{"id":2995,"date":"2012-12-11T20:04:00","date_gmt":"2012-12-11T20:04:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.hww.ca\/espaces-sauvages\/la-toundra-arctique-du-canada\/"},"modified":"2024-11-28T19:02:52","modified_gmt":"2024-11-28T19:02:52","slug":"la-toundra-arctique-du-canada","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/espaces-sauvages\/la-toundra-arctique-du-canada\/","title":{"rendered":"La toundra arctique du Canada"},"content":{"rendered":"<h1>La toundra arctique du Canada<\/h1>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/tundra-in-nunavut.jpg\" alt=\"\u00a0La toundra sur l'\u00cele de Baffin, Nunavut\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">La toundra sur l&#8217;\u00cele de Baffin, Nunavut<\/div>\n<ul>\n<li>Le mot \u00ab toundra \u00bb vient des Sami du nord-ouest de la Russie, et signifie \u00ab terre st\u00e9rile \u00bb ou \u00ab terre sans arbres \u00bb.<\/li>\n<li>La toundra est le plus jeune des biomes de la plan\u00e8te, ayant \u00e9t\u00e9 form\u00e9 il y a environ 10 000 ans, \u00e0 la fin de la derni\u00e8re p\u00e9riode glaciaire.<\/li>\n<li>Les humains vivent dans la toundra canadienne depuis 5000 ans.<\/li>\n<li>La toundra arctique contient davantage d\u2019eau douce qu\u2019aucun autre biome.<\/li>\n<li>Il existe trois types de toundras dans le monde \u2013 la toundra arctique, la toundra antarctique et la toundra alpine \u2013 qui partagent des conditions similaires.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Description<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/tundra-in-early-summer.jpg\" alt=\"La toundra sur l'\u00cele de Bylot, Nunavut\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">La toundra sur l&#8217;\u00cele de Bylot, Nunavut<\/div>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/map-of-the-tundra.jpg\" alt=\"Carte des biomes du monde\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Carte des biomes du monde, avec la toundra arctique, antarctique et alpine en violet. La toundra arctique se retrouve \u00e0 l&#8217;extr\u00e9mit\u00e9 nord de l&#8217;Am\u00e9rique du Nord, de l&#8217;Europe et de l&#8217;Asie.<\/div>\n<p>La toundra arctique est le biome qui s\u2019\u00e9tend entre la limite de la ta\u00efga (ou for\u00eat bor\u00e9ale), ou la limite foresti\u00e8re, et les calottes glaciaires permanentes plus proches du p\u00f4le Nord ou de l\u2019oc\u00e9an Arctique. Elle est compos\u00e9e d\u2019une diversit\u00e9 de paysages, depuis des basses terres \u00e9tendues jusqu\u2019\u00e0 d\u2019imposantes montagnes. Souvent consid\u00e9r\u00e9e comme un biome st\u00e9rile et rocailleux, la toundra entoure le p\u00f4le et domine dans les r\u00e9gions arctiques et subarctiques.<\/p>\n<p>Au Canada, la toundra arctique se trouve dans le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, le nord-est du Manitoba, le nord de l\u2019Ontario, le nord du Qu\u00e9bec et le nord du Labrador. Dans le reste du monde, elle se trouve en Alaska, au Groenland, en Russie, en Islande et dans une partie de la Scandinavie.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/aerial-view-of-the-tundra-in.jpg\" alt=\"Vue a\u00e9rienne de la toundra durant l'\u00e9t\u00e9\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Vue a\u00e9rienne de la toundra durant l&#8217;\u00e9t\u00e9<\/div>\n<p>Les caract\u00e9ristiques physiques de la toundra sont de faibles temp\u00e9ratures (la temp\u00e9rature hivernale moyenne est de -34\u00b0 C, la moyenne estivale se situe entre 3\u00b0C et 12\u00b0C), de faibles pr\u00e9cipitations (de 15 \u00e0 25 centim\u00e8tres comprenant la neige fondue, ce qui est plus sec que la plupart des d\u00e9serts), des vents violents et aucune lumi\u00e8re du soleil pendant une dur\u00e9e qui peut atteindre 163 jours par an dans les r\u00e9gions les plus nordiques. Ces conditions cr\u00e9ent un climat rude. La p\u00e9riode de croissance est courte, avec seulement 50 \u00e0 60 jours par an o\u00f9 les temp\u00e9ratures sont suffisamment \u00e9lev\u00e9es pour que les plantes poussent. La biodiversit\u00e9 est \u00e9galement faible, si on la compare \u00e0 celle de plusieurs autres biomes, car peu d\u2019esp\u00e8ces sont en mesure de s\u2019adapter pour survivre dans la toundra. Compte tenu des faibles temp\u00e9ratures, le sol est tr\u00e8s lent \u00e0 se former. Il comporte une mince couche de 25 \u00e0 100 centim\u00e8tres, appel\u00e9e couche active, compos\u00e9e de sol \u00a0qui passe par un cycle annuel de gel et de d\u00e9gel. Sous cette couche se trouve le perg\u00e9lisol, qui reste gel\u00e9 en permanence.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/aurora-borealis-in-the-tundra-HWW-use-ONLY.jpg\" alt=\"Les aurores bor\u00e9ales\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Les aurores bor\u00e9ales sont communes durant la nuit dans la toundra<\/div>\n<p>Les hivers dans la toundra sont longs, sombres et froids. Les chutes de neige sont faibles et l\u2019essentiel de la surface du sol est recouvert de neige tass\u00e9e, dense et dure. Dans certaines r\u00e9gions, les vents violents peuvent cr\u00e9er d\u2019\u00e9pais bancs de neige qui durcissent fortement. L\u2019\u00e9t\u00e9, la neige et les couches de sol situ\u00e9es au-dessus du perg\u00e9lisol, dans la couche active, fondent, cr\u00e9ant et alimentant un vaste r\u00e9seau de lacs, de ruisseaux, de rivi\u00e8res et de milieux humides. Le sol gorg\u00e9 d\u2019eau et les 24 heures d\u2019ensoleillement stimulent la croissance rapide des plantes; aux latitudes inf\u00e9rieures de la toundra, \u00e0 son extr\u00e9mit\u00e9 Sud, des tapis v\u00e9g\u00e9taux denses et luxuriants peuvent m\u00eame se d\u00e9velopper. Ceci donne de magnifiques paysages et fournit de la nourriture \u00e0 la faune qui vit dans l\u2019Arctique toute l\u2019ann\u00e9e ou qui y migre pour profiter du foisonnement de nourriture soudainement disponible en \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<h2>V\u00e9g\u00e9taux et champignons<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/arctic-fireweed.jpg\" alt=\"\u00a0\u00c9pilobe \u00e0 feuilles larges\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">\u00c9pilobe \u00e0 feuilles larges<\/div>\n<p>Pr\u00e8s de 2000 esp\u00e8ces de plantes, principalement des mousses, des carex ou la\u00eeches, des gramin\u00e9es et des plantes \u00e0 fleurs, forment la v\u00e9g\u00e9tation de la toundra. La diversit\u00e9 des esp\u00e8ces diminue progressivement depuis la limite foresti\u00e8re jusqu\u2019aux calottes glaciaires permanentes plus au Nord. En raison du climat, du perg\u00e9lisol et des \u00e9t\u00e9s courts, certaines esp\u00e8ces d\u2019arbres comme le bouleau et le saule forment une couverture au sol \u2013 ils poussent \u00e0 l\u2019horizontale, et non vers le haut, dans ce biome. Cette croissance horizontale aide \u00e9galement les plantes \u00e0 profiter de la couverture de neige isolante pendant l\u2019hiver vu qu\u2019ils en deviennent recouverts. Les plantes de la toundra doivent pousser rapidement pendant le peu de temps permis par la temp\u00e9rature et la lumi\u00e8re. L\u2019\u2019\u00e9t\u00e9 est de courte dur\u00e9e mais tr\u00e8s color\u00e9; de nombreuses et superbes plantes, comme l\u2019\u00e9pilobe \u00e0 feuilles larges et la dryade des montagnes, sont en fleurs \u00e0 ce moment-l\u00e0. Comme le soleil brille 24 heures par jour l\u2019\u00e9t\u00e9 au-dessus du cercle polaire arctique, certaines plantes peuvent pousser et se d\u00e9velopper tr\u00e8s rapidement tout en \u00e9tant soumises \u00e0 un \u00e9clairage indirect, contrairement aux plantes que l\u2019on retrouve dans d\u2019autres biomes plus au Sud.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/netleaf-willow-rotated.jpg\" alt=\"Le saule r\u00e9ticul\u00e9\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Le saule r\u00e9ticul\u00e9, une esp\u00e8ce naine de saule<\/div>\n<p>Les plantes de la toundra se sont adapt\u00e9es \u00e0 la courte saison de croissance, aux vents violents, aux faibles temp\u00e9ratures, au manque d\u2019humidit\u00e9 et aux faibles niveaux de nutriments des sols acides et minces. Elles disposent de syst\u00e8mes racinaires peu profonds qui ne peuvent se d\u00e9velopper que dans la couche active du sol, vu qu\u2019elle n\u2019est pas gel\u00e9e l\u2019\u00e9t\u00e9. Pour s\u2019abriter des vents violents et profiter du sol et des roches sombres qui absorbent la chaleur, les plantes de la toundra ont tendance \u00e0 rester petites et \u00e0 pousser \u00e0 plat pr\u00e8s du sol, comme c\u2019est le cas pour la saxifrage \u00e0 feuilles oppos\u00e9es, le saule arctique et d\u2019autres arbustes. Une autre fa\u00e7on de se tenir chaud consiste, pour diverses esp\u00e8ces de plantes, \u00e0 pousser blotties ensemble ou, pour une esp\u00e8ce particuli\u00e8re, \u00e0 pousser selon un motif sp\u00e9cifique, tel qu\u2019une rosette ou un tapis \u00e9pais, comme c\u2019est le cas pour le sil\u00e8ne acaule et la saxifrage \u00e0 trois dents. Ces m\u00e9thodes permettent aux plantes de pi\u00e9ger de l\u2019air plus chaud entre elles et contribuent \u00e0 leur croissance.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/iceland-poppy.jpg\" alt=\"Pavot d'Islande\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Pavot d&#8217;Islande<\/div>\n<p>La forme des fleurs, des feuilles et des tiges peut \u00e9galement \u00eatre adapt\u00e9e \u00e0 la vie dans l\u2019Arctique. Certaines plantes de toundra, comme l\u2019airelle vigne d\u2019Ida, s\u2019adaptent comme des plantes de d\u00e9sert \u2013 avec des poils laineux, des feuilles \u00e9paisses et une peau \u00e9paisse et cireuse, pour emp\u00eacher l\u2019\u00e9vapotranspiration des feuilles sous l\u2019effet des vents dess\u00e9chants. Pour \u00e9viter le dess\u00e8chement, un certain nombre de plantes n\u2019ont pas de tige du tout! Quelques plantes, comme le pavot d\u2019Islande, ont de grandes fleurs orientables vers le soleil en tout temps. Leur couleur et leur forme contribuent \u00e9galement \u00e0 l\u2019absorption de chaleur. D\u2019autres plantes, comme l\u2019androm\u00e8de glauque, ont des fleurs orient\u00e9es vers le bas qui agissent comme de petites serres. Des fleurs plus chaudes ou des gousses transparentes ont pour effet que les graines qu\u2019elles contiennent m\u00fbrissent plus rapidement, ce qui est essentiel compte tenu de la bri\u00e8vet\u00e9 des \u00e9t\u00e9s arctiques. La couleur des feuilles est \u00e9galement importante, c\u2019est pourquoi certaines esp\u00e8ces, comme le bleuet arctique, virent au rouge \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9. Ceci permet \u00e0 la plante d\u2019absorber un plus large spectre de lumi\u00e8re. D\u2019autres esp\u00e8ces poss\u00e8dent des feuilles persistantes qui commencent leur photosynth\u00e8se d\u00e8s le d\u00e9gel du sol. Certaines peuvent m\u00eame pousser alors qu\u2019elles sont encore sous la neige, utilisant des nutriments stock\u00e9s dans leurs racines!<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/cloudberry.jpg\" alt=\"La ronce petit-m\u00fbrier\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">La ronce petit-m\u00fbrier, une des plantes \u00e0 baies poussant dans la toundra<\/div>\n<p>Comme la production de graines exige de l\u2019\u00e9nergie de la part des plantes, et que la survie des graines est incertaine pendant les hivers rudes, certaines esp\u00e8ces, comme la primev\u00e8re, produisent des tubercules, des bourgeons ou des rhizomes souterrains qui stockent des nutriments et sont fins pr\u00eats pour la croissance au printemps. D\u2019autres plantes \u00e0 graines disposent de structures qui contribuent \u00e0 leur dispersion. Par exemple, l\u2019\u00e9riophoron est un carex ou une la\u00eeche dont les touffes aident les graines \u00e0 \u00eatre transport\u00e9es par le vent, mais agissent \u00e9galement comme isolant.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/cottongrass.jpg\" alt=\"\u00c9riophoron\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">\u00c9riophoron<\/div>\n<p>Puisque des mar\u00e9cages et des lacs apparaissent partout dans le paysage en \u00e9t\u00e9, beaucoup d\u2019esp\u00e8ces v\u00e9g\u00e9tales de toundra se sont adapt\u00e9es pour pousser dans des secteurs tr\u00e8s humides ou m\u00eame dans l\u2019eau. Certaines, comme les utriculaires carnivores, peuvent \u00eatre aquatiques ou flotter sur l\u2019eau. Ces plantes sont non seulement une source de nourriture pour les oiseaux aquatiques, les poissons et les invert\u00e9br\u00e9s qui peuplent ces \u00e9cosyst\u00e8mes, mais elles fournissent \u00e9galement un abri \u00e0 certaines de ces esp\u00e8ces.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/mosses-and-lichens-alongside.jpg\" alt=\"Des mousses et lichens poussant pr\u00e8s de m\u00e9l\u00e8zes dans le sud de la toundra\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Des mousses et lichens poussant pr\u00e8s de m\u00e9l\u00e8zes dans le sud de la toundra<\/div>\n<p>Les mousses sont tr\u00e8s communes et vari\u00e9es dans la toundra. Certaines esp\u00e8ces peuvent pousser directement, sous forme de tapis, sur les rochers ou le sol, \u00e9tant d\u00e9pourvues de racines et de tiges. Elles jouent un r\u00f4le important dans la toundra, puisqu\u2019elles isolent en fait le perg\u00e9lisol! Ces plantes primitives ne se reproduisent \u00a0pas au moyen de graines, mais de spores, qui se dispersent au moyen de l\u2019eau et du vent. Ainsi, les mousses ont besoin de beaucoup d\u2019humidit\u00e9 pour se reproduire et pousser (elles absorbent l\u2019eau directement par leurs feuilles, petites et d\u00e9licates); mais dans l\u2019Arctique sec, elles survivent aux s\u00e9cheresses en entrant en dormance. La sphaigne est commune dans toute la toundra, dans les tourbi\u00e8res ou autres zones humides. Les mousses se pr\u00e9sentent sous une vari\u00e9t\u00e9 de couleurs, comme la mousse rouge-orange. L\u2019une des esp\u00e8ces de la toundra en p\u00e9ril est la bryum de Porsild, qui est un type de mousse.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/lichens-on-the-tundra-ground.jpg\" alt=\"Les lichens\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Des lichens, en gris, poussant pr\u00e8s des champignons et de la v\u00e9g\u00e9tation<\/div>\n<p>Les lichens vigoureux jouent un r\u00f4le important comme source de nourriture pour diverses esp\u00e8ces, y compris pour les caribous de la toundra, qui se nourrissent surtout de lichen des rennes, un groupe d\u2019esp\u00e8ces de lichens, en hiver. Les lichens sont le r\u00e9sultat d\u2019une relation symbiotique, semblable \u00e0 celle que forment les coraux. Les champignons fournissent une structure et absorbent des min\u00e9raux provenant de leur environnement (roches, sols ou plantes sur lesquels ils poussent), tandis que les algues ou les bact\u00e9ries peuvent produire de l\u2019\u00e9nergie \u00e0 partir de la lumi\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 la photosynth\u00e8se pour se nourrir et nourrir les champignons. Les algues ou les bact\u00e9ries vivent int\u00e9gr\u00e9es dans les champignons, et cette association de diverses esp\u00e8ces permet une grande vari\u00e9t\u00e9 de lichens de formes et de couleurs vari\u00e9es. Les lichens, comme les mousses, ont besoin d\u2019humidit\u00e9 pour pousser et peuvent entrer en dormance si les conditions sont trop s\u00e8ches. Leur croissance est tr\u00e8s lente, mais ils peuvent vivre tr\u00e8s longtemps (jusqu\u2019\u00e0 4000 \u00e0 5000 ans!) s\u2019ils ne sont pas perturb\u00e9s. Les lichens sont tr\u00e8s sensibles \u00e0 la pollution atmosph\u00e9rique, et les scientifiques les utilisent comme bioindicateurs de la qualit\u00e9 de l\u2019air.<\/p>\n<h2>Faune<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/arctic-hare-in-the-summer.jpg\" alt=\"Li\u00e8vre arctique durant l'\u00e9t\u00e9\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Li\u00e8vre arctique durant l&#8217;\u00e9t\u00e9<\/div>\n<p>La rudesse du climat et des conditions g\u00e9n\u00e9rales du biome de la toundra ont pour cons\u00e9quence que tr\u00e8s peu d\u2019esp\u00e8ces sont capables de s\u2019y \u00e9panouir. Malgr\u00e9 tout, plusieurs esp\u00e8ces d\u2019animaux vivent dans la toundra tout au long de l\u2019ann\u00e9e, ou au moins quelques mois par an. Les effectifs de nombreuses populations fauniques fluctuent de mani\u00e8re cyclique, comme c\u2019est le cas pour les lemmings. Bien que les raisons de ces cycles soient inconnues \u00e0 l\u2019heure actuelle, ils contribuent \u00e0 r\u00e9glementer les populations de pr\u00e9dateurs qui se nourrissent de lemmings.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/arctic-char.jpg\" alt=\"Omble chevalier\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Omble chevalier<\/div>\n<h2>Poissons<\/h2>\n<p>Quelques esp\u00e8ces de poissons peuplent les rivi\u00e8res et les lacs d\u2019eau douce de la toundra. Ils fournissent une source de nourriture \u00e0 de nombreux oiseaux de proie qui passent l\u2019\u00e9t\u00e9 dans l\u2019Arctique et aux mammif\u00e8res qui y s\u00e9journent toute l\u2019ann\u00e9e. L\u2019omble chevalier, ou omble arctique, est un parent du saumon, qui passe une partie de son cycle de vie en eau douce et une autre en eau sal\u00e9e. Certains individus sont devenus des poissons exclusivement d\u2019eau douce apr\u00e8s s\u2019\u00eatre retrouv\u00e9s confin\u00e9s aux eaux int\u00e9rieures. L\u2019omble se trouve partout dans les habitats d\u2019eau douce de la toundra, et son aire de r\u00e9partition s\u2019\u00e9tend plus au nord que celle des autres poissons d\u2019eau douce au Canada. Parmi les autres parents du saumon trouv\u00e9s dans les eaux de la toundra, on compte le grand cor\u00e9gone, le touladi et l\u2019omble de fontaine. Parmi les poissons d\u2019autres familles fr\u00e9quents dans la toundra, on compte la morue polaire, l\u2019\u00e9pinoche et le grand brochet.<\/p>\n<h2>Oiseaux<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/king-eider.jpg\" alt=\"L'Eider \u00e0 t\u00eate grise\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">L&#8217;Eider \u00e0 t\u00eate grise<\/div>\n<p>Les oiseaux forment le groupe le plus diversifi\u00e9 de vert\u00e9br\u00e9s dans la toundra. Seuls le grand corbeau, le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/le-harfang-des-neiges.html\">harfang des neiges<\/a> et le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/les-lagopedes.html\">lagop\u00e8de alpin<\/a> ont su s\u2019adapter pour \u00eatre en mesure d\u2019hiverner dans ce biome en hiver. Les autres oiseaux migrent dans la toundra pour nicher et \u00e9lever leurs petits, retournant vers des climats plus m\u00e9ridionaux \u00e0 la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 et au d\u00e9but de l\u2019automne. Ces oiseaux incluent de nombreuses esp\u00e8ces d\u2019oiseaux aquatiques, comme le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/le-cygne-siffleur.html\">Cygne siffleur<\/a>, le Harelde kakawi, et de nombreux oiseaux de rivage, comme le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/le-becasseau-semipalme.html\">B\u00e9casseau semipalm\u00e9<\/a> et le Pluvier bronz\u00e9, qui habitent dans les zones humides, pr\u00e8s des lacs, des ruisseaux et des rivi\u00e8res, en \u00e9t\u00e9.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/snow-bunting-pair-for-HWW-USE_ONLY.jpg\" alt=\"Paire de Bruants des neiges\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Paire de Bruants des neiges<\/div>\n<p>Ils comprennent aussi de nombreux oiseaux de proie, comme le faucon gerfaut et la buse pattue, qui se nourrissent de la grande vari\u00e9t\u00e9 de proies disponibles. Les go\u00e9lands et les labbes profitent \u00e9galement de la grande quantit\u00e9 de nourriture (par exemple, les \u0153ufs, les poussins, les lemmings, les campagnols) disponible pendant la saison de reproduction estivale. Des oiseaux chanteurs tels que le Bruant des neiges, le Sizerin du Groenland, le Bruant lapon, et le Sizerin flamm\u00e9 se retrouvent partout dans la toundra, dans tous les types d\u2019habitat.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/arctic-tern.jpg\" alt=\"Sterne arctique\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Sterne arctique<\/div>\n<p>Les canards marins, comme l\u2019<a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/l-eider-a-duvet.html\">Eider \u00e0 duvet<\/a>, et les oiseaux marins, comme le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/le-guillemot-marmette-et-le-guillemot-de-brunnich.html\">Guillemot de Br\u00fcnnich<\/a> et la Sterne arctique, sont deux autres groupes importants d\u2019oiseaux trouv\u00e9s dans la toundra. Comme les appellations \u00ab canards marins \u00bb et \u00ab oiseaux marins \u00bb le sugg\u00e8rent, ces oiseaux vivent principalement pr\u00e8s de l\u2019oc\u00e9an Arctique et d\u00e9pendent de l\u2019environnement marin pour leur nourriture. Les Guillemots de Br\u00fcnnich, les Fulmars bor\u00e9aux et les Mouettes tridactyles nichent sur les falaises abruptes pr\u00e8s de l\u2019oc\u00e9an, et passent aussi leurs \u00e9t\u00e9s dans la toundra canadienne.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/ptarmigan.jpg\" alt=\"Lagop\u00e8de alpin en plumage hivernal\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Lagop\u00e8de alpin en plumage hivernal<\/div>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/les-lagopedes.html\">Lagop\u00e8de alpin<\/a>, une esp\u00e8ce de t\u00e9tras, reste dans la toundra toute l\u2019ann\u00e9e; ses pattes emplum\u00e9es le gardent au chaud et lui permettent de marcher sur la neige. Comme les autres lagop\u00e8des, il a trois plumages saisonniers, dont une coloration blanche en hiver qui lui permet de se confondre avec la neige et de se camoufler pour \u00e9chapper aux pr\u00e9dateurs. Pendant les mois les plus froids, il se nourrit le jour dans la v\u00e9g\u00e9tation, mangeant de vieilles baies, des bourgeons s\u00e9ch\u00e9s et des bouleaux nains sous la neige, et il se perche sur des bancs de neige la nuit ou en cas de temp\u00eate. Certains Lagop\u00e8des alpins se rapprochent de la limite foresti\u00e8re en hiver et se perchent alors dans des arbustes. En \u00e9t\u00e9, ils se nourrissent de diverses plantes de toundra, en particulier de nombreuses esp\u00e8ces de saules, de saxifrages et de bruy\u00e8res.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/raven.jpg\" alt=\"Grand Corbeau\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Grand Corbeau<\/div>\n<p>Le Grand Corbeau est pr\u00e9sent presque partout au Canada, y compris dans la toundra. Omnivore, il mange une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019aliments, qu\u2019il cache aussi dans des cachettes en pr\u00e9vision de l\u2019hiver. Il s\u2019agit d\u2019une esp\u00e8ce charognarde, capable de survivre dans le climat froid de l\u2019Arctique en se nourrissant de restes de carcasses laiss\u00e9es par des pr\u00e9dateurs comme l\u2019ours polaire ou le loup arctique, en pillant les cachettes hivernales d\u2019autres animaux comme le renard arctique, ou en fourrageant dans les ordures des d\u00e9charges humaines.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/peregrine-falcon-tundrius.jpg\" alt=\"Faucon p\u00e8lerin\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Faucon p\u00e8lerin de la sous-esp\u00e8ce <em>tundrius<\/em><\/div>\n<p>La sous-esp\u00e8ce <em>tundrius<\/em> du <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/le-faucon-pelerin.html\">Faucon p\u00e8lerin<\/a> migre dans la toundra depuis aussi loin que l\u2019Am\u00e9rique du Sud et passe les mois d\u2019\u00e9t\u00e9 \u00e0 nicher sur de hautes falaises dans de nombreuses r\u00e9gions de l\u2019Arctique. Les faucons p\u00e8lerins se nourrissent d\u2019oiseaux de la toundra pendant l\u2019\u00e9t\u00e9. Lors de leurs attaques plongeantes ou de leurs descentes pour capturer leurs proies, ils peuvent atteindre des vitesses allant jusqu\u2019\u00e0 300 kilom\u00e8tres \u00e0 l\u2019heure! Malheureusement, cet oiseau est consid\u00e9r\u00e9 comme une esp\u00e8ce pr\u00e9occupante en vertu de la<em> Loi sur les esp\u00e8ces en p\u00e9ril<\/em>.<\/p>\n<p>L\u2019<a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/la-grande-oie-des-neiges.html\">Oie des neiges<\/a>\u00a0vit dans les basses-terres de la toundra de d\u00e9but juin \u00e0 d\u00e9but septembre. Elle vient nicher si loin dans le Nord pour pouvoir se nourrir 24 heures par jour des racines et des feuilles d\u2019une grande vari\u00e9t\u00e9 de gramin\u00e9es, de carex ou de la\u00eeches, et d\u2019autres plantes. Cette oie entreprend une tr\u00e8s longue migration pour atteindre l\u2019Arctique, voyageant en troupeaux sur plus de 4000 kilom\u00e8tres! La Bernache de Hutchins, l\u2019Oie rieuse et la\u00a0<a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/la-bernache-du-canada.html\">Bernache du Canada<\/a>\u00a0figurent parmi les autres esp\u00e8ces d\u2019oies qui se rassemblent dans la toundra pour se reproduire.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/snow-goose.jpg\" alt=\"Oie des neiges avec son oison\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Oie des neiges avec son oison<\/div>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/snowy-owl.jpg\" alt=\"Harfang des neiges\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Harfang des neiges<\/div>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/oiseaux\/le-harfang-des-neiges.html\">Harfang des neiges<\/a> est l\u2019un des oiseaux les plus reconnaissables de la toundra. Ce grand hibou se reproduit principalement dans la toundra, migrant l\u2019hiver vers le sud du Canada et le nord-est des \u00c9tats-Unis, mais certains individus hivernent dans les r\u00e9gions les plus m\u00e9ridionales de la toundra aussi. Le Harfang des neiges est bien adapt\u00e9 au froid, gr\u00e2ce \u00e0 ses couches denses de duvet et de plumes qui s\u2019\u00e9tendent sur son bec, se pattes et ses griffes pour lui fournir une isolation. Puisque les lemmings sont l\u2019une des principales proies de cet oiseau, les populations d\u2019Harfangs des neiges fluctuent avec celles des lemmings. Lorsque les populations de lemmings sont faibles, les Harfangs des neiges se nourrissent de li\u00e8vres arctiques et d\u2019oiseaux, allant des petits oiseaux chanteurs jusqu\u2019aux lagop\u00e8des, ou m\u00eame aux oies de taille moyenne.<\/p>\n<h2>Mammif\u00e8res<\/h2>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/red-fox.jpg\" alt=\"Renard roux\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Renard roux<\/div>\n<p>La diversit\u00e9 des mammif\u00e8res est faible dans la toundra, car les esp\u00e8ces qui peuplent cet environnement doivent \u00eatre adapt\u00e9es aux longs mois de temp\u00e9ratures extr\u00eamement froides et \u00e0 la couverture neigeuse. Seule une vingtaine d\u2019esp\u00e8ces de mammif\u00e8res vivent dans la toundra. L\u2019hibernation n\u2019est pas une option pour la grande majorit\u00e9 des esp\u00e8ces de l\u2019Arctique, car tr\u00e8s peu peuvent survivre en restant inactives pendant tout l\u2019hiver \u00e0 de telles temp\u00e9ratures (le spermophile arctique est la seule esp\u00e8ce capable d\u2019hiberner dans ce biome).<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/arctic-ground-squirrel.jpg\" alt=\"Spermophile arctique\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Spermophile arctique<\/div>\n<p>Les mammif\u00e8res de la toundra ont besoin d\u2019un manteau de fourrure multicouche, d\u2019un corps trapu, de pattes ou de sabots larges et poilus agissant comme des raquettes \u00e0 neige, d\u2019une \u00e9paisse couche de graisse, et d\u2019appendices et extr\u00e9mit\u00e9s (pattes, queues, oreilles, etc.) petits ou courts. Ces caract\u00e9ristiques permettent aux mammif\u00e8res de survivre dans cet environnement hostile. En outre, puisque la plupart des esp\u00e8ces mettent bas au printemps, les jeunes doivent \u00eatre \u00e9lev\u00e9s rapidement pendant le court \u00e9t\u00e9. Une vingtaine d\u2019esp\u00e8ces de mammif\u00e8res vivent dans la toundra arctique.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/peary-caribou.jpg\" alt=\"Caribou de Peary\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Caribou de Peary<\/div>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-caribou.html\">caribou<\/a> de la toundra et de Peary sont des sous-esp\u00e8ces de caribous pr\u00e9sentes de l\u2019Alaska \u00e0 l\u2019\u00eele de Baffin, dans le Nunavut. La plupart des populations, ou troupeaux, de cette esp\u00e8ce migrent vers et depuis la ta\u00efga, au sud de la limite foresti\u00e8re et de la toundra, mais certains troupeaux plus petits (celui du Dolphin-et-Union) demeurent dans la toundra tout au long de l\u2019ann\u00e9e, migrant depuis leurs aires d\u2019hivernage vers leurs aires d\u2019estivage sur la banquise. En hiver, les caribous recherchent des secteurs expos\u00e9s aux vents avec une faible couche de neige ou de glace, ou encore de la neige plus molle qu\u2019ils peuvent gratter pour trouver de la nourriture (principalement des lichens). En \u00e9t\u00e9, ils se nourrissent de plantes et d\u2019arbustes divers. Les divers troupeaux de cette sous-esp\u00e8ce pr\u00e9sentent des diff\u00e9rences physiques en raison de leurs habitats et de leurs habitudes. Par exemple, les individus du troupeau de Dolphin-et-Union dans le Nord sont g\u00e9n\u00e9ralement plus petits que ceux qui hivernent dans la ta\u00efga. Mais tous les caribous sont bien adapt\u00e9s \u00e0 leur vie nordique et sont \u00e9quip\u00e9s pour conserver leur chaleur pendant l\u2019hiver : il leur pousse un \u00e9pais manteau d\u2019hiver et ils ont un museau poilu, des oreilles et une queue courtes, et un corps compact. Le troupeau de Dolphin-et-Union est consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant pr\u00e9occupant en vertu de la <em>Loi sur les esp\u00e8ces en p\u00e9ril.<\/em><\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/arctic-wolf.jpg\" alt=\"Louveteaux arctiques\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Louveteaux arctiques<\/div>\n<p>Le <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-loup.html\">loup<\/a> arctique est une sous-esp\u00e8ce plus petite et plus claire de loup gris qui vit dans la toundra tout au long de l\u2019ann\u00e9e. Son \u00e9paisse fourrure, g\u00e9n\u00e9ralement blanche, peut \u00eatre utile comme camouflage en hiver, le rendant moins visible aux proies. Les loups se rencontrent dans le nord du continent et dans la plupart des \u00eeles de l\u2019Arctique canadien, o\u00f9 ils errent en bande ou isol\u00e9ment, suivant souvent les migrations des caribous.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/muskoxen.jpg\" alt=\"Troupeau de boeufs musqu\u00e9s\" \/><\/div>\n<div class=\"image\">Troupeau de boeufs musqu\u00e9s<\/div>\n<p>Le\u00a0<a title=\"Le boeuf musqu\u00e9\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-boeuf-musque.html\">b\u0153uf musqu\u00e9<\/a>, un parent du bison et de la vache, ne vit que dans la toundra arctique. Cette esp\u00e8ce \u00e9tait contemporaine du mammouth laineux, qui a surv\u00e9cu \u00e0 la fin de la derni\u00e8re \u00e8re glaciaire. Les b\u0153ufs musqu\u00e9s survivent aux hivers arctiques en creusant des crat\u00e8res avec leurs larges sabots et leurs bois dans la neige et la glace pour atteindre les carex ou la\u00eeches et les mousses, et les manger. Pour conserver leurs r\u00e9serves de graisse n\u00e9cessaires, les b\u0153ufs musqu\u00e9s doivent sans cesse se nourrir, \u00e0 moins qu\u2019ils ne soient d\u00e9rang\u00e9s par des temp\u00eates. En hiver, ils ont deux couches de fourrure, une couche laineuse et une couche poilue, qui les aident \u00e0 rester au chaud. Au printemps, les b\u0153ufs musqu\u00e9s perdent leur sous-couche laineuse, appel\u00e9e \u00ab qiviut \u00bb. Les Inuits utilisent le qiviut pour fabriquer des v\u00eatements et des produits d\u2019artisanat.<\/p>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9069\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/lemming.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"267\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/lemming.jpg 400w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/lemming-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><br \/>\nLemming<\/p>\n<\/div>\n<p>Plusieurs esp\u00e8ces de\u00a0<a title=\"Les lemmings\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/les-lemmings.html\">lemmings<\/a>\u00a0et de campagnols habitent la toundra canadienne. Ces rongeurs semblables \u00e0 des souris restent actifs tout au long de l\u2019ann\u00e9e, mais passent la majeure partie de l\u2019hiver dans des terriers ou fourrageant dans les espaces abrit\u00e9s entre la neige et le sol. Ils creusent un vaste r\u00e9seau de sentiers sous la neige, et cr\u00e9ent m\u00eame des lieux sp\u00e9ciaux pour leurs d\u00e9jections! Alors que la plupart de leurs petits naissent au cours de l\u2019\u00e9t\u00e9, les lemmings peuvent aussi confectionner leurs nids dans la zone abrit\u00e9e qui se trouve entre la neige et le sol au d\u00e9but du printemps. Quand la neige fond, leurs vieux nids et le r\u00e9seau de sentiers qu\u2019ils ont utilis\u00e9s tout l\u2019hiver se voient partout dans la toundra. Il s\u2019agit de l\u2019un des plus petits mammif\u00e8res de la toundra, mais il est consid\u00e9r\u00e9 comme une esp\u00e8ce cl\u00e9 pour le biome. La population des lemmings varie consid\u00e9rablement selon des cycles d\u2019\u00e0 peu pr\u00e8s quatre ans, et de telles variations des effectifs ont d\u2019importantes r\u00e9percussions sur leurs nombreux pr\u00e9dateurs, notamment le renard arctique et le Harfang des neiges.<\/p>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9071\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/polar-bears-on-cliff.jpg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"299\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/polar-bears-on-cliff.jpg 400w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/polar-bears-on-cliff-300x224.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><br \/>\nM\u00e8re ours polaire et ses oursons<\/p>\n<\/div>\n<p>Les\u00a0<a title=\"L'ours blanc\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/l-ours-blanc.html\">ours polaires<\/a>\u00a0sont consid\u00e9r\u00e9s comme des mammif\u00e8res marins, car leurs sources de nourriture principales sont ont le phoque et d\u2019autres esp\u00e8ces marines. Les ours polaires viennent \u00e0 terre quand la banquise fond en \u00e9t\u00e9, lorsqu\u2019ils s\u2019abritent dans des tani\u00e8res par temps de temp\u00eate, ou lorsque les femelles recherchent un lieu prot\u00e9g\u00e9 pour donner naissance \u00e0 leurs oursons et les \u00e9lever jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019ils puissent survivre \u00e0 l\u2019air libre et sur la banquise. Sur terre, les ours polaires sont le plus souvent inactifs et se reposent sur leurs r\u00e9serves de graisse pour survivre. Toutefois, ils sont opportunistes et se nourrissent de ce qui est disponible et facilement accessible. Ils peuvent grignoter des oiseaux marins, des carcasses, des \u0153ufs d\u2019oies, des algues et des baies. L\u2019une de leurs plus grandes adaptations \u00e0 la vie arctique est leur capacit\u00e9 \u00e0 ralentir leur m\u00e9tabolisme \u00e0 tout moment de l\u2019ann\u00e9e, lorsque les ressources sont rares. Leur fourrure blanche (qui est en fait translucide) et leur peau sombre absorbent et pr\u00e9servent en outre leur chaleur corporelle. L\u2019autre raison d\u2019\u00eatre de ce manteau \u00ab blanc \u00bb est le camouflage, car il contribue \u00e0 les rendre moins visibles des phoques qui remontent souffler au niveau de leurs trous de respiration creus\u00e9s dans la glace. Les ours polaires ont le statut d\u2019esp\u00e8ce pr\u00e9occupante au Canada.<\/p>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9073\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/arctic-hare.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"196\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/arctic-hare.jpg 350w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/arctic-hare-300x168.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><br \/>\nLi\u00e8vre arctique<\/p>\n<\/div>\n<p>Le li\u00e8vre arctique, avec ses courtes oreilles et sa fourrure \u00e9paisse, est bien adapt\u00e9 \u00e0 la toundra. Ce parent du lapin a des cils noirs qui prot\u00e8gent ses yeux de l\u2019\u00e9clat du soleil en \u00e9t\u00e9! Il creuse des terriers dans la neige ou le sol o\u00f9 il se roule en boule pour pr\u00e9server sa chaleur corporelle. Il utilise son camouflage pour se cacher des pr\u00e9dateurs, comme le loup arctique. En \u00e9t\u00e9, dans le sud de l\u2019Arctique, ils rev\u00eatent une couleur bleu-gris, qui leur permet de mieux se fondre avec les rochers environnants. En hiver, et toute l\u2019ann\u00e9e pour les li\u00e8vres qui r\u00e9sident dans l\u2019Extr\u00eame-Arctique, ils deviennent blancs pour \u00eatre invisibles sur la neige. Les li\u00e8vres survivent \u00e0 l\u2019hiver en mangeant des arbustes, des mousses et des lichens trouv\u00e9s sous la neige. En \u00e9t\u00e9, ils mangent des bourgeons, des baies, des feuilles, des racines et de l\u2019\u00e9corce.<\/p>\n<div class=\"image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.hww.ca\/assets\/images\/where-they-live\/tundra\/arctic-fox.jpg\" alt=\"Renard arctique\" \/>Renard arctique<\/p>\n<\/div>\n<p>Les\u00a0<a title=\"Le renard arctique\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-renard-arctique.html\">renards arctiques<\/a>\u00a0sont fr\u00e9quents dans la toundra, gr\u00e2ce \u00e0 leur adaptation au climat froid et \u00e0 leur r\u00e9gime alimentaire vari\u00e9. Ils utilisent leur queue \u00e9paisse et touffue non seulement pour l\u2019\u00e9quilibre, mais \u00e9galement comme couverture pendant les mois d\u2019hiver. Tout comme celle du li\u00e8vre arctique, la fourrure du renard arctique change de couleur de l\u2019\u00e9t\u00e9 (brune ou grise) \u00e0 l\u2019hiver (blanche). Les effectifs des renards arctiques varient consid\u00e9rablement en raison des fluctuations de populations de lemmings. Les renards arctiques peuvent aussi manger des oiseaux, des poissons, des \u0153ufs d\u2019oiseaux et m\u00eame des plantes. Les ann\u00e9es de p\u00e9nurie, ces renards parcourent de grandes distances \u00e0 la recherche de nourriture et s\u2019alimentent de carcasses abandonn\u00e9es par d\u2019autres pr\u00e9dateurs, suivant souvent des ours polaires pour r\u00e9cup\u00e9rer leurs restes.<\/p>\n<p>Parmi les autres mammif\u00e8res de la toundra figurent l\u2019hermine, le\u00a0<a title=\"Le Carcajou\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-carcajou.html\">carcajou<\/a>, le\u00a0<a title=\"Le rat musqu\u00e9\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-rat-musque.html\">rat musqu\u00e9<\/a>, la musaraigne cendr\u00e9e et le\u00a0<a title=\"Le renard roux\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/mammiferes\/le-renard-roux.html\">renard roux<\/a>.<\/p>\n<h2>Reptiles et amphibiens<\/h2>\n<p>En raison du climat et du perg\u00e9lisol, on ne trouve ni reptiles ni amphibiens dans le biome de la toundra.<\/p>\n<h2>Invertebr\u00e9s<\/h2>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9077\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/arctic-bumblebee.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"374\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/arctic-bumblebee.jpg 250w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/arctic-bumblebee-201x300.jpg 201w\" sizes=\"auto, (max-width: 250px) 100vw, 250px\" \/><br \/>\nBourdon arctique<\/p>\n<\/div>\n<p>De nombreux insectes et autres arthropodes se trouvent dans la toundra, comme le\u00a0<a title=\"Les bourdons\" href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/faune\/invertebres\/bourdons.html\">bourdon<\/a>\u00a0arctique, la mouche domestique, la mouche noire, les moustiques, les papillons de nuit, les papillons, les col\u00e9opt\u00e8res et les araign\u00e9es. Leurs cycles de vie diff\u00e8rent, sur le plan de la synchronisation, de ceux de leurs homologues du Sud, puisque ces esp\u00e8ces sont tributaires d\u2019\u00e9t\u00e9s tr\u00e8s courts. Ils tendent \u00e0 rester \u00e0 l\u2019\u00e9tat larvaire beaucoup plus longtemps (jusqu\u2019\u00e0 7 ans, pour le papillon de nuit velu de l\u2019Arctique), et \u00e0 avoir une vie adulte plus courte. Les larves des insectes de toundra doivent pouvoir survivre au gel \u00e0 temp\u00e9rature tr\u00e8s basse pendant de longues p\u00e9riodes de temps. Des bact\u00e9ries, des protistes (un groupe d\u2019organismes unicellulaires, comme les bact\u00e9ries, mais plus complexes), des vers et des acariens se retrouvent \u00e9galement dans la toundra arctique. Ces petits animaux sont tr\u00e8s importants pour le biome de la toundra. Les oiseaux de rivage planifient l\u2019\u00e9closion de leurs \u0153ufs pour l\u2019\u00e9mergence maximale des insectes, de sorte que leurs poussins disposent de beaucoup de nourriture!<\/p>\n<h2>Perturbations et menaces<\/h2>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9079\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/porsilds-bryum.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"229\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/porsilds-bryum.jpg 350w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/porsilds-bryum-300x196.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><\/div>\n<p>Les conditions particuli\u00e8res qui forment la toundra en font un biome tr\u00e8s d\u00e9licat et sensible. Les structures de ses \u00e9cosyst\u00e8mes sont fragiles, partiellement en raison de la faible biodiversit\u00e9 et de la croissance lente, et tout changement peut causer des effets \u00e0 long terme.<\/p>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2967\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/polar-bear.jpg\" alt=\"Arctic Tundra\" width=\"350\" height=\"250\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/polar-bear.jpg 350w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/polar-bear-300x214.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><br \/>\nOurs polaire<\/p>\n<\/div>\n<p>La toundra canadienne abrite des esp\u00e8ces en p\u00e9ril comme l\u2019ours polaire, les population Dolphin-et-Union du caribou de la toundra, le caribou de Peary, la sous-esp\u00e8ce tundrius du faucon p\u00e8lerin, le Courlis esquimau, le B\u00e9casseau maub\u00e8che et le bryum de Porsild. L\u2019une des principales menaces, commune \u00e0 beaucoup de ces esp\u00e8ces, est les changements climatiques. Des changements dans les mod\u00e8les de la banquise pourraient nuire \u00e0 certains habitants de la toundra comme le caribou, l\u2019ours polaire et la Mouette blanche, qui se reposent sur la glace pour leur migration et leur recherche de nourriture. De nombreuses esp\u00e8ces de la toundra creusent la neige pour trouver de la nourriture en hiver, et une \u00e9ventuelle augmentation de l\u2019\u00e9paisseur de neige ou de glace au sol peut entra\u00eener la famine pour les populations de caribous. En revanche, des couvertures de neige plus minces pourraient nuire \u00e0 d\u2019autres esp\u00e8ces de la toundra, qui se reposent sur la neige pour leur protection durant l\u2019hiver. L\u2019augmentation des activit\u00e9s industrielles, comme le forage minier et p\u00e9trolier, et d\u2019autres activit\u00e9s connexes comme le transport maritime, l\u2019utilisation de v\u00e9hicules tout-terrain, la construction de route et le dynamitage, peuvent provoquer une augmentation de la circulation, sur terre comme sur mer. Pour les esp\u00e8ces en p\u00e9ril, ces menaces peuvent inclure des perturbations, la perte et la fragmentation des habitats, la pollution et l\u2019introduction d\u2019esp\u00e8ces exotiques dans la toundra.<\/p>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2969\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/peary-caribou-1.jpg\" alt=\"Arctic Tundra\" width=\"350\" height=\"206\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/peary-caribou-1.jpg 350w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2012\/12\/peary-caribou-1-300x177.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><br \/>\nCaribou de Peary<\/p>\n<\/div>\n<p>La toundra en tant que biome est sensible \u00e0 de nombreuses menaces. Les\u00a0<a href=\"http:\/\/www.hww.ca\/fr\/enjeux-et-themes\/les-changements-climatiques.html\">changements climatiques<\/a>\u00a0sont probablement l&#8217;\u00e9l\u00e9ment le plus important qui menace la toundra dans son ensemble, puisque le paysage en lui-m\u00eame, et les esp\u00e8ces qui l\u2019habitent, pourraient changer en raison de la fonte du perg\u00e9lisol et de la glace permanente, de l\u2019ass\u00e8chement des \u00e9tangs et de changements dans la synchronisation de la reproduction des esp\u00e8ces animales et de la disponibilit\u00e9 des proies. Le perg\u00e9lisol fond non seulement en raison des temp\u00e9ratures plus \u00e9lev\u00e9es, il est \u00e9galement touch\u00e9 par la construction de routes et de b\u00e2timents. Cette fonte pourrait, en retour, lib\u00e9rer des tonnes de gaz carbonique dans l\u2019atmosph\u00e8re, puisqu\u2019une grande quantit\u00e9 de mati\u00e8re organique est stock\u00e9e dans la toundra gel\u00e9e. La d\u00e9composition de cette masse organique augmenterait les \u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, qui ne feraient qu\u2019augmenter la fonte. Puisque les gaz \u00e0 effet de serre contribuent \u00e0 l\u2019appauvrissement de la couche d\u2019ozone, qui renforce l\u2019intensit\u00e9 des rayons ultraviolets, en particulier au niveau des p\u00f4les, ceci aurait pour effet d\u2019augmenter le taux de fonte de la glace et acc\u00e9l\u00e9rerait les changements climatiques.<\/p>\n<p>D\u2019autres effets de tels changements de temp\u00e9ratures pourraient \u00eatre l\u2019augmentation des feux de toundra dus \u00e0 l\u2019ass\u00e8chement de la v\u00e9g\u00e9tation et \u00e0 l\u2019augmentation des orages, et l\u2019arriv\u00e9e d\u2019esp\u00e8ces typiquement m\u00e9ridionales qui trouveraient un nouvel habitat dans l\u2019Arctique r\u00e9chauff\u00e9. Ces esp\u00e8ces repousseraient probablement les esp\u00e8ces indig\u00e8nes de la toundra vers le nord par d\u00e9placement, concurrence pour les ressources, diffusion de maladies, et r\u00e9duction de la biodiversit\u00e9 indig\u00e8ne. Globalement, la taille de la toundra pourrait diminuer, et par l\u00e0-m\u00eame le nombre d\u2019habitats disponibles pour les esp\u00e8ces indig\u00e8nes. La pollution atmosph\u00e9rique est \u00e9galement une menace pour la toundra. Les polluants atmosph\u00e9riques en provenance du Sud sont transport\u00e9s jusqu\u2019aux p\u00f4les par les mod\u00e8les de circulation atmosph\u00e9rique g\u00e9n\u00e9rale. Pendant leur transport, ou lors de leur d\u00e9p\u00f4t dans l\u2019Arctique, ces polluants peuvent subir une transformation chimique. Certains polluants, comme les polluants organiques persistants (POP) et les m\u00e9taux lourds, sont r\u00e9sistants \u00e0 la d\u00e9composition et s\u2019accumulent dans la cha\u00eene alimentaire. Cette accumulation peut conduire \u00e0 des probl\u00e8mes de sant\u00e9 pour les poissons, la faune et les humains. En outre, de nombreuses esp\u00e8ces de lichens, composant important des cha\u00eenes alimentaires de la toundra, sont sensibles aux polluants atmosph\u00e9riques et \u00e0 la perturbation des sols, et peuvent n\u00e9cessiter des d\u00e9cennies pour se r\u00e9tablir.<\/p>\n<h2>Actions<\/h2>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9060\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/migration-in-the-tundra.jpeg\" alt=\"\" width=\"400\" height=\"266\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/migration-in-the-tundra.jpeg 400w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/migration-in-the-tundra-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px\" \/><br \/>\nDes oies en migration dans la toundra<\/p>\n<\/div>\n<p>Les esp\u00e8ces en p\u00e9ril de la toundra sont prot\u00e9g\u00e9es au Canada par la\u00a0<em>Loi sur les esp\u00e8ces en p\u00e9ril<\/em>. L\u00e9galement, chacune de ces esp\u00e8ces doit faire l\u2019objet de mesures pour assurer sa survie \u00e0 long terme. En outre, les esp\u00e8ces migratrices, qui repr\u00e9sentent une grande proportion des esp\u00e8ces d\u2019oiseaux qui peuplent la toundra pendant l\u2019\u00e9t\u00e9, sont prot\u00e9g\u00e9es par la\u00a0<em>Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs<\/em>.<\/p>\n<p>Pour contribuer \u00e0 prot\u00e9ger les esp\u00e8ces et leurs habitats, Environnement Canada a d\u00e9velopp\u00e9 un r\u00e9seau de secteurs prot\u00e9g\u00e9s comme les r\u00e9serves nationales de faune et les refuges d\u2019oiseaux migrateurs. Il existe cinq r\u00e9serves nationales de faune et quatorze refuges d\u2019oiseaux migrateurs dans le biome de la toundra. Plusieurs de ceux-ci prot\u00e8gent les habitats d\u2019esp\u00e8ces en p\u00e9ril, comme la R\u00e9serve nationale de faune de Polar Bear Pass sur l\u2019\u00eele Bathurst, au Nunavut, qui est peupl\u00e9e par les ours polaires et les caribous de Peary. Chaque refuge d\u2019oiseaux migrateurs d\u00e9tient une part importante de la population canadienne ou mondiale d\u2019au moins une esp\u00e8ce d\u2019oiseaux \u00e0 un moment de l\u2019ann\u00e9e. Par exemple, le refuge d&#8217;oiseaux migrateurs du golfe de la Reine-Maud accueille \u00e0 lui seul un million d\u2019oiseaux de rivage et plus de quatre millions d\u2019oies chaque ann\u00e9e, sans tenir compte des autres groupes d\u2019oiseaux comme les huards, les canards, les oiseaux de proie et les oiseaux chanteurs. Parcs Canada poss\u00e8de \u00e9galement un r\u00e9seau d\u2019aires prot\u00e9g\u00e9es repr\u00e9sentant des milieux naturels du patrimoine naturel du Canada. Le biome de la toundra contient huit parcs nationaux \u00e0 l\u2019heure actuelle. Dans les provinces et les territoires o\u00f9 se trouve la toundra, des secteurs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis de c\u00f4t\u00e9 \u00e0 des fins de conservation par certains gouvernements provinciaux et territoriaux.<\/p>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9062\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tundra-and-glacier-on-bylot.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"233\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tundra-and-glacier-on-bylot.jpg 350w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tundra-and-glacier-on-bylot-300x200.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><br \/>\nToundra et glacier sur l&#8217;\u00cele de Bylot, Nunavut<\/p>\n<\/div>\n<p>Des recherches sont en cours afin d\u2019approfondir les connaissances du biome de la toundra et d\u2019assurer sa conservation et celle de ses esp\u00e8ces. Environnement Canada emploie plusieurs des meilleurs chercheurs scientifiques dans le domaine de l\u2019Arctique au Canada et investit des millions de dollars par an dans des programmes de surveillance de l\u2019Arctique. En outre, le Centre nordique de l\u2019universit\u00e9 Laval \u00e0 Qu\u00e9bec, le Churchill Northern Studies Centre \u00e0 Churchill, au Manitoba, le Aurora Research Institute \u00e0 Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, et le Nunavut Research Institute \u00e0 Iqaluit, au Nunavut, m\u00e8nent de nombreux projets passionnants sur les \u00e9cosyst\u00e8mes et les esp\u00e8ces de la toundra. La F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune soutient \u00e9galement plusieurs projets de recherche par l\u2019interm\u00e9diaire de son Fonds pour les esp\u00e8ces en p\u00e9ril, y compris des projets sur l\u2019ours polaire, la mouette blanche et le b\u00e9casseau maub\u00e8che. Ces projets visent \u00e0 en savoir plus sur ces esp\u00e8ces, leur \u00e9cologie et les am\u00e9liorations qui peuvent \u00eatre apport\u00e9es pour leur conservation.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 avec l\u2019aide du gouvernement du Canada au cours de la derni\u00e8re Ann\u00e9e polaire internationale (2007-2008), ArcticNet regroupe de nombreux chercheurs canadiens, qui peuvent alors collaborer avec les \u00e9quipes de recherche d\u2019autres pays. Cette initiative s\u2019est poursuivie au-del\u00e0 de l\u2019Ann\u00e9e polaire internationale, et son objectif est d\u2019\u00e9tudier les effets des changements climatiques et de la modernisation dans l\u2019Arctique canadien c\u00f4tier.<\/p>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9064\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/snowy-tundra.jpg\" alt=\"\" width=\"350\" height=\"262\" srcset=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/snowy-tundra.jpg 350w, https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/snowy-tundra-300x225.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px\" \/><br \/>\nLa toundra sous la neige<\/p>\n<\/div>\n<p>Le projet Incidences du changement climatique sur la toundra de l\u2019Arctique canadien (CiCAT), \u00e9galement cr\u00e9\u00e9 au cours de l\u2019Ann\u00e9e polaire internationale, rassemble des scientifiques de tout le Canada qui \u00e9tudient l\u2019\u00e9cologie terrestre et les effets des changements climatiques sur le biome. Il existe \u00e9galement un projet de construction d\u2019une Station de recherche du Canada dans l\u2019Extr\u00eame-Arctique f\u00e9d\u00e9rale, o\u00f9 les scientifiques pourront aller \u00e9tudier la toundra et approfondir le travail effectu\u00e9 pendant des ann\u00e9es dans le cadre de l\u2019installation du Programme du plateau continental polaire \u00e0 Resolute, au Nunavut, dirig\u00e9 par Ressources Naturelles Canada. Gr\u00e2ce \u00e0 ces projets, nous en apprendrons davantage au sujet de la toundra et de la fa\u00e7on d\u2019utiliser ses ressources de mani\u00e8re durable.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9ducation du public et des \u00e9coliers est \u00e9galement tr\u00e8s importante pour la conservation du biome de la toundra. Des programmes comme \u00ab Le Nord du Canada \u2013 \u00c0 prot\u00e9ger pour l\u2019amour du monde \u00bb de la F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune aident les gens \u00e0 comprendre l\u2019importance de notre toundra et fournit des informations sur ce que nous pouvons faire pour aider. La collection vid\u00e9o \u00ab Voix du Nord \u00bb de la FCF met en lumi\u00e8re les perspectives des r\u00e9gions nordiques sur l\u2019environnement, ainsi que l\u2019utilisation traditionnelle des ressources naturelles. Les \u00e9coliers peuvent \u00e9galement en apprendre plus sur les strat\u00e9gies et les adaptations des esp\u00e8ces qui vivent dans l\u2019Arctique, gr\u00e2ce au guide d\u2019activit\u00e9s \u00ab Sous z\u00e9ro \u00bb.<\/p>\n<h2>Ce que vous pouvez faire<\/h2>\n<div class=\"image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-9066\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/tundra.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" \/><br \/>\nLa toundra<\/p>\n<\/div>\n<p>Marchez d\u2019un pas l\u00e9ger si vous visitez l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de la toundra. Contentez-vous de prendre des photos et marchez sur un sol solide, car les empreintes de pas peuvent rester des ann\u00e9es et d\u00e9truire la toundra localement. Gardez en outre \u00e0 l\u2019esprit que certaines esp\u00e8ces de plantes et de lichens, ainsi que le perg\u00e9lisol riche en glace sous-jacent, sont tr\u00e8s sensibles \u00e0 la circulation des v\u00e9hicules tout-terrain. M\u00eame si vous faites de la randonn\u00e9e, marchez sur les rochers autant que possible.<\/p>\n<p>M\u00eame si vous ne vivez pas dans l\u2019Arctique, vous pouvez faire beaucoup pour la toundra. Comme elle est sensible aux changements climatiques, aux activit\u00e9s humaines et \u00e0 la pollution atmosph\u00e9rique, certaines de vos actions alors que vous \u00eates dans le Sud peuvent avoir des r\u00e9percussions dans le Nord. Les arbres contribuent \u00e0 nettoyer l\u2019atmosph\u00e8re des gaz \u00e0 effet de serre! Si vous le pouvez, plantez un arbre dans votre cour, ou organisez une activit\u00e9 pour planter des arbres dans votre communaut\u00e9. \u00catre moins \u00e9nergivore est un excellent moyen de lutter contre les changements climatiques. D\u00e9placez-vous \u00e0 pied ou \u00e0 v\u00e9lo si possible, r\u00e9duisez le syst\u00e8me de chauffage ou de refroidissement d\u2019un cran, et utilisez des ampoules et des appareils \u00e9co\u00e9nerg\u00e9tiques!<\/p>\n<p>Pour inspirer vos amis, votre famille et votre communaut\u00e9 \u00e0 propos de la protection de la toundra et de ses habitants, apprenez-en plus sur ce biome \u00e9pique et les esp\u00e8ces qui s\u2019y trouvent. Puis partagez vos connaissances!<\/p>\n<h2>R\u00e9viseurs scientifiques<\/h2>\n<p><strong>Jo\u00ebl B\u00eaty<\/strong>, Ph.D.<br \/>\nD\u00e9partement de biologie et Centre d\u2019\u00e9tudes nordiques<br \/>\nUniversit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Rimouski<\/p>\n<p><strong>Mitch Campbell<\/strong><br \/>\nBiologiste de la faune de la r\u00e9gion de Kivalliq<br \/>\nD\u00e9partement de l&#8217;environnement du Nunavut<br \/>\nDivision de la recherche faunique<br \/>\nGouvernement du Nunavut<\/p>\n<p><strong>Grant Gilchrist<\/strong><br \/>\nChercheur scientifique &#8211; Oiseaux marins<br \/>\nCentre national de la recherche faunique<br \/>\nGouvernement du Canada<\/p>\n<p><strong>Mark Mallory<\/strong><br \/>\nChaire de recherche du Canada<br \/>\nBiology Department<br \/>\nAcadia University<\/p>\n<p><strong>Jennie Rausch\u00a0<\/strong><br \/>\nBiologiste des oiseaux de rivage<br \/>\nService canadien de la faune<br \/>\nEnvironnement Canada<br \/>\nGouvernement du Canada<\/p>\n<p><strong>Tyler Ross<\/strong><br \/>\nSp\u00e9cialiste en \u00e9ducation environnementale<br \/>\nD\u00e9partement de l&#8217;environnement du Nunavut<br \/>\nGouvernement du Nunavut<\/p>\n<p><strong>Pauline Scott<\/strong><br \/>\nGestionnaire de l&#8217;exp\u00e9rience du visiteur et Coordonnatrice en pr\u00e9vention<br \/>\nUnit\u00e9 de gestion du Nunavut<br \/>\nAgence Parcs Canada<br \/>\nGouvernement du Canada<\/p>\n<h2>Ressources<\/h2>\n<p>Station de recherche du Canada dans l&#8217;Extr\u00eame-Arctique<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.aadnc-aandc.gc.ca\/fra\/1314731268547\/1314731373200\">https:\/\/www.aadnc-aandc.gc.ca\/fra\/1314731268547\/1314731373200<\/a><\/p>\n<p>Oiseaux migrateurs prot\u00e9g\u00e9s au Canada en vertu de la Loi de 1994 sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.canada.ca\/fr\/environnement-changement-climatique\/services\/protection-legale-oiseaux-migrateurs\/loi-convention.html\">https:\/\/www.canada.ca\/fr\/environnement-changement-climatique\/services\/protection-legale-oiseaux-migrateurs\/loi-convention.html<\/a><\/p>\n<p>Registre des esp\u00e8ces en p\u00e9ril<br \/>\n<a href=\"https:\/\/www.canada.ca\/fr\/environnement-changement-climatique\/services\/registre-public-especes-peril.html\">https:\/\/www.canada.ca\/fr\/environnement-changement-climatique\/services\/registre-public-especes-peril.html<\/a><\/p>\n<p>Zones aviaires importantes au Nunavut<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.ec.gc.ca\/nature\/default.asp?lang=Fr&amp;n=D8F8F357-1\">http:\/\/www.ec.gc.ca\/nature\/default.asp?lang=Fr&amp;n=D8F8F357-1<\/a><\/p>\n<p>Programme des esp\u00e8ces en p\u00e9ril de la F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune<br \/>\n<a href=\"http:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/especes-en-peril\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/especes-en-peril\/<\/a><\/p>\n<p>Programme Sous z\u00e9ro de la F\u00e9d\u00e9ration canadienne de la faune<br \/>\n<a href=\"http:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/education-nature\/sous-zero.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">http:\/\/cwf-fcf.org\/fr\/explorer\/education-nature\/sous-zero.html<\/a><\/p>\n<p>\u00a9 Sa Majest\u00e9 la Reine du chef du Canada, repr\u00e9sent\u00e9e par le ministre de l\u2019Environnement, 2012. Tous droits r\u00e9serv\u00e9s.<\/p>\n<p>Texte: Annie Langlois<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La toundra arctique du Canada La toundra sur l&#8217;\u00cele de Baffin, Nunavut Le mot \u00ab toundra \u00bb vient des Sami du nord-ouest de la Russie, et signifie \u00ab terre st\u00e9rile \u00bb ou \u00ab terre sans arbres \u00bb. 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