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/grande-ple-bleu-bog.jpg 500w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/grande-ple-bleu-bog-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><br \/>\n<p>Grande Pl\u00e9e \u00a0Bleue, Qu\u00e9bec<\/p>\n<\/div>\n<p><strong>Dr. Andr\u00e9 Desrochers<\/strong>,\u00a0Centre d\u2019\u00e9tude de la for\u00eat, Universit\u00e9 Laval<\/p>\n<p><strong>Andr\u00e9-Philippe Drapeau Picard<\/strong>,\u00a0Universit\u00e9 Laval et Groupe de recherche en \u00e9cologie des tourbi\u00e8res<\/p>\n<p><strong>Dr. Peter Lafleur<\/strong>,\u00a0Trent University<\/p>\n<p><strong>Dr. Marc J. Mazerolle<\/strong>,\u00a0Centre d&#8217;\u00e9tude de la for\u00eat, Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec en Abitibi-T\u00e9miscamingue<\/p>\n<p><strong>Dr. Jonathan Price<\/strong>,\u00a0University of Waterloo<\/p>\n<p><strong>Dr. Line Rochefort<\/strong>,\u00a0Universit\u00e9 Laval et\u00a0Groupe de recherche en \u00e9cologie des tourbi\u00e8res<\/p>\n<p><strong>Dr. Maria Strack<\/strong>,\u00a0University of Calgary<\/p>\n<p><strong>Dr. Barry G. Warner<\/strong>,\u00a0University of Waterloo<\/p>\n<h2>Ressources<\/h2>\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td>\u00a0<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>\u00a0<\/p>\n<table align=\"right\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-3371\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/grass-pink-orchid.jpg\" alt=\"Peatlands\" width=\"350\" height=\"509\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/grass-pink-orchid.jpg 350w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/grass-pink-orchid-206x300.jpg 206w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\u00a0Calopogon gracieux<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Pourquoi les terres humides?<br \/><a href=\"http:\/\/www.ec.gc.ca\/nature\/default.asp?lang=Fr&amp;amp;n=B4669525-1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.ec.gc.ca\/nature\/default.asp?lang=Fr&amp;n=B4669525-1<\/a><\/p>\n<p>Le groupe de recherche en \u00e9cologie des tourbi\u00e8res<br \/><a href=\"http:\/\/www.gret-perg.ulaval.ca\/no_cache\/fr\/accueil\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.gret-perg.ulaval.ca\/no_cache\/fr\/accueil\/<\/a><\/p>\n<p>La tourbi\u00e8re de la Mer Bleue<br \/><a href=\"http:\/\/ccn-ncc.gc.ca\/endroits\/mer-bleue\">http:\/\/ccn-ncc.gc.ca\/endroits\/mer-bleue<\/a><\/p>\n<p>La Convention Ramsar sur les zones humides d\u2019importance internationale<br \/><a href=\"https:\/\/www.ramsar.org\/fr\/search?search_api_views_fulltext=zones+humides\">https:\/\/www.ramsar.org\/fr\/search?search_api_views_fulltext=zones+humides<\/a><\/p>\n<p>Feux de tourbi\u00e8res et \u00e9missions de carbone<br \/><a href=\"https:\/\/www.rncan.gc.ca\/changements-climatiques\/impacts-et-adaptation\/changements-climatiques\/carbone-forestier\/feux-tourbiere-emissions-carbone\/13104\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.rncan.gc.ca\/changements-climatiques\/impacts-et-adaptation\/changements-climatiques\/carbone-forestier\/feux-tourbiere-emissions-carbone\/13104<\/a><\/p>\n<p>En apprendre plus sur les milieux humides<br \/><a href=\"https:\/\/www.canards.ca\/notre-travail\/milieux-humides\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/www.canards.ca\/notre-travail\/milieux-humides\/<\/a><\/p>\n<p>Le r\u00e9seau des terres humides<br \/><a href=\"http:\/\/www.wetlandnetwork.ca\/index.php?g_int_AppLanguageId=2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.wetlandnetwork.ca\/index.php?g_int_AppLanguageId=2<\/a><\/p>\n<p>La tourbi\u00e8re : un \u00e9cosyst\u00e8me \u00e0 conserver<br \/><a href=\"http:\/\/www.mddep.gouv.qc.ca\/jeunesse\/chronique\/2002\/0209_tourbiere.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.mddep.gouv.qc.ca\/jeunesse\/chronique\/2002\/0209_tourbiere.htm<\/a><\/p>\n<p>Pr\u00e9cieuses tourbi\u00e8res<br \/><a href=\"http:\/\/www.fleurbec.com\/tourbieres.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/www.fleurbec.com\/tourbieres.htm<\/a><\/p>\n<p>\u00a9 Sa Majest\u00e9 la Reine du chef du Canada, repr\u00e9sent\u00e9e par le ministre de l\u2019Environnement, 2013. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/p>\n<p>Text: Annie Langlois<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Tourbi\u00e8re du Canada Mer Bleue bog, Ontario Les tourbi\u00e8res sont des milieux humides dans lesquels de la tourbe se forme et s\u2019accumule avec le temps \u00e0 partir de plantes mortes, notamment des mousses du genre Sphagnum, les sphaignes, mais aussi d\u2019autres mousses, des carex et des plantes ligneuses. 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