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La baleine boréale

Photo: Corey Accardo (NOAA)

La baleine boréale

Au premier regard

Nom scientifique : Balaena mysticetus
Taxonomie : Mammifère
Statut : En voie de disparition, à l’étude pour être ajouté à la LEP


Description

La baleine boréale tient son appellation anglaise (« bowhead ») en raison de l’apparence distincte de son crâne énorme, qui représente près de 40 pour cent de la longueur de son corps et peut atteindre 20 mètres de longueur à l’age adulte. Cette baleine est bleu noir avec des taches de couleur crème sur la partie inférieure de la mâchoire, des taches blanches sur le ventre et une partie gris pâle sur la queue. Ses nageoires sont petites et rondes et son crâne est dépourvu de nageoire dorsale. Les femelles sont généralement plus grosses que les mâles.

Caractéristiques uniques

La baleine boréale Les baleines boréales sont parmi les plus bruyantes de leur catégorie. Des groupes composés d’une quinzaine de baleines, occupant une superficie de 10 à 20 miles carrés sur l’océan, gardent probablement contact les uns avec les autres au moment de la migration. Les baleines peuvent également utiliser les réverbérations de leurs appels pour aider à évaluer l’épaisseur des glaces en marche.
Les baleines boréales sont bien adaptées au climat arctique. Elles sont très fortes, capables de briser d’épaisses couches de glace arctique pour se créer des trous pour respirer. La couche de graisse des baleines boréales qui les isole du froid peut mesurer jusqu’à 45 centimètres d’épaisseur, ce qui les aide à supporter les températures extrêmement froides de l’Arctique.
On ne sait pas grand-chose sur la croissance des baleines boréales et leur longévité. De récents tests effectués sur des baleines de l’ouest de l’Arctique suggèrent cependant que certaines baleines puissent  vivre de 100 à 200 ans.

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Aire de répartition

Au Canada, les baleines boréales fréquentent l’Arctique de l’Ouest et de l’Est. Durant les mois d’été, la population de l’Arctique de l’Est se retrouve dans la mer de Beaufort et l’océan Arctique. Entre l’automne et le printemps, les baleines boréales migrent à l’intérieur et à l’extérieur des eaux canadiennes le long de la côte nord de l’Alaska.

Une des rares baleines à se retrouver près de la limite de la glace, les baleines boréales migrent vers le nord avec le retrait des glaces et vers le sud avec l'avance de ces dernières. Les baleines boréales préfèrent les baies, les détroits et les estuaires et ne se tiennent toujours pas très loin des plaques de glace flottante.

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Alimentation

Les baleines boréales se nourrissent presque entièrement de petits invertébrés, dont les copépodes et les euphausiacés —qui se présentent en essaims denses. Comme les autres baleines à fanons, tels les rorquals à bosse, les baleines boréales n’ont pas de dents; en lieu et place, elles ont une série de plaques de kératine – appelées plaques du fanon – suspendues de chaque côté de la mâchoire supérieure. La baleine boréale a le fanon le plus long de toutes les baleines – il peut atteindre quatre mètres. Quand elle se nourrit, la baleine boréale nage lentement, la bouche grande ouverte. Quand elle referme sa mâchoire, l’eau est rejetée à l’extérieur et les plaques du fanon agissent comme filtre, emprisonnant les poissons prêts à être avalés.

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Conservation

La baleine boréaleLa population arctique de la baleine boréale a été décimée par la surpêche commerciale. En 1915, le Canada a interdit la chasse à grande échelle à la baleine et l’espèce était désignée « en voie de disparition » par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) au début des années 1980. En 1991, on évaluait que la population totale des baleines boréales de l’Arctique de l’est devait être moins de 1 000. Environ 350 baleines demeurent dans le secteur de l’île de Baffin, une véritable dégringolade par rapport aux 11 000 qu’on dénombrait dans les années 1800. Selon de récentes informations provenant des Inuits et de relevés aériens, la population des baleines boréales augmente.  Il se pratique une chasse de subsistance de faible envergure et bien gérée qui ne pose aucun risque pour cette population. On estime la population de l’Arctique de l’Ouest actuelle à environ 11 000 baleines boréales. Le trafic maritime accru pourrait entraîner des collisions avec les bateaux. La pollution par le bruit chasse également les baleines effrayées loin de leur aire d’alimentation.

Désignées « en péril » par le COSEPAC avant octobre 1999, les populations de l’est et de l’ouest des baleines boréales doivent faire l’objet d’une réévaluation en fonction des critères nouveaux avant d’être placées sur l’Annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Cependant, la baleine est protégée en vertu de plusieurs lois, de règlements et d’ententes. Aux États-Unis, la Baleine boréale est protégée en vertu de la U.S. Endangered Species Act. Au niveau international, des quotas sont établis par la Commission internationale de la chasse à la baleine.

Une stratégie de conservation a été mise au point pour les baleines boréales à l’Est de l’Arctique la plus à risque.
Les efforts de rétablissement sont ciblés sur les populations arctiques par l’entremise de la surveillance du nombre de baleines, l’identification de l’habitat où naissent les jeunes baleines et la délimitation de la structure de la population. Avec la participation active des collectivités inuites du nord, le travail progresse pour protéger l’habitat utilisé par les baleines boréales dans la baie Isabelle, l’île de Baffin et le Nunavut.

Que pouvez-vous faire?

La baleine boréale obtiendra la protection dont elle a besoin seulement si tous les Canadiens et Canadiennes travaillent ensemble à éliminer les menaces posées par l’activité humaine comme les prises dans les filets et les collisions avec les bateaux. Faites votre possible pour éliminer ces dangers.

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Ressources

Espèces aquatique  en peril
http://www.dfo-mpo.gc.ca/species-especes/index-fra.htm

Registre de la LEP
www.registrelep.gc.ca

Texte :
Pêches et Océans Canada avec reseignements généraux fournis par Environnement Canada mars 2004.

Photos :
Pêches et Océans Canada