{"id":2447,"date":"2011-10-11T20:56:00","date_gmt":"2011-10-11T20:56:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.hww.ca\/enjeux-et-themes\/la-biodiversite\/"},"modified":"2024-11-18T20:36:22","modified_gmt":"2024-11-18T20:36:22","slug":"la-biodiversite","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/enjeux-et-themes\/la-biodiversite\/","title":{"rendered":"La biodiversit\u00e9"},"content":{"rendered":"<h1>La biodiversit&eacute;<\/h1>\n<ul>\n<li>du Canada repr&eacute;sente 71 000 esp&egrave;ces de plantes et d&rsquo;animaux recens&eacute;s; on estime qu&rsquo;il pourrait y en avoir autant &agrave; d&eacute;couvrir<\/li>\n<li>est importante pour le maintien de la vie telle que nous la connaissons<\/li>\n<li>est une assurance pour l&rsquo;avenir<\/li>\n<li>est surtout menac&eacute;e au Canada par les activit&eacute;s humaines, comme l&rsquo;agriculture et l&rsquo;urbanisation<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Qu&rsquo;est-ce que la biodiversit&eacute; ?<\/h2>\n<p>En 1992, le Canada a ratifi&eacute; la Convention des Nations Unies sur la diversit&eacute; biologique, comme beaucoup d&rsquo;autres pays. Cette convention est n&eacute;cessaire parce que le rythme actuel de r&eacute;duction de la diversit&eacute; biologique, ou &laquo; biodiversit&eacute; &raquo;, repr&eacute;sente une grave menace pour l&rsquo;environnement &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de la plan&egrave;te.<\/p>\n<p>La biodiversit&eacute;, c&rsquo;est la vari&eacute;t&eacute; de la vie sur la Terre. Elle se mesure par la vari&eacute;t&eacute; au sein des esp&egrave;ces (diversit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique), entre les esp&egrave;ces et au sein des &eacute;cosyst&egrave;mes.<\/p>\n<div class=\"imageCaption\"><img decoding=\"async\" alt=\"Biodiversit&eacute;\" border=\"0\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/BIO.jpg\" \/> <span class=\"small\"><\/p>\n<p>Du coin gauche en suivant le sens des aiguilles d&rsquo;une montre :<\/p>\n<ul>\n<li>Morille<\/li>\n<li>Bourdon de ros&eacute;e butinant une card&egrave;re<\/li>\n<li>Rainette versicolore<\/li>\n<li>Phoque barbu, baie Wood, T.N.-O.<\/li>\n<li>&Eacute;cosyst&egrave;mes de types alpin, prairial et littoral &agrave; la rivi&egrave;re Castle en Alberta<\/li>\n<\/ul>\n<p><\/span><\/div>\n<p>La diversit&eacute; est une caract&eacute;ristique de tout ce qui vit sur la Terre, &agrave; partir du fond des oc&eacute;ans jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du tube digestif de l&rsquo;&ecirc;tre humain, et &agrave; toutes les &eacute;chelles g&eacute;ographiques, du microscopique au plan&eacute;taire. Cette diversit&eacute;, nous la voyons autour de nous chaque jour. Elle est dans les caract&egrave;res g&eacute;n&eacute;tiques des personnes, de nos animaux et des plantes qui nous entourent. Nous connaissons, pour l&rsquo;avoir vu si nous sommes chanceux, la grande vari&eacute;t&eacute; de mammif&egrave;res, d&rsquo;oiseaux, de poissons et de plantes qui existent dans le monde. Certains d&rsquo;entre nous ont aussi eu l&rsquo;occasion de vivre dans des &eacute;cosyst&egrave;mes tr&egrave;s diff&eacute;rents &mdash; dans des for&ecirc;ts c&ocirc;ti&egrave;res et dans la toundra arctique, par exemple, ou encore en ville et sur une ferme. Cela ne repr&eacute;sente toutefois qu&rsquo;une petite partie de la diversit&eacute; de la vie.<\/p>\n<p>On sait vraiment peu de chose sur la diversit&eacute; biologique. C&rsquo;est parce que la plupart des esp&egrave;ces (et de nombreux &eacute;cosyst&egrave;mes) sont de taille bien inf&eacute;rieure &agrave; celle de l&rsquo;&ecirc;tre humain. En outre, chaque esp&egrave;ce, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un minuscule virus ou d&rsquo;un &eacute;norme rorqual &agrave; bosse, a aussi sa propre diversit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique qui, en moyenne, est constitu&eacute;e de millions d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments diff&eacute;rents de mat&eacute;riel g&eacute;n&eacute;tique. Dresser la carte du code g&eacute;n&eacute;tique d&rsquo;une seule esp&egrave;ce repr&eacute;sente une t&acirc;che &eacute;norme.<\/p>\n<p>On conna&icirc;t environ 1,6 million d&rsquo;esp&egrave;ces dans le monde et on estime que le nombre total d&rsquo;esp&egrave;ces se situe entre 12 et 118 millions. On r&eacute;vise sans cesse le nombre des esp&egrave;ces connues et le nombre total estim&eacute;. On ne sait pratiquement rien sur les virus. Environ un million du 1,6 million d&rsquo;esp&egrave;ces connues sont des insectes et des <em>millions<\/em> d&rsquo;insectes <em>n&rsquo;ont pas encore<\/em> &eacute;t&eacute; classifi&eacute;s. On conna&icirc;t d&eacute;j&agrave; 360 000 algues, champignons et plantes vasculaires (celles qui comportent un r&eacute;seau de vaisseaux, comme les fleurs, les gramin&eacute;es et les arbres) et les botanistes estiment qu&rsquo;il y en a encore au moins un million &agrave; classifier. Certains animaux, comme les n&eacute;matodes (p. ex. les vers) et les crustac&eacute;s (p. ex. les animaux qui ressemblent &agrave; des crevettes), sont mal connus.<\/p>\n<p>M&ecirc;me si nos connaissances sur les mammif&egrave;res et les oiseaux sont beaucoup plus compl&egrave;tes, nous d&eacute;couvrons encore parfois de &laquo; nouvelles &raquo; esp&egrave;ces jusqu&rsquo;ici inconnues des scientifiques. Par exemple, un nouveau primate (le tamarin &agrave; face noire) a &eacute;t&eacute; d&eacute;couvert en 1990, et une nouvelle baleine (la baleine pygm&eacute;e &agrave; bec), en 1991. En explorant les r&eacute;gions moins accessibles de la plan&egrave;te, les scientifiques continuent de trouver de &laquo; nouvelles &raquo; esp&egrave;ces qui ont toutes un patrimoine g&eacute;n&eacute;tique sp&eacute;cial et qui appartiennent, dans certains cas, &agrave; des &eacute;cosyst&egrave;mes jusqu&rsquo;alors inconnus. Gr&acirc;ce aux sous-marins et aux cam&eacute;ras, on a r&eacute;cemment d&eacute;couvert des bact&eacute;ries et des organismes sup&eacute;rieurs (p. ex. des vers) dans des chemin&eacute;es hydrothermales, &agrave; des temp&eacute;ratures extr&ecirc;mement &eacute;lev&eacute;es, &agrave; plusieurs kilom&egrave;tres sous la surface de l&rsquo;oc&eacute;an, l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;on ne croyait aucune vie possible.<\/p>\n<p>Par ailleurs, il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de visiter des endroits exotiques pour voir des organismes &eacute;tranges et inconnus, ou des &eacute;cosyst&egrave;mes sp&eacute;ciaux. En regardant au microscope un peu de sol ordinaire, on peut apercevoir d&rsquo;innombrables micro-organismes (la plupart sans nom), en plus des vers et des insectes visibles &agrave; l&rsquo;&oelig;il nu. La <a href=\"https:\/\/www.hww.ca\/hww2_f.asp?cid=4&amp;id=222#figure1\">figure 1<\/a> montre quelques-uns des organismes mal connus pr&eacute;sents dans le sol d&rsquo;une for&ecirc;t de feuillus de l&rsquo;Est du Canada. L&rsquo;oribate qui y est dessin&eacute; est l&rsquo;un des acariens du sol les plus communs au Canada, mais il n&rsquo;a pas encore &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute; et il ne porte pas encore de nom scientifique. Les sols sont en fait des &eacute;cosyst&egrave;mes complexes. Par exemple, sur les racines des arbres vivent des champignons qui aident les arbres &agrave; absorber les substances nutritives. Avez-vous d&eacute;j&agrave; pens&eacute; que sans les insectes, les champignons, les vers de terre et les bact&eacute;ries, qui transforment en sol les plantes mortes et les carcasses d&rsquo;animaux, il y aurait une telle accumulation de mati&egrave;re morte que toutes les plantes, sauf quelques arbres et arbustes plus robustes, seraient rapidement &eacute;touff&eacute;es?<\/p>\n<p>Les esp&egrave;ces sauvages repr&eacute;sentent la majorit&eacute; des esp&egrave;ces et sont d&eacute;positaires de la majeure partie de la diversit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique des &ecirc;tres vivants. Les esp&egrave;ces sauvages ne se limitent pas aux mammif&egrave;res et aux oiseaux qui vivent dans la nature sauvage. Les virus, les organismes du sol, le plancton et les insectes, peu importe o&ugrave; ils se trouvent, constituent aussi des esp&egrave;ces sauvages, tout comme les parasites et les micro-organismes qui vivent sous nos ongles ou sur les plumes des oiseaux. Les autres composantes de la diversit&eacute; sp&eacute;cifique (ou diversit&eacute; des esp&egrave;ces), &agrave; l&rsquo;exception des humains, sont les esp&egrave;ces que nous avons domestiqu&eacute;es : des esp&egrave;ces et des cultivars de culture et de plantes de jardins; des esp&egrave;ces et des races d&rsquo;animaux domestiques et de b&eacute;tail. Toutefois, malgr&eacute; leur importance et leurs populations consid&eacute;rables dans certains cas, les plantes et les animaux domestiques ne repr&eacute;sentent qu&rsquo;une tr&egrave;s petite fraction des millions d&rsquo;esp&egrave;ces existantes et de la diversit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique au sein des esp&egrave;ces.<\/p>\n<p>Les &eacute;cosyst&egrave;mes r&eacute;gionaux qui semblent s&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;s sans une intervention dominante de l&rsquo;&ecirc;tre humain sont dits &laquo; naturels &raquo; ou &laquo; &eacute;volu&eacute;s &raquo; par certains. Au Canada, on trouve de tels &eacute;cosyst&egrave;mes dans la vieille for&ecirc;t humide temp&eacute;r&eacute;e de l&rsquo;&icirc;le de Vancouver ainsi que dans les zones du fond marin non perturb&eacute;es par les chalutiers. Aujourd&rsquo;hui, les &eacute;cosyst&egrave;mes &laquo; naturels &raquo; et les &laquo; zones de nature sauvage &raquo; (c.-&agrave;-d. les &eacute;cosyst&egrave;mes o&ugrave; cohabitent les humains et les populations sauvages) sont devenus de petites arches de No&eacute; abritant une proportion &eacute;lev&eacute;e des composantes de la vari&eacute;t&eacute; sp&eacute;cifique et g&eacute;n&eacute;tique de la plan&egrave;te, qui n&rsquo;y forment souvent que de petites populations.<\/p>\n<h2>Pourquoi la conserver?<\/h2>\n<h3>Pourquoi est-il si important de conserver la diversit&eacute; biologique?<\/h3>\n<p><strong>Pour elle-m&ecirc;me<\/strong><\/p>\n<p>La Convention sur la biodiversit&eacute; reconna&icirc;t la valeur intrins&egrave;que de la biodiversit&eacute;. Chaque forme biologique et chaque &eacute;cosyst&egrave;me a une valeur intrins&egrave;que qui s&rsquo;ajoute &agrave; sa valeur r&eacute;elle ou potentielle pour l&rsquo;&ecirc;tre humain. Une esp&egrave;ce qui s&rsquo;&eacute;teint est perdue &agrave; tout jamais.<\/p>\n<p><strong>Pour le maintien de la vie telle que nous la connaissons<\/strong><\/p>\n<p>Comme toutes les esp&egrave;ces vivant sur la plan&egrave;te, nous d&eacute;pendons enti&egrave;rement de l&rsquo;environnement. Les esp&egrave;ces et les &eacute;cosyst&egrave;mes assurent des services essentiels &agrave; la vie sur la Terre : ils maintiennent une concentration ad&eacute;quate d&rsquo;oxyg&egrave;ne dans l&rsquo;atmosph&egrave;re, ils extraient le dioxyde de carbone de l&rsquo;air, ils filtrent et purifient l&rsquo;eau, ils assurent la pollinisation des plantes, d&eacute;composent les d&eacute;chets et transf&egrave;rent les substances nutritives. La plupart des &eacute;cosyst&egrave;mes qui ont &eacute;volu&eacute; pour offrir ces services peuvent tol&eacute;rer une certaine perte de diversit&eacute;. Lorsqu&rsquo;une esp&egrave;ce dispara&icirc;t, une autre peut prendre sa place et jouer le m&ecirc;me r&ocirc;le dans l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me.<\/p>\n<p>La protection qu&rsquo;offre cette souplesse a cependant des limites. Lorsque des esp&egrave;ces irrempla&ccedil;ables disparaissent, c&rsquo;est toute une nouvelle communaut&eacute; d&rsquo;esp&egrave;ces qui peut s&rsquo;installer, entra&icirc;nant la disparition possible d&rsquo;esp&egrave;ces et de g&egrave;nes rares. Cette adaptabilit&eacute; ne peut pas non plus prot&eacute;ger les &eacute;cosyst&egrave;mes contre les modifications excessives qui mettent leur productivit&eacute; strictement au service des humains. Par exemple, les temp&ecirc;tes de poussi&egrave;re qui se sont abattues sur les Prairies dans les ann&eacute;es 1930 &eacute;taient en partie dues au labourage des terres qui a d&eacute;truit les gramin&eacute;es indig&egrave;nes dont les racines massives retenaient le sol. Le labourage a transform&eacute; l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me prairial. Les plantes et les animaux qui &eacute;taient adapt&eacute;s &agrave; des s&eacute;cheresses p&eacute;riodiques ont &eacute;t&eacute; d&eacute;plac&eacute;s. Au cours des ann&eacute;es humides, le nouvel &eacute;cosyst&egrave;me reposant sur les plantes cultiv&eacute;es par l&rsquo;&ecirc;tre humain a fourni des avantages sociaux et &eacute;conomiques. Cependant, lorsque sont venues les ann&eacute;es s&egrave;ches, le sol a tout simplement &eacute;t&eacute; emport&eacute; par le vent. L&rsquo;&eacute;rosion du sol se poursuit et repr&eacute;sente un s&eacute;rieux probl&egrave;me.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la grande majorit&eacute; de la population canadienne appr&eacute;cie grandement les qualit&eacute;s esth&eacute;tiques des paysages naturels et elle ne veut pas en &ecirc;tre priv&eacute;e. Les animaux, les plantes et les &eacute;cosyst&egrave;mes ont aussi une valeur spirituelle pour les Canadiennes et les Canadiens de nombreux milieux. Qui souhaiterait l&eacute;guer &agrave; ses enfants et &agrave; ses petits-enfants une Terre &eacute;cologiquement appauvrie?<\/p>\n<table border=\"3\" cellpadding=\"3\" cellspacing=\"3\" style=\"width: 100%;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>Si au cours des mill&eacute;naires, le biote a &eacute;difi&eacute; quelque chose que nous aimons, mais ne comprenons pas, il faudrait &ecirc;tre idiot pour en rejeter les parties qui semblent inutiles. Toute pens&eacute;e logique doit d&rsquo;abord chercher &agrave; pr&eacute;server les moindres rouages de ce m&eacute;canisme [Traduction] &mdash; A. Leopold. 1966. A Sand County Almanac. Oxford University Press. New York. p. 177.<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><strong>Pour se doter d&rsquo;une assurance pour l&rsquo;avenir<\/strong><\/p>\n<p>Conserver la gamme compl&egrave;te des composantes de la biodiversit&eacute; terrestre, c&rsquo;est s&rsquo;assurer le maximum de souplesse pour r&eacute;pondre aux conditions environnementales impr&eacute;vues. Par exemple, beaucoup d&rsquo;esp&egrave;ces v&eacute;g&eacute;tales indig&egrave;nes du Canada doivent supporter des &eacute;t&eacute;s chauds et des hivers froids. On pourrait donc trouver dans ces plantes du mat&eacute;riel g&eacute;n&eacute;tique qui pourrait nous &ecirc;tre utile pour d&eacute;velopper des plantes agricoles pouvant tol&eacute;rer des &eacute;carts de temp&eacute;rature sup&eacute;rieurs &agrave; la normale.<\/p>\n<p>Comme les &laquo; &eacute;cosyst&egrave;mes naturels &raquo; ont r&eacute;sist&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du temps, ils nous offrent des mod&egrave;les de durabilit&eacute;. Tant que nous les conservons, nous pouvons y revenir pour y chercher des moyens d&rsquo;am&eacute;liorer ou de modifier les terres agricoles, les for&ecirc;ts et les zones de p&ecirc;che industrielle que nous avons cr&eacute;&eacute;es, ou pour y trouver des g&egrave;nes, des esp&egrave;ces ou des micro&eacute;cosyst&egrave;mes que nous avons omis d&rsquo;inclure dans les syst&egrave;mes que nous avons con&ccedil;us parce que nous n&rsquo;en connaissions pas l&rsquo;importance.<\/p>\n<p><strong>Pour la sant&eacute; et la prosp&eacute;rit&eacute; &agrave; long terme de l&rsquo;humanit&eacute;<\/strong><\/p>\n<p>Pr&eacute;server la biodiversit&eacute;, c&rsquo;est conserver le potentiel cr&eacute;atif et productif du pays et nous permettre de d&eacute;couvrir et de mettre au point de nouveaux m&eacute;dicaments ainsi que de nouveaux produits alimentaires et industriels. D&rsquo;autres esp&egrave;ces ont &agrave; faire face &agrave; des probl&egrave;mes biologiques semblables aux n&ocirc;tres. L&rsquo;&eacute;volution biochimique, qui s&rsquo;est effectu&eacute;e au sein de leurs populations au fil de millions de g&eacute;n&eacute;rations, a produit des substances pouvant nous &ecirc;tre d&rsquo;une grande utilit&eacute;, &eacute;tant donn&eacute; que nous partageons le m&ecirc;me &laquo; alphabet g&eacute;n&eacute;tique &raquo;. Par exemple, l&rsquo;hirudine, une substance d&eacute;couverte dans la salive des sangsues, est utilis&eacute;e par les m&eacute;decins pour dissoudre les caillots de sang dangereux. Les 138 esp&egrave;ces d&rsquo;arbres indig&egrave;nes du Canada ont au moins 40 utilisations pharmaceutiques ou m&eacute;dicales connues. Nos arbres servent aussi &agrave; fabriquer de la rayonne, de la cellophane, des hydrates de m&eacute;thyle, de la colle et de la t&eacute;r&eacute;benthine.<\/p>\n<h2>Les changements qui se produisent<\/h2>\n<h3>Changements &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du globe<\/h3>\n<div class=\"imageCaption\" style=\"width: 439px;\"><img decoding=\"async\" alt=\"Importance de l&rsquo;alt&eacute;ration des regions &eacute;cologique au Canada par les activit&eacute;s humaines\" border=\"0\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/MAPFR-35.gif\" \/> <span class=\"small\"><\/p>\n<p>Cette carte a &eacute;t&eacute; pr&eacute;par&eacute;e par la Direction g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;&Eacute;tat de l&rsquo;environnement, Environnement Canada, &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un syst&egrave;me utilis&eacute; par Environnement Canada pour classifier les &eacute;cosyst&egrave;mes. Les donn&eacute;es sur les &eacute;cosyst&egrave;mes terrestres et oc&eacute;aniques ont &eacute;t&eacute; r&eacute;sum&eacute;es &agrave; diverses &eacute;chelles. La cat&eacute;gorie la plus vaste est l&rsquo;&eacute;cozone, qui se subdivise en &eacute;cor&eacute;gions, elles-m&ecirc;mes subdivis&eacute;es en &eacute;codistricts, etc.<\/p>\n<p><\/span><\/div>\n<p>La disparition d&rsquo;esp&egrave;ces fait partie du cours normal de l&rsquo;&eacute;volution. Toutefois, le rythme des disparitions dans le monde a beaucoup augment&eacute; au cours des derniers si&egrave;cles &agrave; cause des activit&eacute;s des humains qui sont de plus en plus nombreux. La population humaine accapare actuellement de 20 &agrave; 40 p. 100 de l&rsquo;&eacute;nergie solaire captur&eacute;e par les plantes terrestres; toutes les autres esp&egrave;ces doivent se partager le reste. D&rsquo;apr&egrave;s E.O. Wilson, expert mondial en biodiversit&eacute;, la r&eacute;duction de la superficie de la for&ecirc;t tropicale humide, &agrave; elle seule, sans consid&eacute;rer la chasse excessive et l&rsquo;envahissement par des organismes &eacute;trangers, aurait caus&eacute; un rythme de disparition des esp&egrave;ces de 1 000 &agrave; 10 000 fois sup&eacute;rieur au rythme pass&eacute; indiqu&eacute; par les fossiles, soit environ une esp&egrave;ce pour chaque million d&rsquo;esp&egrave;ces par ann&eacute;e.<\/p>\n<p>Beaucoup de baleines et de dauphins sont menac&eacute;s. On estime qu&rsquo;environ 116 des 200 esp&egrave;ces de singe qui existent sur la plan&egrave;te sont menac&eacute;es de disparition, et avec eux, tout un univers d&rsquo;organismes microscopiques qui vivent sur leurs corps et leurs d&eacute;chets.<\/p>\n<p>Les &eacute;cosyst&egrave;mes prairiaux de la plan&egrave;te ont d&eacute;j&agrave;, pour la plupart, &eacute;t&eacute; convertis en champs de culture ou en p&acirc;turages. Les for&ecirc;ts temp&eacute;r&eacute;es ont &eacute;t&eacute; d&eacute;bois&eacute;es et fragment&eacute;es par des routes, des voies ferr&eacute;es et des lignes &eacute;lectriques; elles sont ainsi devenues plus accessibles pour les pr&eacute;dateurs sauvages et domestiques, les esp&egrave;ces envahissantes et l&rsquo;&ecirc;tre humain, avec pour cons&eacute;quence, une perturbation des processus &eacute;cologiques. Plus r&eacute;cemment, les &eacute;cosyst&egrave;mes des for&ecirc;ts tropicales ombrophiles, tr&egrave;s riches en esp&egrave;ces, ont vu leur superficie r&eacute;duite consid&eacute;rablement. Les terres humides continuent d&rsquo;&ecirc;tre drain&eacute;es pour l&rsquo;agriculture et l&rsquo;expansion des villes. Les r&eacute;cifs coralliens pourraient &ecirc;tre dans une situation encore plus grave que les for&ecirc;ts ou les terres humides. Les zones de nature sauvage et m&ecirc;me les r&eacute;serves strictement prot&eacute;g&eacute;es sont expos&eacute;es aux d&eacute;versements d&rsquo;hydrocarbures, aux pluies acides, &agrave; la s&eacute;dimentation, aux poussi&egrave;res radioactives, aux produits chimiques toxiques &agrave; longue dur&eacute;e de vie, ainsi qu&rsquo;aux plantes envahissantes et aux animaux non indig&egrave;nes.<\/p>\n<h3>Pertes canadiennes<\/h3>\n<p>Ce sont les transformations consid&eacute;rables de plusieurs r&eacute;gions &eacute;cologiques par les activit&eacute;s humaines, comme l&rsquo;agriculture et l&rsquo;urbanisation, qui menacent surtout la biodiversit&eacute; au Canada. La carte indique les parties du Canada qui ont &eacute;t&eacute; le plus alt&eacute;r&eacute;es. Les Prairies et le Sud de l&rsquo;Ontario ont subi d&rsquo;importantes transformations. Seuls quelques hectares des prairies d&rsquo;herbes longues sont demeur&eacute;s intacts; seuls quelques bois&eacute;s &eacute;pars de la for&ecirc;t carolinienne du Sud de l&rsquo;Ontario ont surv&eacute;cu. Dans les trois provinces maritimes, il ne reste plus, des vieux peuplements, que quelques bois&eacute;s ici et l&agrave;; dans le centre du Canada, seuls de petits peuplements de vieux pins rouges et de vieux pins blancs existent encore; sur la c&ocirc;te Ouest, il y a de moins en moins de for&ecirc;ts temp&eacute;r&eacute;es humides qui n&rsquo;ont pas encore &eacute;t&eacute; exploit&eacute;es.<\/p>\n<p>Dans les r&eacute;gions habit&eacute;es du Canada, les terres humides, qui sont parmi les habitats les plus riches en esp&egrave;ces, ont &eacute;t&eacute; r&eacute;duites de pr&egrave;s de 90 p. 100, et le drainage des terres, du moins sur les terrains priv&eacute;s, ne semble pas pr&egrave;s de diminuer. Malgr&eacute; les lois visant &agrave; r&eacute;duire les pr&eacute;cipitations acides, on estime que des milliers de petits lacs de l&rsquo;Est du Canada continueront &agrave; perdre leurs communaut&eacute;s de poissons, de mollusques, de crustac&eacute;s et d&rsquo;amphibiens. L&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me des Grands Lacs a &eacute;t&eacute; fortement alt&eacute;r&eacute; par la p&ecirc;che intensive et les invasions successives de diverses esp&egrave;ces, dont certaines qui y ont &eacute;t&eacute; introduites intentionnellement pour la p&ecirc;che sportive; &agrave; cela s&rsquo;ajoutent d&rsquo;autres agressions, comme la pollution et l&rsquo;alt&eacute;ration des habitats. Dans les eaux c&ocirc;ti&egrave;res de l&rsquo;Atlantique, on a observ&eacute; une baisse consid&eacute;rable de la diversit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique chez les populations de la morue du Nord ainsi qu&rsquo;une diminution des stocks de la plupart des poissons comestibles.<\/p>\n<p>La plupart des esp&egrave;ces indig&egrave;nes de ces r&eacute;gions &agrave; risque existent encore au Canada, mais leurs populations ont &eacute;t&eacute; grandement r&eacute;duites ou fragment&eacute;es. Dans certains cas, il y a lieu de croire &agrave; une diminution de la diversit&eacute; g&eacute;n&eacute;tique, ce qui offre aux esp&egrave;ces, par la s&eacute;lection naturelle, le maximum de chance de pouvoir s&rsquo;adapter aux futures agressions. Par exemple, des 12 ou 13 formes de truite de lac qui existaient dans le lac Sup&eacute;rieur autrefois, il n&rsquo;en reste plus que 2 ou 3.<\/p>\n<p>Comme la plupart des esp&egrave;ces canadiennes ont une grande aire de r&eacute;partition, nous avons perdu relativement peu d&rsquo;esp&egrave;ces connues par comparaison aux r&eacute;gions tropicales. Depuis 1750 environ, le Canada a vu dispara&icirc;tre le Grand Pingouin, la Tourte voyageuse, l&rsquo;Eider du Labrador, le caribou de Dawson, le vison de mer, le naseux des rapides de Banff, le cisco de profondeur, le cisco &agrave; grande bouche et le dor&eacute; bleu. Nous ne savons pas exactement combien d&rsquo;autres risquent de subir le m&ecirc;me sort, car les esp&egrave;ces canadiennes n&rsquo;ont pas toutes &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute;es.<\/p>\n<p>Si le Canada a perdu des esp&egrave;ces, il en a aussi gagn&eacute; d&rsquo;autres. Un certain nombre d&rsquo;esp&egrave;ces sauvages qui font maintenant partie int&eacute;grante de notre faune ou de notre flore ont &eacute;t&eacute; introduits chez nous de fa&ccedil;on d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e, comme l&rsquo;&Eacute;tourneau sansonnet et plusieurs plantes ornementales. D&rsquo;autres ont &eacute;t&eacute; import&eacute;es par accident et, dans certains cas, elles ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s difficiles &agrave; contr&ocirc;ler entra&icirc;nant m&ecirc;me des frais consid&eacute;rables, comme le champignon &agrave; l&rsquo;origine de la maladie hollandaise de l&rsquo;orme, la folle avoine et la moule z&eacute;br&eacute;e. Il est plus prudent de ne pas cr&eacute;er de conditions qui risquent de causer le d&eacute;placement de nos esp&egrave;ces indig&egrave;nes.<\/p>\n<h2>Que pouvons-nous faire ?<\/h2>\n<h3>Que pouvons-nous faire pour prot&eacute;ger la biodiversit&eacute;?<\/h3>\n<p>Il faut &eacute;viter d&rsquo;autres pertes. D&rsquo;apr&egrave;s les archives g&eacute;ologiques, la biodiversit&eacute; ne se r&eacute;tablirait pas rapidement. Les fossiles indiquent qu&rsquo;il y aurait eu cinq p&eacute;riodes majeures de disparition, la plus r&eacute;cente &eacute;tant la disparition des dinosaures. Apr&egrave;s chaque &eacute;v&eacute;nement ayant caus&eacute; la disparition d&rsquo;esp&egrave;ces, il semble s&rsquo;&ecirc;tre pass&eacute; des millions d&rsquo;ann&eacute;es avant le retour au niveau ant&eacute;rieur de diversit&eacute;.<\/p>\n<h3>Un effort mondial<\/h3>\n<p>La Convention des Nations Unies sur la diversit&eacute; biologique, &agrave; laquelle a fortement contribu&eacute; le Canada, permet aux pays de collaborer &agrave; la recherche de solutions &agrave; ce probl&egrave;me mondial d&rsquo;une grande complexit&eacute;. Elle appuie les efforts de ceux qui &oelig;uvrent pour le d&eacute;veloppement durable dans tous les pays signataires.<\/p>\n<p>La Convention s&rsquo;attaque &agrave; des d&eacute;fis mondiaux consid&eacute;rables : la protection de la nature sauvage, la prise en consid&eacute;ration de la diversit&eacute; dans la gestion des autres espaces, l&rsquo;utilisation durable des composantes de la biodiversit&eacute; et le partage &eacute;quitable, entre les pays riches et les pays pauvres, des co&ucirc;ts et des avantages de la conservation de la richesse biologique de la Terre.<\/p>\n<h3>Comment pouvons-nous conserver la biodiversit&eacute; au Canada?<\/h3>\n<p>Nous devons continuer &agrave; &eacute;tudier notre flore et notre faune afin de d&eacute;terminer ce qui existe et ce qui doit &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;.<\/p>\n<p>Nous pouvons continuer &agrave; mettre en r&eacute;serve des espaces o&ugrave; les activit&eacute;s qui perturbent les &eacute;cosyst&egrave;mes ou qui sont dommageables pour les esp&egrave;ces sauvages sont interdites (p.&nbsp;ex. parcs, r&eacute;serves &eacute;cologiques). Les gouvernements f&eacute;d&eacute;ral, provinciaux et territoriaux se sont engag&eacute;s &agrave; prot&eacute;ger des espaces repr&eacute;sentatifs des r&eacute;gions naturelles, terrestres et marines, du Canada et ils ont &eacute;tabli des politiques pour tenter de prot&eacute;ger et de restaurer des habitats essentiels.<\/p>\n<p>Le Canada a mis en place un programme consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;identification et au r&eacute;tablissement d&rsquo;esp&egrave;ces particuli&egrave;rement en p&eacute;ril. Il importe que nous continuions &agrave; r&eacute;glementer la chasse, la p&ecirc;che, l&rsquo;exploitation foresti&egrave;re et l&rsquo;utilisation des produits chimiques toxiques. Les lois canadiennes obligent les promoteurs de projets importants, tels que la construction de barrages, &agrave; &eacute;valuer les cons&eacute;quences probables de leurs projets sur l&rsquo;environnement avant que les d&eacute;cisions finales d&rsquo;entreprendre les travaux ne soient prises.<\/p>\n<p>Nous devons d&eacute;terminer dans quelle mesure la biodiversit&eacute; devrait &ecirc;tre conserv&eacute;e et planifier &agrave; grande &eacute;chelle. L&rsquo;objectif n&rsquo;est pas d&rsquo;avoir un orignal dans chaque arri&egrave;re-cour ni d&rsquo;avoir un couple de Pygargues &agrave; t&ecirc;te blanche nichant pr&egrave;s de chaque &eacute;tang.<\/p>\n<p>L&rsquo;&eacute;tude des espaces et des esp&egrave;ces sauvages est peut-&ecirc;tre l&rsquo;une de nos t&acirc;ches les plus importantes, mais aussi l&rsquo;une des plus gratifiantes. Il nous faut apprendre, notamment, &agrave; exploiter les espaces sauvages sans les d&eacute;t&eacute;riorer. Au Canada, diverses activit&eacute;s permettent de tirer des revenus des espaces sauvages et des eaux de fa&ccedil;on durable, par exemple le pi&eacute;geage des animaux &agrave; fourrure, la chasse, la r&eacute;colte d&rsquo;algues marines, la p&ecirc;che, l&rsquo;entaillage des &eacute;rables, la coupe des arbres suivant des techniques &eacute;cologiques et la cueillette de produits utilis&eacute;s, entre autres, pour l&rsquo;alimentation, la fabrication de m&eacute;dicaments ou l&rsquo;artisanat.<\/p>\n<p>Les Canadiennes et les Canadiens ont tous un r&ocirc;le &agrave; jouer afin de maintenir la diversit&eacute; biologique &agrave; son niveau actuel. Pour pr&eacute;server la biodiversit&eacute;, il n&rsquo;est pas n&eacute;cessaire de cesser de p&ecirc;cher, de pratiquer l&rsquo;agriculture, d&rsquo;exploiter les for&ecirc;ts et de b&acirc;tir des villes, mais il faut limiter ces activit&eacute;s ou, du moins, les pratiquer d&rsquo;une mani&egrave;re compatible avec les &eacute;cosyst&egrave;mes naturels. Souvent, il faudra r&eacute;introduire des esp&egrave;ces indig&egrave;nes afin d&rsquo;accro&icirc;tre la biodiversit&eacute; des fermes, des plantations foresti&egrave;res, des rivi&egrave;res et m&ecirc;me des villes.<\/p>\n<p>En 1995, afin de respecter son engagement en vertu de la Convention sur la biodiversit&eacute;, le Canada a publi&eacute; la Strat&eacute;gie canadienne de la biodiversit&eacute; et, en 1996, les provinces et les territoires ainsi que le gouvernement f&eacute;d&eacute;ral ont sign&eacute; un Engagement national formel de conserver la biodiversit&eacute; et d&rsquo;utiliser les ressources biologiques d&rsquo;une mani&egrave;re durable. Chaque comp&eacute;tence est responsable de son propre plan de conservation de la biodiversit&eacute;. De l&rsquo;information sur les activit&eacute;s en cours est disponible aupr&egrave;s du :<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\"><a href=\"http:\/\/www.cbin.ec.gc.ca\/index.cfm?lang=fra\">Bureau de la Convention sur la biodiversit&eacute;<\/a><\/span> <br \/>Environnement Canada <br \/>Ottawa (Ontario)&nbsp; K1A 0H3 <br \/>T&eacute;l. : (819) 953-4374 <br \/><a href=\"mailto:bcoweb@ec.gc.ca\">bcoweb@ec.gc.ca<\/a><\/p>\n<p><a name=\"figure1\" style=\"text-decoration: none;\"><\/a><strong><span style=\"color: #000000;\">Figure 1:<\/span><\/strong><span style=\"color: #000000;\"> <strong>Quelques-uns des petits organismes pr&eacute;sents dans l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me du sol d&rsquo;une for&ecirc;t de feuillus de l&rsquo;Est du Canada<\/strong><\/span><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"Quelques-uns des petits organismes pr&eacute;sents dans l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me du sol d&rsquo;une for&ecirc;t de feuillus de l&rsquo;Est du Canada\" border=\"0\" src=\"https:\/\/www.hww.ca\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/DESSIN.gif\" \/><\/p>\n<\/p>\n<p>Dessin de Roelof Idema. Sp&eacute;cimens et recherche gracieusement fournis par le personnel de l&rsquo;insectarium national canadien, Agriculture et Agroalimentaire Canada.<\/p>\n<ol>\n<li>Oribate (acarien du sol). Cet acarien est grossi &agrave; peu pr&egrave;s 165 fois (165x).<\/li>\n<li>Union symbiotique entre les hyphes du lactaire velout&eacute; et les racines d&rsquo;un ch&ecirc;ne (13x).<\/li>\n<li>Puceron radicicole sur la matricaire odorante (22x).<\/li>\n<li>Fourmi Lasius fuliginosus prenant soin des &oelig;ufs (7x).<\/li>\n<li>N&eacute;matodes (vers ronds) se nourrissant de racines (22x).<\/li>\n<li>D&eacute;composition de feuilles par des bact&eacute;ries et des hyphes de champignon, tandis qu&rsquo;un protozoaire cili&eacute; se nourrit des bact&eacute;ries (1&nbsp;500x).<\/li>\n<li>Veuve noire prenant soin du cocon qui contient ses &oelig;ufs (2x).<\/li>\n<li>Larve et pupe de taon (1.5x).<\/li>\n<\/ol>\n<h2>Ressources<\/h2>\n<p><span class=\"normal\"><strong>Ressources en ligne<\/strong><\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"https:\/\/www.cbd.int\/convention\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Convention sur la diversit&eacute; biologique<\/a><\/p>\n<p dir=\"ltr\"><a href=\"https:\/\/biodivcanada.chm-cbd.net\/fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Bureau de la Convention sur la biodiversit&eacute;<\/a><\/p>\n<p><span class=\"normal\"><strong>Ressources imprim&eacute;es<\/strong><\/span><\/p>\n<p dir=\"ltr\">AUROI, C. <em>La diversit&eacute; biologique : la vie en p&eacute;ril<\/em>, Georg, Gen&egrave;ve, 1992.<\/p>\n<p dir=\"ltr\">MOSQUIN, T., et P.G. WHITING. <em>Canada country study of biodiversity: taxonomic and ecological census, economic benefits, conservation costs, and unmet needs<\/em>, Centre canadien de la biodiversit&eacute;, Mus&eacute;e canadien de la nature, Ottawa,<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La biodiversit&eacute; du Canada repr&eacute;sente 71 000 esp&egrave;ces de plantes et d&rsquo;animaux recens&eacute;s; on estime qu&rsquo;il pourrait y en avoir autant &agrave; d&eacute;couvrir est importante pour le maintien de la vie telle que nous la connaissons est une assurance pour l&rsquo;avenir est surtout menac&eacute;e au Canada par les activit&eacute;s humaines, comme l&rsquo;agriculture et l&rsquo;urbanisation Qu&rsquo;est-ce [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":479,"parent":2260,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_acf_changed":false,"_relevanssi_hide_post":"","_relevanssi_hide_content":"","_relevanssi_pin_for_all":"","_relevanssi_pin_keywords":"","_relevanssi_unpin_keywords":"","_relevanssi_related_keywords":"","_relevanssi_related_include_ids":"","_relevanssi_related_exclude_ids":"","_relevanssi_related_no_append":"","_relevanssi_related_not_related":"","_relevanssi_related_posts":"","_relevanssi_noindex_reason":"","footnotes":""},"class_list":["post-2447","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v24.0 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>La biodiversit\u00e9 - Faune et Flore du Pays<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.hww.ca\/fr\/enjeux-et-themes\/la-biodiversite\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La biodiversit\u00e9 - Faune et Flore du Pays\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"La biodiversit&eacute; 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