{"id":3247,"date":"2011-10-05T18:00:00","date_gmt":"2011-10-05T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.hww.ca\/espaces-sauvages\/les-prairies\/"},"modified":"2025-11-26T19:12:38","modified_gmt":"2025-11-27T00:12:38","slug":"les-prairies","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/espaces-sauvages\/les-prairies\/","title":{"rendered":"Les Prairies"},"content":{"rendered":"<h1>Les Prairies<\/h1>\n<p><span class=\"subsection_title\">Les prairies du Canada<\/span><\/p>\n<ul>\n<li>sont un habitat essentiel pour la faune du Canada;<\/li>\n<li>ne font plus que le quart de leur superficie d\u2019origine;<\/li>\n<li>h\u00e9bergent des milliers d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales (mammif\u00e8res, oiseaux, amphibiens) qui, souvent, ne peuvent vivre dans aucun autre milieu;<\/li>\n<li>font l\u2019objet de nombreuses activit\u00e9s de conservation aussi complexes que fascinantes<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;une prairie?<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Saskatchewan-Tourism-1.jpg\" alt=\"Les Prairies\" \/><\/div>\n<p>Une prairie est un endroit \u00e9tonnant qui permet le foisonnement d\u2019une incroyable diversit\u00e9 de formes de vie, m\u00eame si on ne s\u2019en rend pas compte \u00e0 premi\u00e8re vue. Jetez un coup d\u2019\u0153il sur la photo ci-dessus. Avant l\u2019arriv\u00e9e des Occidentaux, les Indiens des Plaines et les M\u00e9tis voyaient dans ce paysage la possibilit\u00e9 de chasser le bison pour en tirer de la nourriture, du combustible et de la fourrure. Au XIXe si\u00e8cle, les colons sont arriv\u00e9s dans les prairies, fronti\u00e8re ultime de l\u2019Ouest canadien, et ils y ont vu de vastes pr\u00e9s pour leur b\u00e9tail et un sol fertile pour leurs cultures.<\/p>\n<p>\u00c0 pr\u00e9sent, puisqu\u2019il reste moins du quart des prairies que renfermait autrefois le Canada, que peut-on y voir?<\/p>\n<p>\u2026 une buse rouilleuse fondre sur un chien de prairie, de vastes vall\u00e9es fluviales o\u00f9 toute forme humaine para\u00eet microscopique, un serpent \u00e0 sonnettes se glisser devant une raquette \u00e0 crins blancs, un troupeau de bisons se repa\u00eetre d\u2019une plante herbac\u00e9e appel\u00e9e boutelou gracieux\u2026<\/p>\n<p>Bref, un \u00e9cosyst\u00e8me r\u00e9sistant, d\u2019importance critique, qui sert de lieu de vie pour des centaines d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales (mammif\u00e8res, oiseaux, reptiles) sp\u00e9cialement adapt\u00e9es qu\u2019on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. De fascinantes relations de pr\u00e9dateur \u00e0 proie, des herbac\u00e9es uniques en leur genre, des esp\u00e8ces florales rares, des formations glaciaires qui fascinent les g\u00e9ologues\u2026 Ce ne sont que quelques-uns des \u00e9l\u00e9ments particuliers des prairies canadiennes, qui forment l\u2019un de nos espaces naturels les plus importants, mais les plus menac\u00e9s.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-11133 size-full\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/DSC_0052-pronghorn-Annie.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"166\" \/><\/p>\n<h2>Les Types de prairies<\/h2>\n<p>La <strong>savane tropicale<\/strong> et la <strong>prairie temp\u00e9r\u00e9e<\/strong> se distinguent surtout par des diff\u00e9rences de temp\u00e9rature et de pr\u00e9cipitations, \u00e9l\u00e9ments critiques dans la cr\u00e9ation d\u2019une prairie. Une zone qui ne re\u00e7oit que tr\u00e8s peu d\u2019eau devient d\u00e9sertique; une zone qui en re\u00e7oit beaucoup se couvre de for\u00eats. Les prairies se trouvent quelque part entre ces deux extr\u00eames.<\/p>\n<p>La <strong>savane tropicale<\/strong>, que l&#8217;on trouve en Afrique, en Australie, en Am\u00e9rique du Sud et en Indon\u00e9sie, est expos\u00e9e \u00e0 de fortes chaleurs l&#8217;ann\u00e9e longue. Elle re\u00e7oit entre 50 et 130 cm de pr\u00e9cipitations pendant la saison des pluies, qui dure de six \u00e0 huit mois; le reste de l\u2019ann\u00e9e, c\u2019est la s\u00e9cheresse. Une immense vari\u00e9t\u00e9 d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales vit dans la savane, compte tenu des diff\u00e9rences climatiques qu\u2019on y trouve, mais pour une bonne part, on y retrouve surtout un sol mince, dans lequel seules quelques herbac\u00e9es et plantes florales peuvent pousser. Tout comme les prairies du Canada, cet \u00e9cosyst\u00e8me soutient une \u00e9tonnante diversit\u00e9 d&#8217;esp\u00e8ces. La savane africaine, par exemple, h\u00e9berge certains des mammif\u00e8res les plus embl\u00e9matiques de notre plan\u00e8te : girafes, z\u00e8bres, lions&#8230;<\/p>\n<p>La <strong>prairie temp\u00e9r\u00e9e<\/strong>, qui comprend les \u00e9cosyst\u00e8mes des prairies canadiennes, se trouve \u00e9galement \u00e0 diff\u00e9rents endroits de la plan\u00e8te. Les esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales qui s\u2019y trouvent sont d\u00e9termin\u00e9es par de moindres pr\u00e9cipitations (de 25 \u00e0 90 cm) et une plus grande fourchette de variations saisonni\u00e8res de la temp\u00e9rature. De nombreux animaux des prairies temp\u00e9r\u00e9es, adapt\u00e9s au vent et \u00e0 la s\u00e9cheresse, sont reconnaissables pour les Canadiens : des herbivores tels que les antilopes et les wapitis, des animaux fouisseurs tels que les chiens de prairie et les blaireaux, des pr\u00e9dateurs comme les serpents et les coyotes. Pour en savoir davantage sur les plantes, les oiseaux et les animaux qui habitent les prairies du Canada, lisez la section Qu\u2019est-ce qui vit dans la prairie?, ci-dessous.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11137\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/East-Block-Vincent-Fyson.jpg\" alt=\"Badlands\" width=\"250\" height=\"167\" \/><\/p>\n<p>L\u2019aspect impressionnant des prairies du Canada est le r\u00e9sultat de mouvements glaciaires et de la fonte des glaces, qui ont fa\u00e7onn\u00e9 ce paysage pendant 200 millions d\u2019ann\u00e9es. Le Parc national du Canada des Prairies, par exemple, contient des canaux d\u2019eau de fonte glaciaire qui ont form\u00e9 des plateaux, des coul\u00e9es et des buttes qui se profilent sur l\u2019horizon, ainsi que des couches de formations rocheuses renfermant des fossiles vieux de 80 millions d\u2019ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>\u00c0 gauche: Les badlands dans la partie est du Parc national des prairies, Saskatchewan.<\/strong><\/p>\n<h2>O\u00f9 sont les prairies?<\/h2>\n<p>De hautes temp\u00e9ratures saisonni\u00e8res et la faiblesse des pluies constituent une formule parfaite pour les habitats des prairies qui, autrefois, couvraient 25 % de la surface du globe..<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/grasslands-world-map_c2-FR.jpg\" alt=\"R\u00e9partition des prairies sur la plan\u00e8te\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">(Plan: Grasslands Conservation Council of British Columbia)<\/div>\n<p>En Am\u00e9rique du Nord, les \u00e9cosyst\u00e8mes des prairies se trouvent surtout dans la R\u00e9gion des grandes plaines, qui commence au golfe du Mexique, traverse les \u00c9tats-Unis et aboutit aux provinces des prairies canadiennes (Alberta, Saskatchewan et Manitoba). De petites poches d\u2019\u00e9cosyst\u00e8mes des prairies sont \u00e9galement diss\u00e9min\u00e9es dans le sud de l\u2019Ontario et sur le versant oriental sec des cha\u00eenes montagneuses nord-sud de la Colombie-Britannique. Chacune pr\u00e9sente une biodiversit\u00e9 unique. \u00c0 pr\u00e9sent, il ne reste que le quart des prairies qui existaient au Canada \u00e0 l\u2019origine. On en retrouve une grande partie dans le Parc national du Canada des Prairies, en Saskatchewan, puis sous la garde d\u2019\u00e9leveurs de b\u00e9tail et de titulaires de droits autochtones. Leur gestion prudente prot\u00e8ge la biodiversit\u00e9 naturelle qui se fie sur cet \u00e9cosyst\u00e8me unique.<\/p>\n<h2>Qu&#8217;est-ce qui vit dans les prairies?<\/h2>\n<p>Les prairies h\u00e9bergent des milliers d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales indig\u00e8nes du Canada, repr\u00e9sentant une incroyable diversit\u00e9 de formes de vie. Elles partagent un \u00e9cosyst\u00e8me extr\u00eamement complexe qui pr\u00e9sente des d\u00e9fis particuliers mais des possibilit\u00e9s r\u00e9elles. Les mammif\u00e8res, les insectes, les oiseaux, les reptiles et les plantes coexistent, dans un \u00e9quilibre qui d\u00e9fie l\u2019imagination. \u00c9tant donn\u00e9 qu\u2019il n\u2019existe plus qu\u2019une fraction minime des anciennes prairies canadiennes, bon nombre de ces esp\u00e8ces sont menac\u00e9es par de grands dangers.<\/p>\n<p>Voici quelques exemples de l\u2019incroyable biodiversit\u00e9 des prairies canadiennes.<\/p>\n<h3>Mammif\u00e8res<\/h3>\n<h4>Chien de prairie \u00e0 queue noire<\/h4>\n<div class=\"image\"><\/div>\n<div><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11140\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Collen-Crillprairiedog.jpg\" alt=\"Prairie Dog\" width=\"280\" height=\"187\" \/><\/div>\n<p>Cette esp\u00e8ce tr\u00e8s sociable est d\u00e9sign\u00e9e comme En p\u00e9ril au Canada \u00e0 cause de sa r\u00e9partition restreinte. En effet, ils n\u2019existent plus que dans la vall\u00e9e inf\u00e9rieure de la rivi\u00e8re Frenchman, en Saskatchewan. En plus d\u2019\u00eatre une importante source de nourriture pour une vari\u00e9t\u00e9 de pr\u00e9dateurs, leurs tani\u00e8res abandonn\u00e9es servent d\u2019abri \u00e0 de nombreuses esp\u00e8ces, parmi lesquelles des esp\u00e8ces menac\u00e9es comme la chev\u00eache des terriers et le putois d\u2019Am\u00e9rique. Des conflits avec les gestionnaires des terres et en proie \u00e0 des maladies et \u00e0 la perte de leur habitat, les chiens de prairie sont r\u00e9duits \u00e0 une fraction de leur population d\u2019antan. Ils repr\u00e9sentent un bon exemple de cod\u00e9pendance, puisque leur d\u00e9clin a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019extirpation du putois d\u2019Am\u00e9rique.<\/p>\n<h4>Bison des plaines<\/h4>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11142\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/CWF_branimir_33040423_bison.jpg\" alt=\"Plains Bison\" width=\"250\" height=\"167\" \/><\/div>\n<p>Il y a 200 ans, entre 30 et 70 millions de bisons parcouraient l\u2019Am\u00e9rique du Nord, se nourrissant d\u2019herbac\u00e9es indig\u00e8nes et offrant de la nourriture, des v\u00eatements et m\u00eame un abri pour les Autochtones des Plaines, qui se construisaient des tipis en peau de buffle. En quelques dizaines d\u2019ann\u00e9es, vers la fin du XIXe si\u00e8cle, la perte d\u2019habitat et l\u2019exploitation commerciale ont caus\u00e9 la quasi-extinction du bison des plaines. Des efforts de r\u00e9introduction, y compris la lib\u00e9ration, en 2005, de 71 bisons dans le Parc national du Canada des Prairies, permettent de r\u00e9tablir peu \u00e0 peu ce mammif\u00e8re impressionnant dans son habitat naturel. Pour en savoir davantage, visitez la fiche d\u2019information sur le bison des plaines.<\/p>\n<h4>Antilope d&#8217;Am\u00e9rique<\/h4>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11144\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Mickey-Watkins-Aylesbury-SK-Pronghorn.jpg\" alt=\"Pronghorn\" width=\"250\" height=\"167\" \/><\/div>\n<p>Pouvant atteindre une vitesse de 100 km\/h, l\u2019antilope d\u2019Am\u00e9rique est l\u2019un des mammif\u00e8res les plus rapides du monde apr\u00e8s le gu\u00e9pard. Elle r\u00e8gne en ma\u00eetresse sur les prairies d\u2019Am\u00e9rique Nord, seul endroit au monde o\u00f9 existe cette esp\u00e8ce : autre bonne raison de pr\u00e9server cet habitat!<\/p>\n<h4>Putois d&#8217;Am\u00e9rique<\/h4>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/DSC_0074_Parks-Canada-Paul-Knaga-1.jpg\" alt=\"Putois d'Am\u00e9rique\" \/><\/div>\n<p>Cet animal si mignon, qui d\u00e9pend presque enti\u00e8rement du chien de prairie pour se nourrir et s\u2019abriter, est la seule esp\u00e8ce de putois indig\u00e8ne en Am\u00e9rique du Nord, et on a failli la perdre pour toujours. En effet, les chercheurs pensaient que la perte d\u2019habitat et le d\u00e9clin rapide des sources de nourriture avaient caus\u00e9 l\u2019extinction compl\u00e8te de cette esp\u00e8ce, mais le chien d\u2019un fermier du Wyoming en a d\u00e9nich\u00e9 une petite colonie en 1981. \u00c0 partir de l\u00e0, on a pu \u00e9lever des populations en captivit\u00e9 un peu partout en Am\u00e9rique du Nord, mais les tentatives canadiennes n\u2019ont pas eu de succ\u00e8s, malheureusement. Pour en savoir davantage, visitez la fiche d\u2019information sur le putois d\u2019Am\u00e9rique.<\/p>\n<h4>Renard v\u00e9loce<\/h4>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-11146 size-full\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Southey_swift-fox.jpg\" alt=\"Swift Fox\" width=\"400\" height=\"162\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Southey_swift-fox.jpg 400w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Southey_swift-fox-300x122.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><\/div>\n<p>Le renard v\u00e9loce est un exemple parfait de la fa\u00e7on dont les esp\u00e8ces s\u2019adaptent \u00e0 l\u2019habitat des prairies : contrairement \u00e0 presque toutes les autres esp\u00e8ces de renard, celle-ci utilise des tani\u00e8res pendant toute ann\u00e9e, aussi bien pour s\u2019occuper de leurs petits que pour se mettre \u00e0 l\u2019abri des pr\u00e9dateurs dans un paysage o\u00f9 ils ont peu d\u2019autres endroits pour se cacher. Le renard v\u00e9loce est capable de courir \u00e0 plus de 60 km\/h, ce qui l\u2019aide \u00e0 se r\u00e9fugier rapidement en cas de danger. Il a toutefois disparu des prairies canadiennes au XXe si\u00e8cle, surtout \u00e0 cause de la chasse excessive, dont les effets ont \u00e9t\u00e9 amplifi\u00e9s par des hivers rigoureux et la s\u00e9cheresse. Des programmes de r\u00e9introduction ont permis d\u2019inverser progressivement cette tendance, m\u00eame si de nos jours, cette esp\u00e8ce demeure menac\u00e9e au Canada. Pour en savoir davantage, visitez la fiche d\u2019information sur le renard v\u00e9loce.<\/p>\n<h3>Reptiles et amphibiens<\/h3>\n<h4>Serpent \u00e0 sonnettes des prairies<\/h4>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/00-010-30-Prairie_Rattlesnake-Robert-Koktan-1.jpg\" alt=\"Serpent \u00e0 sonnettes des prairies\" \/><\/div>\n<p>Le serpent \u00e0 sonnettes des prairies, dont le nom est d\u00e9riv\u00e9 des anneaux qui font du bruit quand il agite sa queue, est le seul serpent venimeux des prairies canadiennes. Utilisant sa langue pour d\u00e9tecter les odeurs et la chaleur, il peut rep\u00e9rer ses proies, petits mammif\u00e8res et amphibiens surtout, \u00e0 plus de 30 m. Puisque c\u2019est un animal \u00e0 sang froid, il doit hiberner dans des grottes et des tani\u00e8res abandonn\u00e9es afin de survivre aux hivers : autre exemple de cod\u00e9pendance complexe entre les esp\u00e8ces des prairies!<\/p>\n<h3>Oiseaux<\/h3>\n<h4>Chev\u00eache des terriers<\/h4>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11148\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Shane-Lakyn-Burrowing-Owl.jpg\" alt=\"Burrowing Owl\" width=\"250\" height=\"167\" \/><\/div>\n<p>La chev\u00eache des terriers est un petit oiseau robuste qui, contrairement \u00e0 la plupart de ses cong\u00e9n\u00e8res, construit son nid dans des tani\u00e8res abandonn\u00e9es. Elle imite le sifflement du serpent \u00e0 sonnettes pour se prot\u00e9ger. C\u2019est l\u2019un des oiseaux les plus menac\u00e9s de l\u2019ouest du Canada. Pour en savoir davantage, visitez la fiche d\u2019information sur la chev\u00eache des terriers.<\/p>\n<h4>Buse rouilleuse<\/h4>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11150\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Ferruginous-Hawk-Sean-Jenniskens-DN2A4616.jpg\" alt=\"Ferruginous Hawk\" width=\"250\" height=\"167\" \/><\/div>\n<p>Ce bel oiseau, le plus grand aigle d\u2019Am\u00e9rique du Nord, aide \u00e9norm\u00e9ment les \u00e9leveurs de b\u00e9tail; en effet, en une saison de reproduction, un couple peut d\u00e9vorer pr\u00e8s de 500 petits mammif\u00e8res, parmi lesquels des spermophiles et des chiens de prairie. La perte d\u2019habitat et de sources de nourriture a mis cette esp\u00e8ce sur la liste des esp\u00e8ces en p\u00e9ril au Canada, m\u00eame si les structures de nidification artificielles et d\u2019autres mesures de protection aident \u00e0 pr\u00e9server la population qui reste.<\/p>\n<h4>Courlis \u00e0 long bec<\/h4>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11152\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Long-billed-Curlew-Sean-Jenniskens-SK-3.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"171\" \/><\/div>\n<p>Cet oiseau migratoire, qui hiberne au Mexique et retourne se reproduire dans les plaines, est le plus grand oiseau des rivages de notre continent. Son bec tr\u00e8s long, recourb\u00e9 vers le bas, est bien adapt\u00e9 \u00e0 son alimentation, compos\u00e9e d\u2019invert\u00e9br\u00e9s tels que les sauterelles et les vers de terre. La perte d\u2019habitat et l\u2019augmentation disproportionn\u00e9e de la population de pr\u00e9dateurs ont contribu\u00e9 au d\u00e9clin de cette esp\u00e8ce, dont la situation est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9e comme pr\u00e9occupante au Canada.<\/p>\n<h4>Bruant de McCown<\/h4>\n<p>Cet oiseau migratoire de la taille d\u2019un moineau passe l\u2019hiver dans le Sud, puis, au printemps, r\u00e9appara\u00eet dans les prairies de l\u2019Am\u00e9rique du Nord pour se reproduire. Son habitat a r\u00e9tr\u00e9ci \u00e0 cause de l\u2019utilisation des terres par les humains et de la suppression des incendies. (Ce dernier facteur repr\u00e9sente une menace relativement r\u00e9cente pour les habitats des prairies : lorsqu\u2019on \u00e9teint les feux d\u2019herbe, cela donne la chance aux for\u00eats de s\u2019implanter. Voir la section Qu\u2019est-ce qui menace les prairies?, ci-dessous.) Malgr\u00e9 tout, on trouve le bruant de McCown en plus grand nombre dans les prairies du sud de l\u2019Alberta, \u00e0 cause des conditions id\u00e9ales cr\u00e9\u00e9es par le broutage continu de grands mammif\u00e8res pour une vari\u00e9t\u00e9 d\u2019oiseaux.<\/p>\n<h4>Mormon<\/h4>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Mormonmetalmark-Butterfly-by-Johane-Janelle-1.jpg\" alt=\"Mormon \" \/><\/div>\n<p>Ce papillon aux couleurs saisissantes utilise la saxifrage pelt\u00e9e comme source de nourriture et pour pondre ses \u0153ufs. Il n\u2019en existe plus que deux peuplements connus. Il dispara\u00eet rapidement de son habitat canadien, puisqu\u2019il n\u2019en existe plus que deux peuplements connus. Celui des montagnes du sud, que l\u2019on trouve seulement dans la r\u00e9gion sud de l\u2019int\u00e9rieur de la Colombie-Britannique, est une esp\u00e8ce menac\u00e9e, puisqu\u2019il n\u2019en reste qu\u2019une centaine d\u2019individus environ. Le peuplement des prairies, consid\u00e9r\u00e9 comme une esp\u00e8ce en p\u00e9ril, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 vraiment \u00e9tudi\u00e9, mais les chercheurs estiment qu\u2019il reste entre 200 et 1 000 individus. La perte d\u2019habitat et l\u2019agriculture menacent la saxifrage pelt\u00e9e, consid\u00e9r\u00e9e comme une esp\u00e8ce pr\u00e9occupante, ce qui \u00e9videmment repr\u00e9sente un p\u00e9ril pour le mormon.<\/p>\n<h3>Plantes<\/h3>\n<h4>Boutelou gracieux<\/h4>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11154\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Blue-Grama-Alternative-credit-John-Wilmshurst.jpg\" alt=\"Blue Grama Grass\" width=\"200\" height=\"300\" \/><\/div>\n<p>Il est int\u00e9ressant de noter que cette plante d\u00e9licate, qui ressemble \u00e0 une brosse \u00e0 dents ou des cils, \u00e9tait jadis la nourriture pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de l\u2019\u00e9norme bison : c\u2019est l\u2019une des herbac\u00e9es dont les herbivores raffolent le plus. Malgr\u00e9 sa petitesse, elle joue un grand r\u00f4le dans la restauration de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me des prairies. En effet, sa r\u00e9sistance \u00e0 la s\u00e9cheresse en fait une bonne candidate pour v\u00e9g\u00e9taliser les zones perturb\u00e9es ou ass\u00e9ch\u00e9es de la R\u00e9gion des grandes plaines.<\/p>\n<h2>Qu&#8217;est-ce qui menace les prairies?<\/h2>\n<p>Les prairies comptent parmi les \u00e9cosyst\u00e8mes les plus menac\u00e9s dans le monde, et celles du Canada, qui couvrent moins du quart de leur superficie d\u2019origine, ne font pas exception \u00e0 la r\u00e8gle. Parmi les p\u00e9rils, on peut mentionner le d\u00e9veloppement urbain et agricole, l\u2019empi\u00e8tement par les for\u00eats et l\u2019apparition d\u2019esp\u00e8ces envahissantes qui chassent les plantes indig\u00e8nes. Au c\u0153ur de chaque menace, on retrouve les pires dangers pour les esp\u00e8ces des prairies : la destruction, la d\u00e9gradation et la fragmentation de leur habitat.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11156\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/DSC_0039-bison-Annie-1.jpg\" alt=\"Bison\" width=\"250\" height=\"166\" \/><\/p>\n<h3>D\u00e9veloppement urbain et agricole<\/h3>\n<p>L\u2019expansion des villes dans les prairies compromet l\u2019habitat, surtout parce que de nombreuses esp\u00e8ces, comme la buse rouilleuse, abandonnent les espaces sauvages qui se trouvent trop proches de peuplements humains.<\/p>\n<p>L\u2019agriculture de cultures annuelles peut d\u00e9truire ou restreindre la biodiversit\u00e9 des prairies. L\u2019utilisation de pesticides et l\u2019expansion des cultures vivri\u00e8res constituent des dangers particuli\u00e8rement graves pour les herbac\u00e9es indig\u00e8nes. Lorsqu\u2019une prairie est bris\u00e9e par le labour, l\u2019herbe, la mousse et le lichen qui la prot\u00e9geaient disparaissent, exposant le sol au vent. Par cons\u00e9quent, la restauration d\u2019un habitat qui a \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9 repr\u00e9sente un processus long et ardu, avec des esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales r\u00e9sistantes et une source proche et renouvelable de semences.<\/p>\n<p>Toutefois, l\u2019\u00e9levage de b\u00e9tail peut donner un coup de main aux prairies naturelles. Avant la Homestead Act de 1908, qui a mis fin au p\u00e2turage libre en faveur de l\u2019exploitation agricole, le b\u00e9tail, les chevaux et les moutons des fermiers se d\u00e9pla\u00e7aient librement dans les prairies, causant le surp\u00e2turage. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, se r\u00e9p\u00e9tant ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, finit par \u00e9puiser les communaut\u00e9s de plantes indig\u00e8nes et par entra\u00eener l\u2019\u00e9rosion du sol. De nos jours, les \u00e9leveurs reconnaissent ces dangers et veillent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 alterner diff\u00e9rents sites de p\u00e2turage, ce qui permet aux plantes indig\u00e8nes de souffler.<\/p>\n<p>De tout temps, la chasse et le braconnage ont gravement perturb\u00e9 les \u00e9cosyst\u00e8mes des prairies. Les premiers colons, agac\u00e9s par les esp\u00e8ces soi-disant nuisibles comme les coyotes et les chiens de prairie, avaient recours \u00e0 l\u2019empoisonnement et \u00e0 une chasse intensive. C\u2019est pourquoi les pr\u00e9dateurs qui avaient besoin de ces esp\u00e8ces ont perdu une source importante de nourriture et ont commenc\u00e9, eux aussi, \u00e0 p\u00e9ricliter. La r\u00e9action en cha\u00eene d\u00e9clench\u00e9e par cette perturbation des syst\u00e8mes naturels se fait encore sentir, malgr\u00e9 les efforts de r\u00e9introduction et les politiques strictes r\u00e9gissant la chasse.<\/p>\n<h3>Empi\u00e8tement par les for\u00eats<\/h3>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Fire-by-Robert-Sissons-1.jpg\" alt=\"Feu dans les Prairies\" align=\"left\" \/><\/div>\n<p>Les prairies sont de plus en plus menac\u00e9es dans les r\u00e9gions o\u00f9 des arbres ont r\u00e9ussi \u00e0 s\u2019enraciner et \u00e0 se cro\u00eetre. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne, caus\u00e9 autant par l\u2019homme que par la nature, fait perdre beaucoup de terrain aux prairies. Le p\u00e2turage excessif, par exemple, perturbe les herbac\u00e9es, d\u00e9truit les plantes et offre aux arbres l\u2019occasion de s\u2019implanter.<\/p>\n<p>Le feu est \u00e9galement un enjeu. Qu\u2019ils soient provoqu\u00e9s naturellement par la foudre ou artificiellement par les humains, les feux ajoutent des nutriments au sol des prairies et aident \u00e0 faire reculer les for\u00eats. Depuis70 ans, la r\u00e9duction du nombre de feux d\u2019herbe a permis aux for\u00eats d\u2019empi\u00e9ter sur les prairies. Par ailleurs, le surp\u00e2turage ne laisse que tr\u00e8s peu de combustible et emp\u00eache les feux de se propager.<\/p>\n<h3>Esp\u00e8ces envahissantes<\/h3>\n<p>Une menace grave qui p\u00e8se sur les \u00e9cosyst\u00e8mes des prairies est l\u2019introduction de plantes non indig\u00e8nes qui, souvent, n\u2019ont pas de pr\u00e9dateur naturel. Celles-ci risquent alors de l\u2019emporter sur les plantes indig\u00e8nes dans la course \u00e0 l\u2019humidit\u00e9 et aux nutriments. Elles repr\u00e9sentent donc de grandes menaces pour la biodiversit\u00e9 des prairies. Une fois implant\u00e9es, ces esp\u00e8ces envahissantes sont souvent difficiles ou impossibles \u00e0 \u00e9radiquer.<\/p>\n<p>Les esp\u00e8ces envahissantes sont apparues dans les prairies canadiennes d\u00e8s le milieu du XIXe si\u00e8cle, quand les colons europ\u00e9ens ont commenc\u00e9 \u00e0 importer des semences, volontairement ou non. Plus r\u00e9cemment, le camping, la randonn\u00e9e et les v\u00e9hicules motoris\u00e9s ont contribu\u00e9 \u00e0 leur propagation involontaire.<\/p>\n<h2>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;on peut faire?<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Telemetry-by-Parks-Canada-Johane-Janelle-1.jpg\" alt=\"Scientifique dans les Prairies\" align=\"left\" \/><\/div>\n<p>Heureusement, les chercheurs, les citoyens, les agriculteurs, les politiciens et les \u00e9quipes de gestion environnementale collaborent pour pr\u00e9server ce qui reste des prairies canadiennes. Partout au pays, dans toutes les couches de la soci\u00e9t\u00e9, des \u00e9leveurs aux campeurs en passant par les fonctionnaires, les Canadiens comprennent mieux aujourd\u2019hui le besoin de trouver un \u00e9quilibre entre l\u2019activit\u00e9 humaine et les \u00e9cosyst\u00e8mes fragiles.<\/p>\n<p>La recherche, le savoir et la coop\u00e9ration sont les outils les plus importants pour pr\u00e9server et d\u00e9velopper ce qui reste des prairies canadiennes. Les solutions simplistes aux grands probl\u00e8mes sont souvent irr\u00e9alisables, et les scientifiques doivent constamment faire des exp\u00e9riences et s\u2019adapter pour affiner les strat\u00e9gies de conservation. Une meilleure compr\u00e9hension du r\u00f4le des p\u00e2turages dans la conservation de la biodiversit\u00e9, par exemple, a men\u00e9 les chercheurs \u00e0 croire que dans une certaine mesure, le p\u00e2turage est important pour la pr\u00e9servation d\u2019un \u00e9cosyst\u00e8me sain.<\/p>\n<p>D\u2019autres moyens de conserver les prairies pourraient inclure des feux circonscrits qui, dans des circonstances tr\u00e8s sp\u00e9cifiques et dans des limites \u00e9tablies, emp\u00eachent l\u2019empi\u00e8tement par les arbres, enrichissent le sol et am\u00e9liorent les conditions pour les animaux sauvages. Cette pratique existe depuis longtemps, puisque les Premi\u00e8res nations d\u00e9j\u00e0 y avaient recours pour am\u00e9liorer les r\u00e9coltes de petits fruits et que les \u00e9leveurs du XIXe si\u00e8cle s\u2019en servaient pour \u00e9largir leurs p\u00e2turages, mais son impact n\u2019est pas encore tout \u00e0 fait compris.<\/p>\n<p>La r\u00e9introduction d\u2019esp\u00e8ces pratiquement disparues, comme le bison des plaines et le renard v\u00e9loce, a \u00e9galement permis de faire avancer le r\u00e9tablissement graduel de la biodiversit\u00e9 dans les prairies. Dans le cas du renard v\u00e9loce, qui avait \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 pour la derni\u00e8re fois en 1928 en Saskatchewan, la r\u00e9introduction a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s fructueuse et leur aire de r\u00e9partition est en expansion. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 list\u00e9s comme extirp\u00e9s, ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9s comme en danger d\u2019extinction en 1998 suite aux efforts de r\u00e9introduction. D\u2019autres exemples de r\u00e9introduction, comme le putois d\u2019Am\u00e9rique, n\u2019ont pas eu de succ\u00e8s.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/Pricklypear-Cactus-by-Parks-Canada-1.jpg\" alt=\"Des cornes de raquettes (cactus)\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Des cornes de raquettes (cactus) dans le Parc national des prairies, Sask.<\/div>\n<p>Il existe \u00e9galement des mesures modestes, mais importantes, qui sont \u00e0 la port\u00e9e de tout un chacun pour aider \u00e0 restaurer \u00e0 r\u00e9tablir les prairies restantes du Canada ainsi que d\u2019autres habitats critiques. Voici quelques suggestions pour encourager un habitat sain, o\u00f9 que vous habitiez au Canada :<\/p>\n<ul>\n<li>Ne pas cultiver ou d\u00e9velopper les prairies naturelles<\/li>\n<li>\u2022 Transformez les terres agricoles non utilis\u00e9es en habitats de prairies, en plantant des herbac\u00e9es indig\u00e8nes et des fleurs sauvages. Enlevez les arbres et les esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales envahissantes dans les prairies. <a href=\"http:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/nouvelles\/articles-en-ligne\/plantes-indigenes.html\">Utilisez des plantes indig\u00e8nes pour jardiner<\/a>.<\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/www.cwf-fcf.org\/fr\/action\/comment\/a-la-maison\/cinq-moyens-deviter-les-pesticides.html\">\u00c9vitez les pesticides.<\/a><\/li>\n<li>Lorsque vous visitez une prairie, laissez votre v\u00e9hicule sur la route ou dans une aire d\u00e9sign\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Ressources<\/h2>\n<p><a href=\"https:\/\/www.pc.gc.ca\/fr\/pn-np\/sk\/grasslands\">Parc national du Canada des Prairies<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.canada.ca\/fr\/environnement-changement-climatique\/services\/registre-public-especes-peril.html\">Registre public des esp\u00e8ces en p\u00e9ril<\/a><\/p>\n<p>\u00a9 Sa Majest\u00e9 la Reine du chef du Canada, repr\u00e9sent\u00e9e par le ministre de l\u2019Environnement, 2010. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/p>\n<p>Texte: Megan Findlay, 2010; r\u00e9vision par Robert Sissons (Wildlife Specialist, Grasslands National Park), Pat Fargey (Species at Risk\/Ecosystem Management Specialist, Grasslands National Park),\u00a0 and Johane Janelle (Communications Services Officer, Grasslands National Park), 2010.<\/p>\n<p>Photos: Merci \u00e0 Parks Canada, Bob Gurr, Greg Huszar, Johane Janelle, Paul Knaga, Robert Koktan, Wendy Michael, Axel Moehrenschlager, Robert Sissons, Saskatchewan Tourism,\u00a0et le\u00a0Calgary Zoo.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les Prairies Les prairies du Canada sont un habitat essentiel pour la faune du Canada; ne font plus que le quart de leur superficie d\u2019origine; h\u00e9bergent des milliers d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales et animales (mammif\u00e8res, oiseaux, amphibiens) qui, souvent, ne peuvent vivre dans aucun autre milieu; font l\u2019objet de nombreuses activit\u00e9s de conservation aussi complexes que fascinantes [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":646,"parent":2256,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_relevanssi_hide_post":"","_relevanssi_hide_content":"","_relevanssi_pin_for_all":"","_relevanssi_pin_keywords":"","_relevanssi_unpin_keywords":"","_relevanssi_related_keywords":"","_relevanssi_related_include_ids":"","_relevanssi_related_exclude_ids":"","_relevanssi_related_no_append":"","_relevanssi_related_not_related":"","_relevanssi_related_posts":"2144,10125,2153,2146","_relevanssi_noindex_reason":"","footnotes":""},"class_list":["post-3247","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.0 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Les Prairies - Faune et Flore du Pays<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/espaces-sauvages\/les-prairies\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Les Prairies - Faune et Flore du Pays\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Les Prairies Les prairies du Canada sont un habitat essentiel pour la faune du Canada; 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