{"id":3045,"date":"2014-10-08T15:53:00","date_gmt":"2014-10-08T19:53:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.hww.ca\/espaces-sauvages\/la-foret-boreale-canadienne\/"},"modified":"2025-01-14T18:21:05","modified_gmt":"2025-01-14T23:21:05","slug":"la-foret-boreale-canadienne","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/espaces-sauvages\/la-foret-boreale-canadienne\/","title":{"rendered":"La for\u00eat bor\u00e9ale canadienne"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/peatland_f.jpg\" alt=\"Tourbi\u00e8re d'\u00e9pinettes noires\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">La for\u00eat bor\u00e9ale canadienne<\/h1>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>est utilis\u00e9e par presque la moiti\u00e9 des oiseaux de l&#8217;Am\u00e9rique de Nord chaque ann\u00e9e<\/li>\n\n\n\n<li>contient des terres humides qui filtrent des millions de litres d&#8217;eau par jour<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Description<\/h2>\n\n\n\n<p>Si vous pouviez voir clairement la Terre \u00e0 partir de l&#8217;espace, vous seriez peut-\u00eatre \u00e9tonn\u00e9s de voir la bande verte encerclant l&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 nord du globe. Vous supposeriez probablement qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une \u00e9norme r\u00e9gion bois\u00e9e. Ce que vous ignorez peut-\u00eatre, c&#8217;est qu&#8217;il s&#8217;agit de la \u00ab&nbsp;for\u00eat bor\u00e9ale&nbsp;\u00bb et qu&#8217;elle correspond presque au tiers de toutes les for\u00eats du monde, couvrant ainsi les parties nord de l&#8217;Am\u00e9rique du Nord et de l&#8217;Eurasie. Vous seriez \u00e9galement surpris d&#8217;apprendre qu&#8217;elle constitue l&#8217;un des plus vastes \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers de la plan\u00e8te et qu&#8217;elle abrite des milliers d&#8217;esp\u00e8ces sauvages.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/map1_e.jpg\" alt=\"The world's boreal forests\"\/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"image\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"image\">Les for\u00eats bor\u00e9ales du monde<\/div>\n\n\n\n<p>Le Canada contient environ le tiers de cette for\u00eat septentrionale nomm\u00e9e en l&#8217;honneur de Bor\u00e9e, le dieu grec du vent du nord. La r\u00e9gion bor\u00e9ale s&#8217;\u00e9tend, d&#8217;est en ouest, sur plus de 5 000 km, de Terre-Neuve-et-Labrador jusqu&#8217;au Yukon, puis, \u00e0 partir de la bordure de la toundra arctique, elle couvre 1 000 km vers le sud. Elle occupe donc plus de la moiti\u00e9 du territoire du Canada. Beaucoup d&#8217;esp\u00e8ces que nous pensons \u00eatre sp\u00e9cialement canadiennes&nbsp;\u2013 l&#8217;\u00e9pinette noire, le pin gris, l&#8217;orignal, le caribou, le M\u00e9sangeai du Canada, les plongeons, la grenouille des bois et le touladi \u2013 font partie de l&#8217;\u00e9cosyst\u00e8me bor\u00e9al. La r\u00e9gion bor\u00e9ale renferme \u00e9galement plus de 1,5 million de lacs et bon nombre des principaux r\u00e9seaux hydrographiques du pays. Elle abrite plus de quatre millions de personnes, y compris la plupart des peuples autochtones du Canada. De plus, elle regorge de ressources naturelles, avec ses importants d\u00e9p\u00f4ts min\u00e9raux, ses gisements de p\u00e9trole et de gaz, et ses voies navigables pour l&#8217;\u00e9nergie hydro\u00e9lectrique. Le climat de la for\u00eat bor\u00e9ale se caract\u00e9rise par des hivers longs, tr\u00e8s froids et secs et des \u00e9t\u00e9s courts, frais et humides.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/map2_e.jpg\" alt=\"La for\u00eat bor\u00e9ale du Canada\"\/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"image\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"image\">La for\u00eat bor\u00e9ale du Canada<\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les esp\u00e8ces bor\u00e9ales<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/feathermoss_e.jpg\" alt=\"\u00c9pinette noire et mousse hypnac\u00e9e\"\/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"image\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"image\">\u00c9pinette noire et mousse hypnac\u00e9e<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les plantes<\/h3>\n\n\n\n<p>La for\u00eat bor\u00e9ale grouille de vie. Commen\u00e7ons avec les arbres qui constituent le couvert forestier. On y trouve environ 20 esp\u00e8ces, et la plupart sont des conif\u00e8res, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils produisent des c\u00f4nes contenant leurs graines. Les \u00e9pinettes, les sapins, les pins et les m\u00e9l\u00e8zes laricins sont les principales esp\u00e8ces se trouvant dans la for\u00eat bor\u00e9ale canadienne. \u00c0 l&#8217;exception du m\u00e9l\u00e8ze laricin, qui perd ses aiguilles chaque automne, ces conif\u00e8res demeurent verts toute l&#8217;ann\u00e9e. Des feuillus \u00e0 larges feuilles caduques, comme le peuplier faux-tremble, le peuplier baumier et le bouleau, sont aussi largement r\u00e9partis dans toute la for\u00eat bor\u00e9ale.<\/p>\n\n\n\n<p>Les conif\u00e8res sont particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9s au dur climat bor\u00e9al. Leur forme conique r\u00e9duit l&#8217;accumulation de neige sur leurs branches en hiver, de sorte qu&#8217;elles ne se brisent pas sous le poids de la neige. Leurs \u00e9troites aiguilles sont couvertes d&#8217;une \u00e9paisse couche de cire les prot\u00e9geant contre les vents secs. Ces aiguilles sont dot\u00e9es de minuscules pores qui permettent aux gaz d&#8217;entrer dans les arbres et d&#8217;en sortir : c&#8217;est ainsi qu&#8217;ils \u00ab&nbsp;respirent&nbsp;\u00bb. Ces pores sont enfonc\u00e9s dans la couche cireuse pour r\u00e9duire la perte d&#8217;eau.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour cro\u00eetre, les plantes doivent faire la photosynth\u00e8se, un processus qui convertit l&#8217;\u00e9nergie du soleil en nourriture pour la plante. Pour cro\u00eetre lors des courts \u00e9t\u00e9s bor\u00e9aux, les conif\u00e8res s&#8217;adaptent dans le but de maximiser la photosynth\u00e8se. Par exemple, comme leur feuillage reste vert toute l&#8217;ann\u00e9e, les conif\u00e8res peuvent effectuer la photosynth\u00e8se au printemps sans d&#8217;abord devoir faire pousser leurs feuilles. Ils peuvent m\u00eame faire la photosynth\u00e8se en hiver, durant des journ\u00e9es plus chaudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les arbres \u00e0 feuilles caduques, comme le peuplier faux-tremble, sont \u00e9galement adapt\u00e9s aux conditions bor\u00e9ales. Ils font pousser leurs feuilles pour effectuer la photosynth\u00e8se durant l&#8217;\u00e9t\u00e9, puis les perdent avant les froids d&#8217;hiver. Ainsi, les arbres sont moins endommag\u00e9s par les importantes chutes de neige. Avant de perdre leurs feuilles, les arbres reprennent certains des nutriments qu&#8217;elles contiennent en vue de la croissance de la prochaine ann\u00e9e. Les peupliers faux-trembles disposent aussi de chlorophylle (cellules vertes n\u00e9cessaires \u00e0 la photosynth\u00e8se) dans leur \u00e9corce, de sorte qu&#8217;ils peuvent cr\u00e9er de la nourriture, en hiver, durant des journ\u00e9es plus chaudes.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/aspen_e.jpg\" alt=\"Peupliers\"\/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"image\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"image\">Peupliers<\/div>\n\n\n\n<p>Toutes ces esp\u00e8ces d&#8217;arbres accueillent une vari\u00e9t\u00e9 d&#8217;oiseaux, de mammif\u00e8res et d&#8217;autres esp\u00e8ces sauvages. Ils entreposent aussi de grandes quantit\u00e9s de carbone et produisent beaucoup d&#8217;oxyg\u00e8ne, tellement qu&#8217;au printemps et en \u00e9t\u00e9, dans l&#8217;h\u00e9misph\u00e8re nord, quand les arbres bor\u00e9aux croissent le plus intens\u00e9ment, les niveaux mondiaux de dioxyde de carbone chutent et ceux d&#8217;oxyg\u00e8ne augmentent.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que les arbres repr\u00e9sentent l&#8217;esp\u00e8ce de plante dominante, beaucoup d&#8217;autres plantes croissent dans la for\u00eat bor\u00e9ale, y compris des arbustes, des mousses et du lichen. Certains arbustes, comme le saule, l&#8217;aulne, le bleuet, le cornouiller stolonif\u00e8re et le ch\u00e8vrefeuille, produisent des baies aux couleurs vives ou voyantes qui attirent les oiseaux frugivores et fournissent de la nourriture aux mammif\u00e8res, tant aux petits rongeurs qu&#8217;aux ours.<\/p>\n\n\n\n<p>Sous les conif\u00e8res, la mousse pousse de fa\u00e7on si \u00e9paisse qu&#8217;elle forme un tapis complet \u00e0 la surface du sol, le gardant humide et frais et emp\u00eachant beaucoup d&#8217;autres types de plantes de pousser. Les aires ouvertes sont tapiss\u00e9es de lichens jaunes, verts et gris p\u00e2le. Certains lichens poussent aussi sur le bois. Le lichen est une combinaison de champignons et d&#8217;algues qui s&#8217;avantagent mutuellement : les champignons sous-jacents offrent un soutien structurel au lichen, alors que la couche gonidiale sup\u00e9rieure dispose de chlorophylle fournissant de la nourriture au lichen gr\u00e2ce \u00e0 la photosynth\u00e8se. Le lichen demeure intact toute l&#8217;ann\u00e9e et constitue une importante source de nourriture en hiver pour des esp\u00e8ces comme le caribou.<\/p>\n\n\n\n<p>Les terres humides&nbsp;\u2013 tourbi\u00e8res et marais&nbsp;\u2013 occupent 30 p. 100 de la for\u00eat bor\u00e9ale du Canada. Les terres humides bor\u00e9ales, souvent appel\u00e9es fondri\u00e8res ou tourbi\u00e8res, se trouvent g\u00e9n\u00e9ralement sur des terrains plats mal drain\u00e9s. La mati\u00e8re v\u00e9g\u00e9tale se d\u00e9compose lentement l\u00e0 o\u00f9 le sol est frais et humide, formant ainsi une couverture de mati\u00e8re dont l&#8217;\u00e9paisseur est souvent de plusieurs m\u00e8tres. La v\u00e9g\u00e9tation de la tourbi\u00e8re comprend de la sphaigne et d&#8217;autres mousses, du carex et des petits arbustes. Les tourbi\u00e8res bois\u00e9es, compos\u00e9es principalement de m\u00e9l\u00e8zes laricins et d&#8217;\u00e9pinettes noires, sont \u00e9galement r\u00e9pandues. Certaines mousses, comme la sphaigne, sont particuli\u00e8rement importantes dans les tourbi\u00e8res o\u00f9 elles peuvent cr\u00e9er des milieux acides.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces terres humides sont tr\u00e8s pr\u00e9cieuses : elles filtrent des millions de litres d&#8217;eau chaque jour en plus d&#8217;offrir un habitat de reproduction, de mue et de rassemblement (de repos et d&#8217;alimentation) \u00e0 plus de 13 millions de canards&nbsp;\u2013 environ 40 p. 100 de la population de canards de l&#8217;Am\u00e9rique du Nord.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les oiseaux<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/cmwa_e.jpg\" alt=\"Paruline tigr\u00e9e\"\/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"image\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"image\">Paruline tigr\u00e9e<\/div>\n\n\n\n<p>Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des oiseaux de l&#8217;Am\u00e9rique du Nord d\u00e9pendent de la for\u00eat bor\u00e9ale \u00e0 certains moments de l&#8217;ann\u00e9e. On estime qu&#8217;au moins trois milliards d&#8217;oiseaux terrestres, aquatiques et de rivage s&#8217;y reproduisent chaque ann\u00e9e, ce qui repr\u00e9sente plus de 300 esp\u00e8ces. Un autre 300 millions d&#8217;oiseaux, notamment plusieurs esp\u00e8ces d&#8217;oiseaux de rivage, de cygnes et d&#8217;oies, se reproduisent plus au nord et se d\u00e9placent au sein de la for\u00eat bor\u00e9ale pendant la migration.<\/p>\n\n\n\n<p>Bon nombre des oiseaux que nous voyons dans nos collectivit\u00e9s se sont reproduits dans la for\u00eat bor\u00e9ale ou y sont pass\u00e9s, se d\u00e9pla\u00e7ant vers le nord ou vers le sud, et de ceux-ci nombreux sont les chanteurs des for\u00eats, les petits oiseaux comme les parulines, les vir\u00e9os, les grives, les roitelets, les gros-becs, les bruants et les moucherolles. Ils sont difficiles \u00e0 voir, mais merveilleux \u00e0 entendre. Les canards, les plongeons, les gr\u00e8bes, les r\u00e2les, les go\u00e9lands, les martins-p\u00eacheurs et les grues d\u00e9pendent des eaux bor\u00e9ales du Canada pour se reproduire et se nourrir.<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;autres esp\u00e8ces d&#8217;oiseaux, comme les pics, les roselins, les sittelles, les m\u00e9sanges, les strigid\u00e9s, les t\u00e9tras et les corbeaux, peuvent vivre dans la for\u00eat bor\u00e9ale toute l&#8217;ann\u00e9e, car elles se sont adapt\u00e9es au climat. Les M\u00e9sanges \u00e0 t\u00eate noire, par exemple, ont des motifs noirs et blancs dans leurs plumes pour absorber la chaleur et offrir une excellente isolation lorsqu&#8217;elles dorment. Elles peuvent \u00e9galement dormir dans des trous creus\u00e9s dans la neige, qui font office de petits igloos pour les garder au chaud. En hiver, les Chouettes lapones utilisent leurs oreilles extr\u00eamement sensibles et volent en silence pour rep\u00e9rer et capturer les petits mammif\u00e8res cach\u00e9s sous la neige. Pour leur part, les G\u00e9linottes hupp\u00e9es disposent d&#8217;\u00e9cailles sur le c\u00f4t\u00e9 de leurs doigts, qui transforment leurs pattes en raquettes.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les mammif\u00e8res<\/h3>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/beaver_dams_e.jpg\" alt=\"Digues de castor\"\/><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"image\"><\/div>\n\n\n\n<div class=\"image\">Digues de castor<\/div>\n\n\n\n<p>La for\u00eat bor\u00e9ale abrite plus de 85 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, notamment certains des plus imposants et majestueux&nbsp;\u2013 bison des bois, wapiti, orignal, caribou des bois, grizzli, ours noir et loup&nbsp;\u2013 et des esp\u00e8ces plus petites, comme le castor, le li\u00e8vre d&#8217;Am\u00e9rique, le lynx du Canada, l&#8217;\u00e9cureuil roux, le lemming, et le campagnol. Parmi ces esp\u00e8ces, le li\u00e8vre d&#8217;Am\u00e9rique est le plus important du point de vue \u00e9cologique. Il repr\u00e9sente une source de nourriture pour beaucoup de pr\u00e9dateurs de la for\u00eat bor\u00e9ale (les mammif\u00e8res comme les oiseaux) et se nourrit d&#8217;une vari\u00e9t\u00e9 de plantes et d&#8217;arbustes, liant toutes ces esp\u00e8ces dans un r\u00e9seau trophique serr\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l&#8217;instar d&#8217;autres esp\u00e8ces, de nombreux mammif\u00e8res se sont adapt\u00e9s aux conditions de leur habitat bor\u00e9al. Par exemple, le li\u00e8vre d&#8217;Am\u00e9rique passe du brun-gris en \u00e9t\u00e9 au blanc en hiver, de sorte qu&#8217;il se camoufle toujours dans son environnement. L&#8217;orignal, le bison des bois et d&#8217;autres grands mammif\u00e8res ont une petite surface cutan\u00e9e par rapport \u00e0 leur volume, ce qui minimise la quantit\u00e9 de chaleur corporelle qu&#8217;ils perdent en hiver.<\/p>\n\n\n\n<p>Le castor est l&#8217;un des animaux les plus importants de la for\u00eat bor\u00e9ale. Avec ses dents d&#8217;en avant, qui ne cessent de pousser, il fait tomber les arbres, en mange les feuilles, les brindilles et l&#8217;\u00e9corce, puis utilise le bois pour construire des barrages et des huttes. Ses barrages inondent des parties de la for\u00eat, cr\u00e9ant ainsi des \u00e9tangs et des terres humides qu&#8217;utilisent les poissons, la sauvagine et les amphibiens.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les reptiles et les amphibiens<\/h3>\n\n\n\n<p>L&#8217;habitat de la for\u00eat bor\u00e9ale repr\u00e9sente un d\u00e9fi pour les reptiles et les amphibiens, lesquels d\u00e9pendent des conditions environnementales pour r\u00e9gulariser la temp\u00e9rature de leur corps. Les temp\u00e9ratures du printemps et de l&#8217;\u00e9t\u00e9 sont susceptibles de limiter l&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 nord de la r\u00e9partition de nombreuses esp\u00e8ces, car les temp\u00e9ratures doivent \u00eatre assez \u00e9lev\u00e9es pour que les oeufs \u00e9closent et que les jeunes croissent. En \u00e9t\u00e9, les reptiles et les amphibiens choisissent un habitat et se r\u00e9chauffent au soleil afin d&#8217;atteindre la temp\u00e9rature corporelle leur permettant de chasser efficacement et de dig\u00e9rer leurs proies. En hiver, la plupart des amphibiens et des reptiles qui hibernent sur le terrain cherchent des sites souterrains o\u00f9 les temp\u00e9ratures demeurent constamment audessus du point de cong\u00e9lation, bien que les grenouilles des bois et les rainettes fauxcriquets se terrent simplement dans la couche de feuilles mortes et d\u00e9pendent de la chimie pour tol\u00e9rer le froid; en hibernation, plus de 40 p. 100 des liquides de leur corps peuvent \u00eatre gel\u00e9s. Les autres grenouilles et tortues hibernent au fond des \u00e9tangs et des lacs.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les insectes<\/h3>\n\n\n\n<p>Les insectes constituent une composante essentielle des r\u00e9seaux trophiques bor\u00e9aux et jouent un r\u00f4le \u00e9cologique important comme pollinisateurs et d\u00e9composeurs. Toutefois, ils sont parmi les organismes les moins bien compris de la r\u00e9gion. \u00c0 l&#8217;exception de quelques esp\u00e8ces, surtout celles per\u00e7ues comme \u00ab nuisibles \u00bb, en raison des pertes \u00e9conomiques qu&#8217;elles causent en endommageant ou en faisant mourir des arbres, ou les groupes tr\u00e8s voyants comme les papillons, on en conna\u00eet \u00e0 peine plus que leur nom et leurs pr\u00e9f\u00e9rences g\u00e9n\u00e9rales en mati\u00e8re d&#8217;habitat.<\/p>\n\n\n\n<p>On estime que 32 000 esp\u00e8ces d&#8217;insectes habitent dans la for\u00eat bor\u00e9ale du Canada, bien qu&#8217;environ le tiers de ces esp\u00e8ces n&#8217;aient pas encore \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites. Parmi les esp\u00e8ces connues, plusieurs sont particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9es \u00e0 leur habitat. Par exemple, les buprestes pyrom\u00e8tres disposent d&#8217;organes de d\u00e9tection infrarouge sur leur corps, qui leur permettent de suivre la chaleur des feux de for\u00eat lorsqu&#8217;elles cherchent des arbres fra\u00eechement br\u00fbl\u00e9s sur lesquels pondre leurs oeufs. D&#8217;autres esp\u00e8ces, comme le longicorne noir, utilisent leurs longues antennes pour d\u00e9tecter les produits chimiques dans la fum\u00e9e et le charbon afin d&#8217;atteindre le m\u00eame but. Comme beaucoup d&#8217;autres esp\u00e8ces d&#8217;insectes, en plus d&#8217;entamer la d\u00e9composition des arbres d\u00e9truits par le feu, ces deux esp\u00e8ces repr\u00e9sentent une importante partie du r\u00e9gime de plusieurs esp\u00e8ces d&#8217;oiseaux se trouvant commun\u00e9ment dans les for\u00eats br\u00fbl\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les poissons<\/h3>\n\n\n\n<p>La for\u00eat bor\u00e9ale canadienne accueille environ 130 esp\u00e8ces de poissons. La majorit\u00e9 de ces esp\u00e8ces sont petites, comme les cyprins et les \u00e9pinoches. Les esp\u00e8ces plus grandes, notamment le dor\u00e9 jaune, le grand brochet, le touladi, l&#8217;ombre de l&#8217;Arctique, la perchaude, l&#8217;omble de fontaine, le cisco et la lotte, repr\u00e9sentent certains des poissons p\u00each\u00e9s les plus communs.<\/p>\n\n\n\n<p>Les poissons vivant dans la for\u00eat bor\u00e9ale sont robustes, car ils doivent composer avec de longs mois d&#8217;hiver et des temp\u00e9ratures froides. Beaucoup d&#8217;esp\u00e8ces de poissons migrent \u00e9galement entre les diverses parties des rivi\u00e8res et des lacs \u00e0 diff\u00e9rents moments de l&#8217;ann\u00e9e. Par exemple, de nombreuses populations d&#8217;ombles \u00e0 t\u00eate plate vivent dans diff\u00e9rentes parties de la rivi\u00e8re en hiver, en \u00e9t\u00e9 et en automne. Les plus importantes migrations sont probablement effectu\u00e9es par le saumon k\u00e9ta et le saumon quinnat dans la portion la plus au nord-ouest de la for\u00eat bor\u00e9ale. Ces esp\u00e8ces sont n\u00e9es dans de petits ruisseaux, mais migrent vers l&#8217;oc\u00e9an o\u00f9 elles croissent et atteignent la maturit\u00e9 avant de remigrer vers les rivi\u00e8res o\u00f9 elles se reproduisent et meurent. La majorit\u00e9 d&#8217;entre elles retourne dans le m\u00eame secteur o\u00f9 elles ont \u00e9clos, et les migrations de plusieurs centaines de kilom\u00e8tres sont fr\u00e9quentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Certains poissons, comme le grand brochet et le dor\u00e9 jaune, se nourrissent d&#8217;autres esp\u00e8ces de poissons. Des esp\u00e8ces comme le touladi, le meunier noir, l&#8217;esturgeon jaune et le grand cor\u00e9gone mangent des insectes aquatiques et d&#8217;autres invert\u00e9br\u00e9s; d&#8217;autres encore, comme la perchaude, le cisco et de nombreuses esp\u00e8ces de cyprins, mangent le minuscule zooplancton se trouvant dans l&#8217;eau. En retour, les poissons servent de nourriture aux aigles, aux balbuzards, aux h\u00e9rons, aux plongeons, aux harles, aux ours et aux loutres.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les avantages<\/h2>\n\n\n\n<p>La r\u00e9gion bor\u00e9ale soutient non seulement les esp\u00e8ces qui y vivent, mais offre \u00e9galement des avantages allant au-del\u00e0 de ses fronti\u00e8res. Les grandes terres humides de la for\u00eat diminuent les effets des inondations et des s\u00e9cheresses en accumulant et en mod\u00e9rant la circulation de l&#8217;eau entre les hautes terres et les basses terres. Ses terres humides agissent \u00e9galement comme des filtres d&#8217;eau, supprimant les impuret\u00e9s de l&#8217;eau qui y passe.<\/p>\n\n\n\n<p>Les arbres de la for\u00eat bor\u00e9ale et toute autre v\u00e9g\u00e9tation aident \u00e0 contr\u00f4ler l&#8217;\u00e9rosion, \u00e0 am\u00e9liorer le recyclage des nutriments et \u00e0 promouvoir la formation du sol. Parfois, les perturbations naturelles, comme les feux de for\u00eat, contribuent \u00e0 la croissance des plantes. Les feux lib\u00e8rent les nutriments qui \u00e9taient coinc\u00e9s dans les feuilles, les rondins et les aiguilles du tapis forestier, ce qui peut aider \u00e0 la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration vigoureuse de la v\u00e9g\u00e9tation apr\u00e8s un feu. La for\u00eat aide \u00e9galement \u00e0 r\u00e9gulariser le climat de la terre en entreposant du carbone dans les d\u00e9p\u00f4ts de tourbe, le sol, les s\u00e9diments des lacs et les arbres. Cela emp\u00eache le gaz carbonique atmosph\u00e9rique d&#8217;\u00eatre lib\u00e9r\u00e9 sous forme de dioxyde de carbone et de m\u00e9thane, deux gaz li\u00e9s aux changements climatiques.<\/p>\n\n\n\n<p>La for\u00eat bor\u00e9ale, qui repr\u00e9sente l&#8217;un des quelques derniers \u00e9cosyst\u00e8mes relativement intacts sur notre plan\u00e8te, aide \u00e0 prot\u00e9ger la biodiversit\u00e9, ou la vari\u00e9t\u00e9 de la vie sur Terre. Chaque organisme vivant joue un r\u00f4le essentiel dans le maintien d&#8217;un \u00e9quilibre par rapport aux processus naturels de la Terre. C&#8217;est pourquoi la biodiversit\u00e9 est si importante. C&#8217;est pourquoi la for\u00eat bor\u00e9ale aussi est importante. La for\u00eat bor\u00e9ale est l&#8217;habitat d&#8217;environ les deux tiers des 140&nbsp;000 esp\u00e8ces de plantes, d&#8217;animaux et de micro-organismes du Canada.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique de la for\u00eat bor\u00e9ale suscite d&#8217;autres avantages. Elle am\u00e8ne des produits aux gens de partout au monde et soutient ceux qui vivent et travaillent dans la r\u00e9gion bor\u00e9ale. La majeure partie de l&#8217;exploitation foresti\u00e8re, de l&#8217;exploitation mini\u00e8re, de la production p\u00e9troli\u00e8re et gazi\u00e8re, de la g\u00e9n\u00e9ration d&#8217;hydro\u00e9lectricit\u00e9, du tourisme et de la r\u00e9colte de produits naturels du monde a lieu dans cette for\u00eat. Environ 14&nbsp;p.&nbsp;100 des Canadiens et des Canadiennes vivant dans les centaines de collectivit\u00e9s situ\u00e9es dans la r\u00e9gion bor\u00e9ale d\u00e9pendent de telles industries. D&#8217;autres gagnent leur vie \u00e0 travailler la terre du territoire \u00e0 la limite sud de la for\u00eat bor\u00e9ale, territoire qui a \u00e9t\u00e9 converti en terres agricoles. La for\u00eat bor\u00e9ale abrite environ 80&nbsp;p.&nbsp;100 des peuples autochtones du Canada dont le riche h\u00e9ritage est grandement li\u00e9 \u00e0 la for\u00eat.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les perturbations et les menaces<\/h2>\n\n\n\n<p>Malheureusement, l\u2019exploitation de la for\u00eat bor\u00e9ale comporte des aspects n\u00e9gatifs. Les principales cons\u00e9quences sont la perte et la fragmentation de l\u2019habitat. Cela se produit lorsque le territoire est ras\u00e9 pour faire place \u00e0 des terres agricoles ou inond\u00e9 pour construire des centrales hydro\u00e9lectriques, ou encore lorsque des lignes sismiques, des passages de pipelines, des routes foresti\u00e8res et des sites miniers sont am\u00e9nag\u00e9s dans la for\u00eat. Dans certains cas, de telles activit\u00e9s affaiblissent les r\u00e9seaux naturels de la for\u00eat et perturbent les esp\u00e8ces sauvages qui d\u00e9pendent de grandes zones ou de zones intactes, ou n\u00e9cessitent un habitat pr\u00e9cis pour survivre. Au m\u00eame titre que la pollution provenant de certaines industries et le d\u00e9tournement du cours des eaux caus\u00e9 parfois par l\u2019exploitation hydro\u00e9lectrique et mini\u00e8re, ces modifications aux \u00e9cosyst\u00e8mes bor\u00e9als peuvent avoir de graves cons\u00e9quences sur la faune.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que la for\u00eat bor\u00e9ale n&#8217;abrite que quelques esp\u00e8ces en p\u00e9ril, certaines esp\u00e8ces sont touch\u00e9es par la perturbation humaine. Les plus connues de la r\u00e9gion bor\u00e9ale sont des populations de caribou des bois, le bison des bois, le Faucon p\u00e8lerin, le R\u00e2le jaune et la Grue blanche. Le maintien de l&#8217;habitat bor\u00e9al dans les aires prot\u00e9g\u00e9es a aid\u00e9 au lent r\u00e9tablissement du bison des bois et de la Grue blanche, les deux esp\u00e8ces \u00e9tant presque disparues au cours de la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>La conversion en terres agricoles modifie ou d\u00e9truit l&#8217;habitat faunique et peut grandement changer la quantit\u00e9 de carbone que l&#8217;\u00e9cosyst\u00e8me peut contenir. Les for\u00eats renferment de 20 \u00e0 100 fois plus de carbone que les cultures agricoles et le gardent pendant de plus longues p\u00e9riodes.<\/p>\n\n\n\n<p>Les changements climatiques constituent une autre menace. L&#8217;augmentation mondiale de la temp\u00e9rature pourrait entra\u00eener des perturbations plus fr\u00e9quentes et importantes caus\u00e9es par le feu et les insectes, par exemple une modification de la quantit\u00e9 d&#8217;eau et de la qualit\u00e9 de l&#8217;eau et une migration graduelle vers le nord de la for\u00eat. Dans l&#8217;ouest du Canada, beaucoup d&#8217;esp\u00e8ces se trouvant dans les lacs bor\u00e9aux sont pr\u00e8s de leur limite thermique dans des conditions normales; quelques degr\u00e9s de r\u00e9chauffement pourraient causer leur d\u00e9clin ou leur disparition. Il est \u00e9galement possible que les changements climatiques diminuent la biodiversit\u00e9 en filtrant les esp\u00e8ces qui ne se d\u00e9placent pas ou ne se r\u00e9pandent pas facilement et en favorisant des esp\u00e8ces moins diversifi\u00e9es et plus vigoureuses et envahissantes.<\/p>\n\n\n\n<p>La for\u00eat bor\u00e9ale est grandement influenc\u00e9e par les perturbations naturelles, comme les feux irr\u00e9prim\u00e9s, les insectes et la maladie, ainsi que les perturbations humaines. Certaines de ces perturbations peuvent \u00eatre positives. Par exemple, beaucoup d&#8217;esp\u00e8ces sont adapt\u00e9es pour prosp\u00e9rer apr\u00e8s des feux dans la r\u00e9gion bor\u00e9ale. Les pins lib\u00e8rent des graines lorsque la chaleur du feu ouvre leurs c\u00f4nes, et des esp\u00e8ces comme les \u00e9pilobes \u00e0 feuilles \u00e9troites et le peuplier faux-tremble se r\u00e9g\u00e9n\u00e8rent tout de suite apr\u00e8s un feu, souvent gr\u00e2ce aux racines et aux pousses qui survivent dans le sol.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les mesures prises<\/h2>\n\n\n\n<p>Beaucoup de gens prennent des mesures pour aider la for\u00eat bor\u00e9ale \u00e0 demeurer en sant\u00e9. Les gouvernements examinent les effets combin\u00e9s des pressions provenant de l\u2019exploitation et tentent de trouver des moyens pour en r\u00e9duire les incidences. Des organismes environnementaux travaillent \u00e0 accro\u00eetre la sensibilisation \u00e0 la for\u00eat bor\u00e9ale et mettent sur pied des programmes afin de contribuer au maintien de la sant\u00e9 des for\u00eats. L\u2019industrie d\u00e9ploie \u00e9galement des efforts : le secteur forestier r\u00e9duit l\u2019impact de l\u2019exploitation foresti\u00e8re sur les ressources aquatiques de la r\u00e9gion bor\u00e9ale et identifie les r\u00e9gions dans lesquelles la biodiversit\u00e9 est gravement menac\u00e9e. Malgr\u00e9 l\u2019augmentation des activit\u00e9s d\u2019exploration, certaines entreprises p\u00e9troli\u00e8res et gazi\u00e8res travaillent \u00e0 amoindrir l\u2019incidence de leurs activit\u00e9s de prospection en att\u00e9nuant les perturbations sismiques. L\u2019industrie de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 travaille \u00e0 maintenir des populations saines de poissons et d\u2019autres esp\u00e8ces sauvages durant la conception, l\u2019exploitation et l\u2019entretien de ses installations. Finalement, des particuliers se tiennent inform\u00e9s au sujet de la for\u00eat bor\u00e9ale et posent des gestes concrets pour la prot\u00e9ger, notamment en r\u00e9duisant, r\u00e9utilisant et recyclant les produits de papier et en adoptant des sources d\u2019\u00e9nergie de remplacement.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que toutes ces mesures aideront \u00e0 r\u00e9duire les incidences sur la for\u00eat bor\u00e9ale, un important d\u00e9fi demeure : g\u00e9rer la r\u00e9gion bor\u00e9ale de fa\u00e7on durable. Pour ce faire, les scientifiques tentent de comprendre comment les \u00e9cosyst\u00e8mes bor\u00e9aux fonctionnent, comment les activit\u00e9s humaines touchent les for\u00eats et comment nous pouvons prendre de meilleures d\u00e9cisions par rapport \u00e0 ces activit\u00e9s. Une meilleure compr\u00e9hension scientifique, de concert avec une riche connaissance traditionnelle, peut \u00eatre utile pour soutenir notre magnifique for\u00eat bor\u00e9ale, maintenant et pour les g\u00e9n\u00e9rations \u00e0 venir.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ressources<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Ressources en ligne<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.borealbirds.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Boreal Songbird Initiative<\/a> (en anglais seulement)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/publications.gc.ca\/site\/fra\/9.643253\/publication.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Environnement Canada, \u00c9valuation \u00c9cologique de l&#8217;\u00c9cozone du bouclier bor\u00e9al<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.bsc-eoc.org\/?lang=FR\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u00c9tudes d&#8217;Oiseaux Canada<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.borealbirds.org\/partners\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Initiative bor\u00e9ale canadienne<\/a>&nbsp;(en anglais seulement)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.borealforest.org\/index.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Lakehead University, Faculty of Forestry and the Forest Environment<\/a> (en anglais seulement)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/www.modelforest.net\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">R\u00e9seau de for\u00eats mod\u00e8les<\/a>&nbsp;(en anglais seulement)<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"http:\/\/scf.rncan.gc.ca\/?lang=fr_CA\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ressources naturelles Canada, Service canadien des for\u00eats<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Documents imprim\u00e9s<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>FARRAR, J.L. 1995. Les arbres du Canada. Ressources naturelles Canada, Service canadien des for\u00eats, Ottawa. (Peut \u00eatre command\u00e9 en ligne \u00e0 l&#8217;adresse <a href=\"http:\/\/www.pubgouv.com\/nature\/arbres_canada.htm\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.pubgouv.com\/nature\/arbres_canada.htm<\/a>.)<\/p>\n\n\n\n<p>HENRY, J.D. 2002. Canada&#8217;s Boreal Forest, Smithsonian Institute Press, Washington.<\/p>\n\n\n\n<p>NELSON, J., et M.J. PAETZ. 1992. The fishes of Alberta, deuxi\u00e8me \u00e9dition, University of Alberta Press, Edmonton.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a9 Sa Majest\u00e9 la Reine du chef du Canada, repr\u00e9sent\u00e9e par la ministre de l&#8217;Environnement, 2006. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Collaborateurs : P. Blancher, S. Bradbury, T. Cobb, C. Fisher, K.C. Hannah, B. Johns, J. Lane, D. MacIsaac, C. Paszkowski, G. Scrimgeour et S.J. Song, 2006<br>\nR\u00e9vision du texte anglais : M. Kavanagh, 2006<br>\nR\u00e9vision du texte fran\u00e7ais : G. B\u00e9land, 2006<br>\nCarte de les for\u00eats bor\u00e9ales du monde : Reproduite avec la permission de l&#8217;Atlas du Canada, le Programme de la g\u00e9omatique pour brancher les Canadiens, Secteur des sciences de la Terre, Ressources naturelles Canada, 2006.<br>\nCarte de la for\u00eat bor\u00e9ale du Canada : Reproduite avec la permission du Service canadien des for\u00eats, Ressources naturelles Canada, 2006.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette fiche d&#8217;information a \u00e9t\u00e9 produite avec le g\u00e9n\u00e9reux soutien de<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9123\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/fpac_fr.jpg\" alt=\"\" width=\"163\" height=\"64\">&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9120\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/MFNetwork_fr.jpg\" alt=\"\" width=\"50\" height=\"73\"><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><tbody><tr><td><\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La for\u00eat bor\u00e9ale canadienne Description Si vous pouviez voir clairement la Terre \u00e0 partir de l&#8217;espace, vous seriez peut-\u00eatre \u00e9tonn\u00e9s de voir la bande verte encerclant l&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 nord du globe. 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